
La Garde-frontière finlandaise a confirmé vendredi après-midi avoir renvoyé un homme entré illégalement dans le pays depuis la Russie, marquant ainsi la deuxième expulsion d’un traversant irrégulier cette année. Des capteurs et des patrouilles canines ont détecté l’individu le 27 novembre près d’Imatra, une ville du sud-est où la nouvelle clôture frontalière n’est pas encore installée. La demande d’asile de l’homme a ensuite été retirée, permettant aux autorités finlandaises d’exécuter l’expulsion le 12 décembre.
Cette affaire illustre la position ferme d’Helsinki depuis la fermeture, en décembre 2023, des huit points de passage terrestres avec la Russie, en réponse à ce qu’elle qualifie de « migration instrumentalisée ». Initialement prévues pour durer deux semaines, ces fermetures ont été prolongées à plusieurs reprises, dans un contexte d’accusations selon lesquelles Moscou orienterait des ressortissants de pays tiers vers la Finlande pour déstabiliser le pays après son adhésion à l’OTAN. Seuls les aéroports et ports maritimes acceptent désormais les demandes d’asile, et le gouvernement débat actuellement d’une éventuelle prolongation de la fermeture totale au-delà du 13 décembre.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cette quasi-fermeture des frontières terrestres complique les opérations. Les entreprises multinationales dont le personnel fait la navette entre la Finlande et le nord-ouest de la Russie doivent désormais passer par les aéroports d’Helsinki, Lappeenranta ou Tampere, ce qui engendre des coûts et des délais supplémentaires. Le transport routier de marchandises a également été redirigé vers le seul poste ferroviaire de Vainikkala, où des contrôles renforcés et des retards sporadiques sont désormais fréquents. Les employeurs qui relocalisent des spécialistes en Finlande doivent anticiper des délais plus longs et prévoir un budget plus élevé pour les services de relocalisation, les prestataires appliquant des surtaxes en haute saison.
Cette expulsion pourrait encore compliquer le dialogue consulaire entre la Finlande et la Russie, déjà réduit depuis l’invasion de l’Ukraine. Les autorités russes ont précédemment critiqué ces expulsions, tandis que les responsables finlandais insistent sur la nécessité d’accélérer les renvois pour dissuader les traversées imitatives. La Garde-frontière a rappelé vendredi que tout migrant trouvé dans la zone frontalière interdite de 3 km sans autorisation sera détenu en attendant une évaluation accélérée de sa demande d’asile.
À l’avenir, les acteurs de la mobilité doivent surveiller trois éléments: (1) la réouverture éventuelle de points de passage après le 13 décembre, (2) l’avancement du projet de clôture frontalière de 200 km, qui devrait atteindre les hauteurs d’Imatra au printemps 2026, et (3) d’éventuelles mesures au niveau européen visant à appliquer de nouvelles règles Schengen permettant la suspension générale des visas en cas de « migration instrumentalisée ». Les équipes en charge des risques liés aux déplacements sont invitées à maintenir des plans de rechange et à tenir les expatriés informés des possibles changements soudains dans les modalités d’entrée.
Cette affaire illustre la position ferme d’Helsinki depuis la fermeture, en décembre 2023, des huit points de passage terrestres avec la Russie, en réponse à ce qu’elle qualifie de « migration instrumentalisée ». Initialement prévues pour durer deux semaines, ces fermetures ont été prolongées à plusieurs reprises, dans un contexte d’accusations selon lesquelles Moscou orienterait des ressortissants de pays tiers vers la Finlande pour déstabiliser le pays après son adhésion à l’OTAN. Seuls les aéroports et ports maritimes acceptent désormais les demandes d’asile, et le gouvernement débat actuellement d’une éventuelle prolongation de la fermeture totale au-delà du 13 décembre.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cette quasi-fermeture des frontières terrestres complique les opérations. Les entreprises multinationales dont le personnel fait la navette entre la Finlande et le nord-ouest de la Russie doivent désormais passer par les aéroports d’Helsinki, Lappeenranta ou Tampere, ce qui engendre des coûts et des délais supplémentaires. Le transport routier de marchandises a également été redirigé vers le seul poste ferroviaire de Vainikkala, où des contrôles renforcés et des retards sporadiques sont désormais fréquents. Les employeurs qui relocalisent des spécialistes en Finlande doivent anticiper des délais plus longs et prévoir un budget plus élevé pour les services de relocalisation, les prestataires appliquant des surtaxes en haute saison.
Cette expulsion pourrait encore compliquer le dialogue consulaire entre la Finlande et la Russie, déjà réduit depuis l’invasion de l’Ukraine. Les autorités russes ont précédemment critiqué ces expulsions, tandis que les responsables finlandais insistent sur la nécessité d’accélérer les renvois pour dissuader les traversées imitatives. La Garde-frontière a rappelé vendredi que tout migrant trouvé dans la zone frontalière interdite de 3 km sans autorisation sera détenu en attendant une évaluation accélérée de sa demande d’asile.
À l’avenir, les acteurs de la mobilité doivent surveiller trois éléments: (1) la réouverture éventuelle de points de passage après le 13 décembre, (2) l’avancement du projet de clôture frontalière de 200 km, qui devrait atteindre les hauteurs d’Imatra au printemps 2026, et (3) d’éventuelles mesures au niveau européen visant à appliquer de nouvelles règles Schengen permettant la suspension générale des visas en cas de « migration instrumentalisée ». Les équipes en charge des risques liés aux déplacements sont invitées à maintenir des plans de rechange et à tenir les expatriés informés des possibles changements soudains dans les modalités d’entrée.
Source : Yle News
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