
À peine quelques heures après que le gouvernement a confirmé son décret exceptionnel de régularisation, le principal parti d’opposition en Espagne, le Partido Popular (PP), a lancé une contre-offensive virulente. Lors d’une conférence de presse à Madrid, le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, a accusé le Premier ministre Pedro Sánchez d’utiliser la politique migratoire pour « détourner l’attention de la crise de la sécurité ferroviaire » suite au déraillement mortel du train à Adamuz la semaine dernière.
Feijóo a soutenu que l’octroi d’un statut légal à des centaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, sans renforcer les budgets d’intégration ni les contrôles du marché du travail, « ne fera qu’alimenter l’économie souterraine, surcharger les services publics et constituer un nouvel appel à l’immigration irrégulière ». Le chef conservateur a promis d’abroger ce décret et de le remplacer par une « immigration ordonnée et basée sur le mérite » si son parti revenait au pouvoir.
Les députés du PP ont également remis en cause la légitimité juridique de la mesure, rappelant que les amnisties précédentes avaient été adoptées par le Parlement et non par décret exécutif. Le gouvernement rétorque que l’article 86 de la Constitution espagnole autorise les décrets en cas de « nécessité extraordinaire et urgente » et souligne que la mesure sera soumise à ratification parlementaire dans un délai de 30 jours.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cette réaction politique annonce une possible incertitude quant au renouvellement des titres de séjour à long terme si un futur gouvernement modifie ou annule le programme. Les entreprises envisageant d’embaucher des salariés nouvellement régularisés doivent suivre de près le débat législatif et maintenir des stratégies alternatives de visa, comme les permis pour travailleurs hautement qualifiés, pour les talents essentiels.
Malgré la rhétorique, les analystes de l’Université autonome de Madrid estiment que le décret devrait résister à toute contestation juridique, rappelant que l’Espagne a mené huit vagues de régularisation depuis les années 1980, sous des gouvernements socialistes comme conservateurs.
Feijóo a soutenu que l’octroi d’un statut légal à des centaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, sans renforcer les budgets d’intégration ni les contrôles du marché du travail, « ne fera qu’alimenter l’économie souterraine, surcharger les services publics et constituer un nouvel appel à l’immigration irrégulière ». Le chef conservateur a promis d’abroger ce décret et de le remplacer par une « immigration ordonnée et basée sur le mérite » si son parti revenait au pouvoir.
Les députés du PP ont également remis en cause la légitimité juridique de la mesure, rappelant que les amnisties précédentes avaient été adoptées par le Parlement et non par décret exécutif. Le gouvernement rétorque que l’article 86 de la Constitution espagnole autorise les décrets en cas de « nécessité extraordinaire et urgente » et souligne que la mesure sera soumise à ratification parlementaire dans un délai de 30 jours.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cette réaction politique annonce une possible incertitude quant au renouvellement des titres de séjour à long terme si un futur gouvernement modifie ou annule le programme. Les entreprises envisageant d’embaucher des salariés nouvellement régularisés doivent suivre de près le débat législatif et maintenir des stratégies alternatives de visa, comme les permis pour travailleurs hautement qualifiés, pour les talents essentiels.
Malgré la rhétorique, les analystes de l’Université autonome de Madrid estiment que le décret devrait résister à toute contestation juridique, rappelant que l’Espagne a mené huit vagues de régularisation depuis les années 1980, sous des gouvernements socialistes comme conservateurs.
Source : Cadena SER