
Le ministère de l’Intérieur indien a discrètement publié un décret désignant 14 nouveaux ports maritimes comme postes de contrôle d’immigration (PCI) habilités à traiter les visas électroniques, étendant ainsi le réseau e-Visa à 114 points d’entrée aériens, maritimes, terrestres, ferroviaires et fluviaux à travers le pays. La moitié de ces nouveaux PCI maritimes — Alang, Bedi Bandar, Bhavnagar, Porbandar, Hazira, Pipavav et Mandvi — se situent le long de la côte commerciale très active du Gujarat, tandis que Cuddalore, Nagapattinam et Tuticorin renforcent la couverture dans le Tamil Nadu. Quatre autres ports ont été approuvés, mais ne sont pas nommés individuellement dans l’avis public. Jusqu’à présent, les détenteurs d’e-Visa arrivant par voie maritime ne pouvaient débarquer que dans 33 ports, principalement dédiés au trafic de croisières. Cette extension offre aux compagnies maritimes et aux équipes de mobilité d’entreprise une plus grande flexibilité pour acheminer directement techniciens, experts ou super-cargaison vers les centres industriels, sans passer par un transfert aérien intérieur. Les procédures restent inchangées: les voyageurs doivent présenter une autorisation de voyage électronique imprimée et valider leurs données biométriques à l’arrivée, mais ils peuvent désormais accomplir ces formalités dans n’importe lequel des 114 PCI. Pour les États côtiers en concurrence pour attirer croisières et congrès, cette amélioration représente un atout marketing majeur. Le terminal de croisière phare du Gujarat à Hazira, par exemple, peut désormais accueillir des passagers étrangers sans exiger de visa autocollant préalable, réduisant ainsi les délais pour les croisières haut de gamme. Les opérateurs logistiques acheminant des ingénieurs vers les chantiers de démantèlement naval à Alang ou les installations pétrolières et gazières près de Porbandar bénéficient également d’un accès plus rapide et simplifié aux sites de projet. Les fournisseurs technologiques soutenant la plateforme e-Visa expliquent que l’ajout de PCI se résume essentiellement à une simple activation logicielle — le même système qui transmet les données d’autorisation aux aéroports de Delhi peut les envoyer aux postes d’immigration de Pipavav ou Tuticorin. Le défi principal reste le recrutement: les unités régionales de police et du Bureau de l’Immigration (BoI) doivent renforcer leurs effectifs, formés aux portiques de reconnaissance faciale et aux protocoles de listes de surveillance. Pour les responsables de la mobilité internationale, les recommandations pratiques sont claires. Premièrement, mettre à jour les systèmes internes d’approbation des voyages afin d’intégrer les nouveaux codes portuaires dans les menus déroulants et outils de gestion des responsabilités. Deuxièmement, rappeler aux voyageurs qu’un e-Visa n’autorise pas l’entrée dans tous les ports: Nhava Sheva, la plus grande porte conteneurs d’Inde, reste exclue du dispositif. Enfin, vérifier que les compagnies de croisière ou agents des navires ont bien transmis électroniquement la liste des passagers; les agents du BoI ne tamponneront pas les voyageurs si l’arrivée du navire n’a pas été préalablement validée dans le système ICEGATE.
Source : VisaVerge
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