
Les compagnies aériennes tirent la sonnette d’alarme face à l’allongement des files d’attente aux postes-frontières de l’UE depuis la mise en service complète du Système Entrée/Sortie (EES). Dans une interview accordée à la BBC le 30 mai 2026, Yvonne Moynihan, directrice générale de Wizz Air, conseille aux passagers d’arriver « trois heures avant le départ » en raison des contrôles biométriques supplémentaires, qui provoquent des embouteillages, notamment dans les aéroports d’Espagne, du Portugal et de France. Cet avertissement fait suite à la décision prise la semaine dernière par la Police aux Frontières française de suspendre les contrôles biométriques à Douvres après des files d’attente de cinq heures.
Avec l’EES, les voyageurs hors UE doivent fournir leurs empreintes digitales et une photo faciale lors de leur première entrée dans l’espace Schengen, remplaçant ainsi les tampons sur les passeports. Si de nombreux hubs français, comme Paris-CDG, disposent de centaines de bornes en libre-service, des dysfonctionnements techniques et un manque de personnel ont contraint les autorités à appliquer l’article 9, permettant une « suspension partielle » des contrôles biométriques en période de forte affluence. L’association des aéroports ACI Europe rapporte que le temps d’attente moyen aux principaux points d’entrée Schengen a grimpé à 3h30 aux heures de pointe.
Pour ceux qui redoutent les nouvelles formalités, VisaHQ facilite les démarches : son portail France (https://www.visahq.com/france/) regroupe les exigences pour les visas Schengen, des conseils sur la biométrie et des demandes en ligne rapides, offrant ainsi aux voyageurs une file d’attente en moins avant même d’arriver à l’aéroport.
Si cette situation perdure en juillet et août, la France – qui accueille le Salon du Bourget et le Festival d’Avignon – pourrait subir des répercussions importantes sur les plannings de conférences et les correspondances aériennes. Les responsables des voyages d’affaires sont invités à : 1) prévoir des escales plus longues, 2) rappeler à leurs équipes d’emporter batteries externes et eau pour patienter, et 3) conserver toute preuve de retard lié à l’EES, certains assureurs pouvant couvrir ces incidents. Les autorités françaises assurent que ces difficultés sont « temporaires » et promettent une capture biométrique complète d’ici septembre, mais les compagnies aériennes restent prudentes. Par ailleurs, les opérateurs ferroviaires et maritimes sur les liaisons UK-France craignent un report modal si les frictions aux frontières persistent. Eurostar a déjà limité la vente de billets pour l’été afin d’éviter la congestion sur les quais provoquée par le ralentissement des contrôles juxtaposés français à Londres St Pancras.
Avec l’EES, les voyageurs hors UE doivent fournir leurs empreintes digitales et une photo faciale lors de leur première entrée dans l’espace Schengen, remplaçant ainsi les tampons sur les passeports. Si de nombreux hubs français, comme Paris-CDG, disposent de centaines de bornes en libre-service, des dysfonctionnements techniques et un manque de personnel ont contraint les autorités à appliquer l’article 9, permettant une « suspension partielle » des contrôles biométriques en période de forte affluence. L’association des aéroports ACI Europe rapporte que le temps d’attente moyen aux principaux points d’entrée Schengen a grimpé à 3h30 aux heures de pointe.
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