
Un peu plus de 100 jours après son lancement, le Système biométrique d’Entrée/Sortie (EES) de l’UE est passé de la phase pilote à une opération complète sur tous les points de passage aux frontières extérieures de l’espace Schengen, y compris les aéroports, ports maritimes et frontières terrestres de la France. Selon la Direction générale de la Commission européenne pour la Migration et les Affaires intérieures, le système a déjà enregistré plus de 145 millions d’entrées et sorties individuelles. Cette base de données remplace l’ancienne routine du tamponnage des passeports par un scan biométrique unique (quatre empreintes digitales et une image faciale) et calcule automatiquement le nombre de jours restants dans l’espace Schengen pour chaque visiteur en court séjour.
Si la transition s’est déroulée sans encombre à Paris-Charles-de-Gaulle et dans d’autres grands hubs français, de nombreux voyageurs restent incertains quant à l’obligation de fournir leurs données biométriques. La Commission précise que les ressortissants de l’UE/EEE, les titulaires de visas de long séjour français ou Schengen, ainsi que toute personne possédant une carte de séjour française ou européenne valide, sont totalement exemptés de l’enregistrement EES. Un exemple concret: un conjoint marocain d’un citoyen français, voyageant avec une carte de séjour française, continuera d’emprunter la voie manuelle sans empreintes digitales.
En revanche, les touristes et voyageurs d’affaires munis d’un visa Schengen de 90 jours doivent s’enregistrer dès leur premier point d’entrée, quel que soit le transport ou le mode de déplacement. Les agents aux frontières en France soulignent que les principaux avantages constatés sont des passages plus rapides pour les visiteurs d’affaires fréquents et des alertes automatiques en cas de dépassement de séjour, ce qui réduit la charge administrative pour la police aux frontières. Les compagnies aériennes basées à CDG rapportent un gain de temps en transit pouvant aller jusqu’à six minutes par passager non européen grâce aux portes automatiques.
À moyen terme, le ministère de l’Intérieur prévoit de connecter les données de l’EES avec France-Visas afin de refuser automatiquement les rendez-vous futurs aux personnes en situation de dépassement de séjour. Les responsables de la mobilité en entreprise doivent mettre à jour leurs briefings avant déplacement: le personnel entrant en France pour des missions de court séjour doit prévoir un délai supplémentaire (l’enregistrement initial prend deux à trois minutes de plus qu’un tampon manuel) et être prêt à retirer masques ou couvre-chefs pour la capture faciale.
Les entreprises employant des détachés non européens sous “Passeport Talent” ou autres titres de séjour longue durée peuvent rassurer leurs collaborateurs: ils restent exclus du système, mais doivent toujours porter leur carte de séjour. Enfin, les autorités françaises testent un tableau de bord amélioré “EES-FR” qui permettra aux grands employeurs de vérifier en temps réel si des consultants externes disposent encore de jours disponibles dans la règle des 90/180 jours — une innovation attendue avant l’Exposition universelle de Paris 2027.
Si la transition s’est déroulée sans encombre à Paris-Charles-de-Gaulle et dans d’autres grands hubs français, de nombreux voyageurs restent incertains quant à l’obligation de fournir leurs données biométriques. La Commission précise que les ressortissants de l’UE/EEE, les titulaires de visas de long séjour français ou Schengen, ainsi que toute personne possédant une carte de séjour française ou européenne valide, sont totalement exemptés de l’enregistrement EES. Un exemple concret: un conjoint marocain d’un citoyen français, voyageant avec une carte de séjour française, continuera d’emprunter la voie manuelle sans empreintes digitales.
En revanche, les touristes et voyageurs d’affaires munis d’un visa Schengen de 90 jours doivent s’enregistrer dès leur premier point d’entrée, quel que soit le transport ou le mode de déplacement. Les agents aux frontières en France soulignent que les principaux avantages constatés sont des passages plus rapides pour les visiteurs d’affaires fréquents et des alertes automatiques en cas de dépassement de séjour, ce qui réduit la charge administrative pour la police aux frontières. Les compagnies aériennes basées à CDG rapportent un gain de temps en transit pouvant aller jusqu’à six minutes par passager non européen grâce aux portes automatiques.
À moyen terme, le ministère de l’Intérieur prévoit de connecter les données de l’EES avec France-Visas afin de refuser automatiquement les rendez-vous futurs aux personnes en situation de dépassement de séjour. Les responsables de la mobilité en entreprise doivent mettre à jour leurs briefings avant déplacement: le personnel entrant en France pour des missions de court séjour doit prévoir un délai supplémentaire (l’enregistrement initial prend deux à trois minutes de plus qu’un tampon manuel) et être prêt à retirer masques ou couvre-chefs pour la capture faciale.
Les entreprises employant des détachés non européens sous “Passeport Talent” ou autres titres de séjour longue durée peuvent rassurer leurs collaborateurs: ils restent exclus du système, mais doivent toujours porter leur carte de séjour. Enfin, les autorités françaises testent un tableau de bord amélioré “EES-FR” qui permettra aux grands employeurs de vérifier en temps réel si des consultants externes disposent encore de jours disponibles dans la règle des 90/180 jours — une innovation attendue avant l’Exposition universelle de Paris 2027.
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