
Chypre a accéléré son programme d’éloignement le 21 octobre, en expulsant 19 ressortissants de pays tiers en situation irrégulière seulement 24 heures après leur arrestation lors d’une opération policière ciblée à Limassol. Un vingtième détenu reste en garde à vue en attente de la vérification de ses documents de voyage, selon un communiqué conjoint du Service de l’immigration de la police et du Ministère délégué à la Migration. Les migrants ont été découverts lors d’une perquisition dans un complexe d’appartements soupçonné d’abriter des personnes en situation irrégulière et des demandeurs d’asile déboutés. Les forces de l’ordre ont saisi des tampons de résidence falsifiés ainsi que plusieurs téléphones mobiles prépayés, suggérant que le lieu servait de base pour des travailleurs irréguliers employés dans le secteur de la construction de la ville côtière.
Chypre a intensifié ses contrôles cette année, s’appuyant sur des vols affrétés par Frontex et des accords bilatéraux de réadmission pour expulser 7 200 personnes depuis janvier, dépassant déjà le total prévu pour 2025. Le gouvernement soutient que ces procédures rapides jouent un rôle dissuasif et libèrent des places dans les centres d’accueil pour les véritables demandeurs d’asile; les ONG rétorquent que ces expulsions accélérées risquent de négliger les demandes de protection.
Pour les entreprises, cette opération est un signal clair que les autorités ciblent les foyers de travail illégal. Les employeurs qui hébergent ou embauchent des travailleurs sans papiers s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30 000 € par personne et à des suspensions de licence. Les responsables de la mobilité doivent donc auditer leurs sous-traitants, notamment dans les secteurs de la construction, de l’hôtellerie et de l’agriculture, afin de garantir le respect total des règles relatives aux permis de travail.
Cette dernière opération intervient également sous la pression de l’UE, qui demande à Chypre de démontrer sa capacité effective de retour dans le cadre de sa candidature à l’espace Schengen. Bruxelles évaluera les statistiques de retour et l’efficacité de la gestion des frontières avant la prochaine discussion du Conseil prévue en décembre.
Chypre a intensifié ses contrôles cette année, s’appuyant sur des vols affrétés par Frontex et des accords bilatéraux de réadmission pour expulser 7 200 personnes depuis janvier, dépassant déjà le total prévu pour 2025. Le gouvernement soutient que ces procédures rapides jouent un rôle dissuasif et libèrent des places dans les centres d’accueil pour les véritables demandeurs d’asile; les ONG rétorquent que ces expulsions accélérées risquent de négliger les demandes de protection.
Pour les entreprises, cette opération est un signal clair que les autorités ciblent les foyers de travail illégal. Les employeurs qui hébergent ou embauchent des travailleurs sans papiers s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30 000 € par personne et à des suspensions de licence. Les responsables de la mobilité doivent donc auditer leurs sous-traitants, notamment dans les secteurs de la construction, de l’hôtellerie et de l’agriculture, afin de garantir le respect total des règles relatives aux permis de travail.
Cette dernière opération intervient également sous la pression de l’UE, qui demande à Chypre de démontrer sa capacité effective de retour dans le cadre de sa candidature à l’espace Schengen. Bruxelles évaluera les statistiques de retour et l’efficacité de la gestion des frontières avant la prochaine discussion du Conseil prévue en décembre.
Source : Cyprus Mail
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