
Réunis à Bruxelles les 9 et 10 décembre, les ministres de l’Intérieur de l’UE ont approuvé les mesures les plus strictes du futur Pacte sur la migration et l’asile. Parmi les points clés, la possibilité pour les États membres de transférer les demandeurs d’asile déboutés vers des « centres de retour » situés dans des pays tiers, l’allongement des périodes de détention et l’instauration de sanctions pour ceux qui refusent de partir.
Pour l’Allemagne, qui a traité 258 000 premières demandes d’asile au cours des dix premiers mois de 2025, ce dispositif est à double tranchant. Le ministère de l’Intérieur soutient que des règles communes plus strictes limiteront les mouvements secondaires vers l’Allemagne et allégeront la pression budgétaire sur les communes. En revanche, les critiques issues des Églises et des associations caritatives dénoncent une externalisation des retours qui compromettrait les normes en matière de droits humains et pourrait violer les obligations de non-refoulement.
L’accord doit encore recevoir l’aval du Parlement européen, mais Berlin prépare déjà une législation nationale pour harmoniser les durées de détention et étendre les expulsions par vols affrétés. Les employeurs accueillant des salariés internationaux doivent suivre de près le calendrier législatif: des projets d’amendements pourraient modifier l’article 60a de la loi sur le séjour, restreignant les possibilités de permis de « séjour toléré » souvent utilisés pour maintenir les apprentis dont la demande d’asile a été rejetée.
Cette équation politique influence également la politique frontalière. La promesse de Merz de lever les contrôles aux frontières intérieures (voir article séparé) dépend de l’adoption du pacte, ce qui signifie qu’un retard parlementaire à Strasbourg pourrait prolonger ces contrôles jusqu’à fin 2026.
Les cabinets de conseil recommandent aux entreprises multinationales de se préparer à des décisions plus rapides sur les dossiers d’asile, ce qui pourrait se traduire par des interdictions d’emploi plus promptes ou, au contraire, par des autorisations de travail accélérées pour les personnes bénéficiant d’une protection dans le cadre des nouvelles procédures accélérées. Les organisations employant du personnel sous statut humanitaire doivent prévoir un budget pour d’éventuelles modifications des documents de voyage, avec le déploiement en 2026 d’une carte de protection harmonisée au niveau européen.
Pour l’Allemagne, qui a traité 258 000 premières demandes d’asile au cours des dix premiers mois de 2025, ce dispositif est à double tranchant. Le ministère de l’Intérieur soutient que des règles communes plus strictes limiteront les mouvements secondaires vers l’Allemagne et allégeront la pression budgétaire sur les communes. En revanche, les critiques issues des Églises et des associations caritatives dénoncent une externalisation des retours qui compromettrait les normes en matière de droits humains et pourrait violer les obligations de non-refoulement.
L’accord doit encore recevoir l’aval du Parlement européen, mais Berlin prépare déjà une législation nationale pour harmoniser les durées de détention et étendre les expulsions par vols affrétés. Les employeurs accueillant des salariés internationaux doivent suivre de près le calendrier législatif: des projets d’amendements pourraient modifier l’article 60a de la loi sur le séjour, restreignant les possibilités de permis de « séjour toléré » souvent utilisés pour maintenir les apprentis dont la demande d’asile a été rejetée.
Cette équation politique influence également la politique frontalière. La promesse de Merz de lever les contrôles aux frontières intérieures (voir article séparé) dépend de l’adoption du pacte, ce qui signifie qu’un retard parlementaire à Strasbourg pourrait prolonger ces contrôles jusqu’à fin 2026.
Les cabinets de conseil recommandent aux entreprises multinationales de se préparer à des décisions plus rapides sur les dossiers d’asile, ce qui pourrait se traduire par des interdictions d’emploi plus promptes ou, au contraire, par des autorisations de travail accélérées pour les personnes bénéficiant d’une protection dans le cadre des nouvelles procédures accélérées. Les organisations employant du personnel sous statut humanitaire doivent prévoir un budget pour d’éventuelles modifications des documents de voyage, avec le déploiement en 2026 d’une carte de protection harmonisée au niveau européen.
Source : Deutsche Welle
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Allemagne.Plus de Allemagne
Voir tout
Merz annonce la fin des contrôles aux frontières allemandes après la réforme migratoire de l'UE
L'Allemagne accueille toujours 1,23 million d'Ukrainiens dans le cadre du dispositif européen de protection temporaire