
L’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a publié le 10 décembre un projet de règlement rendant obligatoire la divulgation des réseaux sociaux pour toute personne demandant une autorisation de voyage électronique (ESTA) – la porte d’entrée pour les citoyens des 42 pays bénéficiant du programme d’exemption de visa. Les voyageurs devront fournir tous les identifiants de réseaux sociaux utilisés au cours des cinq dernières années, jusqu’à dix ans d’adresses e-mail et de numéros de téléphone, les adresses résidentielles, l’historique des adresses IP ainsi que les métadonnées des photos téléchargées. L’agence prévoit également de collecter des données biométriques renforcées, incluant des empreintes faciales et potentiellement de l’ADN.
Bien que les détenteurs d’un passeport de la RAS de Hong Kong ne fassent pas partie du programme d’exemption de visa américain, des dizaines de milliers d’habitants de Hong Kong possèdent des passeports britanniques nationaux (Overseas), canadiens ou d’autres documents d’exemption obtenus par filiation ou naturalisation à l’étranger. Ces voyageurs – ainsi que les cadres basés à Hong Kong de multinationales – devront fournir cinq ans d’historique de leurs réseaux sociaux sous peine de se voir refuser l’entrée une fois la règle adoptée.
Pour les équipes de mobilité internationale basées à Hong Kong, cette proposition complique la conformité. Le personnel envoyé en urgence aux États-Unis devra anticiper davantage pour récupérer ses traces numériques historiques et harmoniser ses identifiants sur plusieurs plateformes. Les responsables de la protection des données devront évaluer si la divulgation des comptes sociaux des employés viole l’Ordonnance sur la protection des données personnelles de Hong Kong ou le RGPD européen lorsque des ressortissants de l’UE sont concernés.
Les associations professionnelles craignent que cette mesure ne freine les déplacements d’affaires avant la Coupe du Monde nord-américaine de 2026 et n’incite les entreprises à privilégier des réunions via le Canada ou le Mexique. L’US Travel Association a averti que toute friction supplémentaire pourrait encore réduire la part des États-Unis dans le marché mondial des voyageurs longue distance, déjà passée de 13 % à moins de 10 % depuis 2019. De leur côté, les défenseurs des libertés civiles dénoncent une mesure disproportionnée et susceptible de discrimination selon les opinions.
La CBP a ouvert une période de consultation publique de 60 jours. Les responsables mobilité sont invités à soumettre des contributions détaillant les coûts engendrés, à demander des précisions sur les garanties de stockage des données et à préparer des consignes internes conseillant aux employés de vérifier leurs paramètres de confidentialité, de supprimer les publications sensibles et de documenter leurs pseudonymes avant de lancer une demande ESTA. Si la règle est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur dès mi-2026, il est donc conseillé de prévoir dès maintenant des délais d’approbation plus longs et la possibilité de refus.
Bien que les détenteurs d’un passeport de la RAS de Hong Kong ne fassent pas partie du programme d’exemption de visa américain, des dizaines de milliers d’habitants de Hong Kong possèdent des passeports britanniques nationaux (Overseas), canadiens ou d’autres documents d’exemption obtenus par filiation ou naturalisation à l’étranger. Ces voyageurs – ainsi que les cadres basés à Hong Kong de multinationales – devront fournir cinq ans d’historique de leurs réseaux sociaux sous peine de se voir refuser l’entrée une fois la règle adoptée.
Pour les équipes de mobilité internationale basées à Hong Kong, cette proposition complique la conformité. Le personnel envoyé en urgence aux États-Unis devra anticiper davantage pour récupérer ses traces numériques historiques et harmoniser ses identifiants sur plusieurs plateformes. Les responsables de la protection des données devront évaluer si la divulgation des comptes sociaux des employés viole l’Ordonnance sur la protection des données personnelles de Hong Kong ou le RGPD européen lorsque des ressortissants de l’UE sont concernés.
Les associations professionnelles craignent que cette mesure ne freine les déplacements d’affaires avant la Coupe du Monde nord-américaine de 2026 et n’incite les entreprises à privilégier des réunions via le Canada ou le Mexique. L’US Travel Association a averti que toute friction supplémentaire pourrait encore réduire la part des États-Unis dans le marché mondial des voyageurs longue distance, déjà passée de 13 % à moins de 10 % depuis 2019. De leur côté, les défenseurs des libertés civiles dénoncent une mesure disproportionnée et susceptible de discrimination selon les opinions.
La CBP a ouvert une période de consultation publique de 60 jours. Les responsables mobilité sont invités à soumettre des contributions détaillant les coûts engendrés, à demander des précisions sur les garanties de stockage des données et à préparer des consignes internes conseillant aux employés de vérifier leurs paramètres de confidentialité, de supprimer les publications sensibles et de documenter leurs pseudonymes avant de lancer une demande ESTA. Si la règle est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur dès mi-2026, il est donc conseillé de prévoir dès maintenant des délais d’approbation plus longs et la possibilité de refus.
Source : The Guardian
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