
De nouvelles statistiques publiées le 15 décembre 2025 par le bureau de la police fédérale à Trèves révèlent que le renforcement des contrôles aux frontières terrestres avec la France, le Luxembourg et la Belgique permet d’intercepter bien plus de migrants en situation irrégulière que ce qui avait été annoncé auparavant. Depuis la réintroduction des contrôles systématiques en Allemagne, le 16 septembre 2024 — prolongés à deux reprises, la dernière fois jusqu’au 15 mars 2026 — les agents en Rhénanie-Palatinat et en Sarre ont enregistré 5 515 entrées non autorisées.
Détail des cas: 3 454 personnes ont franchi illégalement la frontière depuis la France, 1 730 depuis le Luxembourg et 331 depuis la Belgique. Sur la même période, 2 547 individus ont été refoulés immédiatement à la frontière et renvoyés en France, 1 134 au Luxembourg et 197 en Belgique. La police a également interpellé 169 suspects de passeurs et placé en détention 669 personnes recherchées pour des mandats en cours.
Le ministère de l’Intérieur affirme que ces chiffres démontrent l’efficacité des contrôles: les entrées non autorisées ont chuté de plus de 60 % au niveau national entre octobre et novembre. Pourtant, les critiques se multiplient, émanant des milieux économiques et des gouvernements voisins. Le ministère luxembourgeois des Transports dénonce des retards sur l’A64 pouvant atteindre 90 minutes chaque matin, impactant plus de 50 000 travailleurs frontaliers allemands et luxembourgeois. L’association française de transporteurs FNTR met en garde contre des « pertes de plusieurs millions dans la chaîne d’approvisionnement » si les contrôles se poursuivent jusqu’à Pâques.
Les organisations industrielles allemandes réclament désormais des « couloirs verts » pour les chauffeurs routiers et les navetteurs enregistrés, à l’image des dispositifs mis en place durant la crise du COVID. La police fédérale indique tester des lecteurs de documents mobiles pour accélérer les contrôles, tout en assurant que le contrôle systématique restera en vigueur au moins jusqu’à la mi-mars. Les responsables de la mobilité en entreprise sont invités à conseiller aux salariés résidant en France ou au Luxembourg mais travaillant en Allemagne de toujours porter sur eux leurs justificatifs de domicile et d’emploi, et de prévoir des temps de trajet supplémentaires.
Sur le plan juridique, l’Allemagne approche de la limite de deux ans autorisée par l’espace Schengen pour des contrôles internes continus. Berlin envisage d’invoquer la clause des « circonstances exceptionnelles » si les risques sécuritaires persistent, ce qui pourrait contraindre les entreprises à intégrer des contrôles ponctuels permanents dans leur organisation du travail.
Détail des cas: 3 454 personnes ont franchi illégalement la frontière depuis la France, 1 730 depuis le Luxembourg et 331 depuis la Belgique. Sur la même période, 2 547 individus ont été refoulés immédiatement à la frontière et renvoyés en France, 1 134 au Luxembourg et 197 en Belgique. La police a également interpellé 169 suspects de passeurs et placé en détention 669 personnes recherchées pour des mandats en cours.
Le ministère de l’Intérieur affirme que ces chiffres démontrent l’efficacité des contrôles: les entrées non autorisées ont chuté de plus de 60 % au niveau national entre octobre et novembre. Pourtant, les critiques se multiplient, émanant des milieux économiques et des gouvernements voisins. Le ministère luxembourgeois des Transports dénonce des retards sur l’A64 pouvant atteindre 90 minutes chaque matin, impactant plus de 50 000 travailleurs frontaliers allemands et luxembourgeois. L’association française de transporteurs FNTR met en garde contre des « pertes de plusieurs millions dans la chaîne d’approvisionnement » si les contrôles se poursuivent jusqu’à Pâques.
Les organisations industrielles allemandes réclament désormais des « couloirs verts » pour les chauffeurs routiers et les navetteurs enregistrés, à l’image des dispositifs mis en place durant la crise du COVID. La police fédérale indique tester des lecteurs de documents mobiles pour accélérer les contrôles, tout en assurant que le contrôle systématique restera en vigueur au moins jusqu’à la mi-mars. Les responsables de la mobilité en entreprise sont invités à conseiller aux salariés résidant en France ou au Luxembourg mais travaillant en Allemagne de toujours porter sur eux leurs justificatifs de domicile et d’emploi, et de prévoir des temps de trajet supplémentaires.
Sur le plan juridique, l’Allemagne approche de la limite de deux ans autorisée par l’espace Schengen pour des contrôles internes continus. Berlin envisage d’invoquer la clause des « circonstances exceptionnelles » si les risques sécuritaires persistent, ce qui pourrait contraindre les entreprises à intégrer des contrôles ponctuels permanents dans leur organisation du travail.
Source : Welt / dpa
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