
Le Service des Étrangers et de l’Immigration de Chypre a annoncé que 11 500 ressortissants de pays tiers en situation irrégulière sur l’île ont été renvoyés dans leur pays d’origine en 2025. Les statistiques policières publiées le 20 décembre révèlent une augmentation de 53 % des retours depuis 2022, année où 7 506 personnes avaient été rapatriées. La majorité des départs s’est effectuée via des programmes de retour volontaire financés par des fonds européens, ainsi que par des opérations de retour forcé coordonnées avec Frontex, l’agence européenne des frontières. En 2025, Chypre a participé à 19 vols conjoints Frontex ayant permis le renvoi de plus de 150 étrangers.
Cette accélération des retours s’inscrit dans une stratégie plus large lancée par le Ministère délégué à la Migration et à la Protection internationale, visant à désengorger le système d’accueil surchargé de Chypre. Bien que les nouvelles demandes d’asile aient chuté de 86 %, à environ 2 400 en 2025, Chypre reste le pays de l’UE traitant le plus grand nombre de demandes par habitant. Les autorités attribuent cette baisse à la loi d’asile accélérée adoptée l’an dernier, au renforcement des patrouilles le long de la Ligne Verte, ainsi qu’aux accords bilatéraux de réadmission avec le Liban et le Nigeria. Parallèlement, les financements européens ont permis d’augmenter l’aide financière unique au retour volontaire, passant de 1 000 à 1 500 €, rendant cette option plus attractive pour les migrants dont les demandes risquent d’être rejetées.
Pour les entreprises dépendant de la main-d’œuvre étrangère, ces chiffres traduisent un durcissement du contexte. Les employeurs continuant à recruter des travailleurs sans papiers s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30 000 € par infraction, et les récidives peuvent désormais entraîner la perte de leur licence d’exploitation. Les avocats spécialisés en immigration constatent une hausse des demandes d’accès aux voies légales de travail, notamment via le dispositif accéléré d’un mois mis en place en février. Les responsables RH sont invités à vérifier les dossiers du personnel et à s’assurer que les titres de séjour des employés non européens sont valides au-delà du 31 janvier 2026, date prévue pour la prochaine série d’inspections en entreprise.
Le gouvernement soutient que l’augmentation des retours permettra de libérer des ressources pour les réfugiés authentiques et d’accélérer la candidature de Chypre à l’espace Schengen en 2026. Les évaluateurs européens sont attendus au printemps pour examiner la préparation à la gestion des frontières; démontrer un contrôle efficace de l’immigration irrégulière est jugé politiquement crucial. Les détracteurs, en revanche, mettent en garde contre un risque de négliger les programmes d’intégration destinés aux 92 000 ressortissants de pays tiers en situation régulière vivant et travaillant légalement à Chypre.
Concrètement, voyageurs et employeurs expatriés doivent s’attendre à des contrôles d’identité renforcés aux points d’entrée, alors que les autorités cherchent à empêcher la réadmission des demandeurs déboutés. Les entreprises prévoyant des détachements intra-UE pourraient également bénéficier du nouveau guichet unique pour les permis de séjour, dont le délai moyen de traitement est désormais de 28 jours. Avec d’autres réformes à venir, comme la mise en place de cartes de séjour électroniques prévue pour mi-2026, les acteurs de la mobilité observent de près Chypre, qui ajuste son modèle migratoire.
Cette accélération des retours s’inscrit dans une stratégie plus large lancée par le Ministère délégué à la Migration et à la Protection internationale, visant à désengorger le système d’accueil surchargé de Chypre. Bien que les nouvelles demandes d’asile aient chuté de 86 %, à environ 2 400 en 2025, Chypre reste le pays de l’UE traitant le plus grand nombre de demandes par habitant. Les autorités attribuent cette baisse à la loi d’asile accélérée adoptée l’an dernier, au renforcement des patrouilles le long de la Ligne Verte, ainsi qu’aux accords bilatéraux de réadmission avec le Liban et le Nigeria. Parallèlement, les financements européens ont permis d’augmenter l’aide financière unique au retour volontaire, passant de 1 000 à 1 500 €, rendant cette option plus attractive pour les migrants dont les demandes risquent d’être rejetées.
Pour les entreprises dépendant de la main-d’œuvre étrangère, ces chiffres traduisent un durcissement du contexte. Les employeurs continuant à recruter des travailleurs sans papiers s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30 000 € par infraction, et les récidives peuvent désormais entraîner la perte de leur licence d’exploitation. Les avocats spécialisés en immigration constatent une hausse des demandes d’accès aux voies légales de travail, notamment via le dispositif accéléré d’un mois mis en place en février. Les responsables RH sont invités à vérifier les dossiers du personnel et à s’assurer que les titres de séjour des employés non européens sont valides au-delà du 31 janvier 2026, date prévue pour la prochaine série d’inspections en entreprise.
Le gouvernement soutient que l’augmentation des retours permettra de libérer des ressources pour les réfugiés authentiques et d’accélérer la candidature de Chypre à l’espace Schengen en 2026. Les évaluateurs européens sont attendus au printemps pour examiner la préparation à la gestion des frontières; démontrer un contrôle efficace de l’immigration irrégulière est jugé politiquement crucial. Les détracteurs, en revanche, mettent en garde contre un risque de négliger les programmes d’intégration destinés aux 92 000 ressortissants de pays tiers en situation régulière vivant et travaillant légalement à Chypre.
Concrètement, voyageurs et employeurs expatriés doivent s’attendre à des contrôles d’identité renforcés aux points d’entrée, alors que les autorités cherchent à empêcher la réadmission des demandeurs déboutés. Les entreprises prévoyant des détachements intra-UE pourraient également bénéficier du nouveau guichet unique pour les permis de séjour, dont le délai moyen de traitement est désormais de 28 jours. Avec d’autres réformes à venir, comme la mise en place de cartes de séjour électroniques prévue pour mi-2026, les acteurs de la mobilité observent de près Chypre, qui ajuste son modèle migratoire.
Source : Cyprus Mail
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