
La ministre des Finances de Genève, Nathalie Fontanet, s’est tenue aux côtés des ministres de Vaud, du Valais, de Fribourg, de Neuchâtel et du Jura le 27 avril pour dénoncer l’initiative populaire de droite du Parti populaire suisse (UDC) visant à plafonner la population suisse en dessous de dix millions d’habitants. S’exprimant à Berne au nom de la Conférence des gouvernements de Suisse occidentale, Fontanet a averti que cette proposition aggraverait les pénuries de main-d’œuvre déjà existantes dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports publics, et pourrait compromettre les accords bilatéraux minutieusement négociés avec l’Union européenne.
Surnommée « Non aux dix millions », l’initiative sera soumise à un vote national le 14 juin. Si elle est adoptée, elle obligerait le Conseil fédéral à déclencher un frein d’urgence à l’immigration dès que la population résidente atteindrait 9,5 millions, laissant au gouvernement le soin de décider quelles catégories de travailleurs étrangers, d’étudiants et de membres de famille seraient encore admises. Les cantons de l’Ouest estiment que de tels quotas discrétionnaires porteraient atteinte à leur autonomie en matière de politique économique et démographique. Les milieux économiques partagent ces inquiétudes.
Swissmem, la fédération des employeurs de l’industrie manufacturière, estime que 460 000 postes à plein temps pourraient rester vacants d’ici 2035 si l’immigration est restreinte, menaçant la compétitivité à l’exportation de la Suisse. Les hôpitaux dépendent déjà à plus de 40 % de personnel formé à l’étranger pour les postes de médecins, et l’exploitant des transports publics genevois (TPG) estime qu’il perdrait un conducteur sur cinq.
Sur le plan diplomatique, l’initiative pourrait également compromettre les négociations récemment relancées avec Bruxelles sur un nouvel accord-cadre global. La libre circulation des personnes est un pilier du paquet bilatéral existant; toute limitation unilatérale déclencherait presque certainement des mesures de rétorsion de l’UE, notamment la suspension de la participation suisse au financement de la recherche Horizon Europe et aux échanges étudiants Erasmus.
Avec l’opposition désormais affichée des cantons francophones, les analystes politiques estiment que le scrutin dépendra des électeurs germanophones indécis. Les employeurs ont commencé à informer les services des ressources humaines et le personnel mobile à l’international des plans de contingence – notamment l’accélération des demandes de permis de travail – au cas où l’électorat choisirait un plafond strict de population.
Surnommée « Non aux dix millions », l’initiative sera soumise à un vote national le 14 juin. Si elle est adoptée, elle obligerait le Conseil fédéral à déclencher un frein d’urgence à l’immigration dès que la population résidente atteindrait 9,5 millions, laissant au gouvernement le soin de décider quelles catégories de travailleurs étrangers, d’étudiants et de membres de famille seraient encore admises. Les cantons de l’Ouest estiment que de tels quotas discrétionnaires porteraient atteinte à leur autonomie en matière de politique économique et démographique. Les milieux économiques partagent ces inquiétudes.
Swissmem, la fédération des employeurs de l’industrie manufacturière, estime que 460 000 postes à plein temps pourraient rester vacants d’ici 2035 si l’immigration est restreinte, menaçant la compétitivité à l’exportation de la Suisse. Les hôpitaux dépendent déjà à plus de 40 % de personnel formé à l’étranger pour les postes de médecins, et l’exploitant des transports publics genevois (TPG) estime qu’il perdrait un conducteur sur cinq.
Sur le plan diplomatique, l’initiative pourrait également compromettre les négociations récemment relancées avec Bruxelles sur un nouvel accord-cadre global. La libre circulation des personnes est un pilier du paquet bilatéral existant; toute limitation unilatérale déclencherait presque certainement des mesures de rétorsion de l’UE, notamment la suspension de la participation suisse au financement de la recherche Horizon Europe et aux échanges étudiants Erasmus.
Avec l’opposition désormais affichée des cantons francophones, les analystes politiques estiment que le scrutin dépendra des électeurs germanophones indécis. Les employeurs ont commencé à informer les services des ressources humaines et le personnel mobile à l’international des plans de contingence – notamment l’accélération des demandes de permis de travail – au cas où l’électorat choisirait un plafond strict de population.
Source : SWI Swissinfo