
Six demandeurs d’asile identifiés comme potentielles victimes de traite ont aujourd’hui saisi la Haute Cour pour suspendre leur expulsion dans le cadre du nouvel accord UK-France sur la Manche. Ils contestent une directive du Home Office publiée en septembre 2025, qui, selon eux, leur refuse illégalement le droit à un réexamen au Royaume-Uni des décisions négatives relatives à la traite avant leur renvoi. Les plaignants affirment que cette directive — mise en place quatre mois avant la signature de l’accord pluriannuel de 662 millions de livres — instaure une « procédure d’expulsion accélérée » violant les obligations du Royaume-Uni au titre de la Convention européenne contre la traite des êtres humains et constitue une discrimination indirecte. Les avocats demandent une mesure provisoire pour suspendre les expulsions pendant l’examen du dossier; si elle est accordée, cela pourrait paralyser un élément clé du pacte anglo-français. Les acteurs du secteur des déplacements professionnels suivent de près cet accord, qui finance 700 agents français supplémentaires, de nouveaux drones de surveillance et une plateforme commune de données biométriques. Une contestation réussie remettrait en cause les hypothèses sur la réduction du trafic de petites embarcations et pourrait entraîner un investissement accru du Royaume-Uni en France ou l’adoption de nouvelles stratégies de sécurité aux frontières — des coûts qui pourraient finalement être répercutés sur les transporteurs et les budgets de mobilité des entreprises. Les analystes politiques soulignent que cette affaire teste également l’usage croissant par le Home Office de directives internes plutôt que de lois pour accélérer les expulsions. Si les juges estiment que l’agence a outrepassé ses pouvoirs, des directives similaires soutenant d’autres dispositifs d’expulsion rapide (comme le système « un entrant, un sortant » pour les Afghans) pourraient être contestées en justice, créant une nouvelle incertitude sur les délais d’expulsion et augmentant le risque d’injonctions de dernière minute retardant les vols affrétés. Pour les responsables de la mobilité internationale, le conseil immédiat est de se préparer à une incertitude prolongée concernant l’application des mesures transmanche. Les employeurs transférant des talents vers, depuis ou via la France doivent suivre les dates d’audience, intégrer des marges de manœuvre dans les plannings de relocalisation et rester vigilants quant aux éventuelles modifications des échanges de données pouvant impacter les contrôles du droit au travail ou la responsabilité des transporteurs.
Source : IMIX
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