
La délégation irlandaise à la session ministérielle annuelle du Conseil de l’Europe, tenue le 15 mai à Chișinău, en Moldavie, a rejoint 45 autres États membres pour adopter la « Déclaration de Chișinău sur la Convention européenne des droits de l’homme et la migration ». Bien que non contraignant, ce texte est salué à Dublin comme la reconnaissance politique la plus claire à ce jour du « droit souverain incontestable » d’un État à contrôler l’entrée et le séjour des ressortissants étrangers, tout en respectant les limites de la Convention.
Pour les décideurs irlandais, la conséquence la plus immédiate concerne la pratique des expulsions. La déclaration confirme explicitement que des comportements criminels peuvent légitimement faire pencher la balance lorsque les autorités évaluent le droit à la vie familiale au titre de l’article 8 face aux motifs d’intérêt public justifiant une expulsion. Cette précision devrait être intégrée dans les nouvelles directives internes en cours de rédaction par le ministère de la Justice, destinées aux agents traitant les dossiers des ressortissants hors EEE ayant des condamnations graves.
Le texte aborde également la controverse de longue date sur les injonctions fondées sur des raisons médicales, en précisant qu’un niveau de soins inférieur dans le pays de retour ne doit pas automatiquement empêcher le renvoi au titre de l’article 3. Les responsables irlandais estiment que cela sera particulièrement pertinent pour les demandeurs d’asile déboutés invoquant l’accès à des traitements spécialisés.
Enfin, la déclaration soutient l’idée de « centres de retour » à la manière européenne ou de centres de traitement dans des pays tiers. Aucun centre irlandais n’est prévu pour l’instant, mais le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, a déjà demandé un rapport sur la possibilité de participer à un centre européen partagé afin d’alléger la pression sur le système irlandais de protection internationale, où les demandes ont augmenté de 66 % l’an dernier.
Les responsables des déplacements professionnels et de la mobilité d’entreprise doivent suivre ces évolutions de près: un durcissement des conditions d’expulsion et un recours accru au traitement hors du territoire pourraient réduire la période pendant laquelle les candidats refusés peuvent encore travailler, étudier ou voyager avec des documents irlandais.
Pour les décideurs irlandais, la conséquence la plus immédiate concerne la pratique des expulsions. La déclaration confirme explicitement que des comportements criminels peuvent légitimement faire pencher la balance lorsque les autorités évaluent le droit à la vie familiale au titre de l’article 8 face aux motifs d’intérêt public justifiant une expulsion. Cette précision devrait être intégrée dans les nouvelles directives internes en cours de rédaction par le ministère de la Justice, destinées aux agents traitant les dossiers des ressortissants hors EEE ayant des condamnations graves.
Le texte aborde également la controverse de longue date sur les injonctions fondées sur des raisons médicales, en précisant qu’un niveau de soins inférieur dans le pays de retour ne doit pas automatiquement empêcher le renvoi au titre de l’article 3. Les responsables irlandais estiment que cela sera particulièrement pertinent pour les demandeurs d’asile déboutés invoquant l’accès à des traitements spécialisés.
Enfin, la déclaration soutient l’idée de « centres de retour » à la manière européenne ou de centres de traitement dans des pays tiers. Aucun centre irlandais n’est prévu pour l’instant, mais le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, a déjà demandé un rapport sur la possibilité de participer à un centre européen partagé afin d’alléger la pression sur le système irlandais de protection internationale, où les demandes ont augmenté de 66 % l’an dernier.
Les responsables des déplacements professionnels et de la mobilité d’entreprise doivent suivre ces évolutions de près: un durcissement des conditions d’expulsion et un recours accru au traitement hors du territoire pourraient réduire la période pendant laquelle les candidats refusés peuvent encore travailler, étudier ou voyager avec des documents irlandais.
Source : Law Society Gazette
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