
Dans la nuit du 19 juin, un Airbus A330 affrété par le gouvernement irlandais a décollé de Dublin à destination de Johannesburg, transportant 40 ressortissants sud-africains faisant l’objet d’ordres d’expulsion définitifs. Cette opération, confirmée par le ministre d’État James O’Callaghan, marque le premier vol de déportation massive de 2026 et traduit une politique plus stricte face à un nombre record de demandes d’asile. Ce vol intervient après une hausse de 96 % des ordres d’expulsion signés en 2025 par rapport à l’année précédente, et juste avant le week-end de pointe des départs en vacances du 20 juin. Selon les chiffres du ministère de la Justice, 1 034 personnes ont déjà quitté le pays via différentes voies de retour en 2026, contre 2 111 sur l’ensemble de 2025. Les employeurs rencontrent rarement des mesures d’expulsion à l’encontre de leurs employés parrainés, mais l’image renvoyée est cruciale pour attirer les talents. Les organisations professionnelles craignent que ces expulsions très médiatisées ne ternissent la réputation d’ouverture de l’Irlande, surtout après le durcissement des règles sur la réunification familiale et les recours en matière de visas. O’Callaghan a insisté sur le fait que le système reste « fondé sur des règles solides », précisant que le retour volontaire reste privilégié. Il a néanmoins confirmé que d’autres opérations d’affrètement sont prévues plus tard dans l’année, et des sources de la GNIB indiquent que le Nigeria et la Géorgie sont les prochaines destinations. Les responsables de la mobilité internationale doivent rassurer leurs employés étrangers sur la sécurité de leur droit de séjour légal, que ce soit pour travail ou études, tout en veillant à ce que les procédures internes garantissent le renouvellement des permis de séjour avant leur expiration afin d’éviter tout manquement involontaire.
Source : Thurles Information