
Le ministère fédéral de l’Intérieur allemand a confirmé le 21 juin 2026 avoir conclu un accord opérationnel confidentiel avec les autorités de facto dirigées par les talibans à Kaboul, permettant à Berlin d’organiser jusqu’à trois vols charters dédiés par mois pour le rapatriement forcé de ressortissants afghans condamnés pour des crimes graves. Cette annonce, initialement rapportée par Bild am Sonntag puis détaillée par le portail en ligne Harianbasis, fait suite à une première opération de grande envergure le 16 juin, lors de laquelle 32 délinquants ont été transférés de Leipzig à Kaboul. Selon le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt, ce nouveau calendrier pourrait entraîner plus de 300 expulsions d’ici la fin de l’année, créant ce que les ONG qualifient de « pont aérien permanent pour les expulsions ». Les ministères de l’Intérieur des Länder de Bavière, Bade-Wurtemberg, Basse-Saxe et Rhénanie-du-Nord-Westphalie ont déjà manifesté leur volonté de participer.
Dans ce contexte d’évolution rapide des mesures d’application, les organisations et particuliers ayant besoin de faire circuler du personnel vers et depuis l’Allemagne pourraient bénéficier d’un accompagnement spécialisé pour le traitement des visas. VisaHQ, par exemple, propose un accompagnement en temps réel sur les conditions d’entrée, de transit et de séjour en Allemagne, aidant entreprises et voyageurs privés à constituer les dossiers adéquats et à suivre les évolutions réglementaires ; plus d’informations sont disponibles sur https://www.visahq.com/germany/
Les groupes d’affaires opérant en Afghanistan évaluent les implications sécuritaires. Les prestataires de sécurité d’entreprise alertent sur le risque que l’augmentation soudaine des expulsions à haute visibilité suscite des menaces de représailles contre le personnel et les sous-traitants allemands sur place. Les multinationales engagées dans des programmes humanitaires ou de reconstruction s’exposent à des risques réputationnels si ces expulsions sont perçues localement comme une légitimation du régime non reconnu. Les employeurs sont également invités à renforcer le contrôle des effectifs et à préparer des scénarios d’évacuation d’urgence en cas de dégradation de la situation sécuritaire. Pour les responsables RH et mobilité allemands, cette décision a deux conséquences immédiates. D’une part, les employés ou membres de leur famille bénéficiant d’un statut de tolérance (Duldung) mais ayant un casier judiciaire verront leur risque d’expulsion augmenter. D’autre part, les délais de traitement des dossiers au Bureau fédéral pour la migration et les réfugiés (BAMF) devraient se réduire pour les Afghans ayant reçu une décision négative d’asile, grâce à la capacité accrue des vols charters qui limite les goulets d’étranglement logistiques. Les organisations de défense des droits humains et les partis d’opposition ont dénoncé ce plan, arguant que ces expulsions vers l’Afghanistan violent les obligations allemandes de non-refoulement, compte tenu de la crise humanitaire et des atteintes aux droits des femmes dans le pays. Le ministère de l’Intérieur rétorque que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme autorise l’expulsion de délinquants dangereux, même vers des États fragiles. Des recours juridiques sont déjà en préparation, susceptibles de retarder certains vols, mais les autorités assurent que la politique globale sera mise en œuvre comme prévu.
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