
De nouvelles données publiées aujourd’hui par The Times de Londres révèlent que les demandes d’asile en Allemagne pour la première fois ont chuté de 229 751 en 2024 à un peu plus de 106 000 en 2025, un niveau jamais vu depuis plus d’une décennie. Cette baisse coïncide avec la politique ferme du chancelier Friedrich Merz contre l’immigration irrégulière: renforcement des contrôles aux frontières terrestres, suspension partielle du regroupement familial, réduction des aides aux demandeurs d’asile et suppression des admissions humanitaires volontaires. La police fédérale aurait renvoyé ou refoulé près des trois quarts des arrivées sans papiers à la frontière l’an dernier.
Les partisans du gouvernement saluent ces chiffres comme la preuve que la dissuasion porte ses fruits. Pourtant, les spécialistes des migrations mettent en garde contre des conclusions trop simplistes, soulignant que les demandes d’asile ont diminué dans toute l’UE, en raison de l’apaisement des conflits dans les pays d’origine clés et de l’amélioration des conditions économiques dans les Balkans occidentaux. Les critiques dénoncent également des recours juridiques contre les refoulements, qu’ils jugent contraires au droit européen de l’asile.
Du point de vue du marché du travail, les milieux économiques s’inquiètent. Des secteurs comme la santé et le bâtiment dépendent fortement de la main-d’œuvre migrante; la Chambre de commerce allemande (DIHK) estime qu’il faudrait chaque année 400 000 travailleurs supplémentaires pour maintenir la production. Réduire l’immigration sans accélérer les visas pour travailleurs qualifiés pourrait aggraver les pénuries existantes, augmentant les coûts des projets pour les multinationales.
Sur le plan politique, cette ligne dure pourrait se retourner contre le gouvernement. Un sondage de Forschungsgruppe Wahlen indique que l’Alternative für Deutschland (AfD), parti d’extrême droite, grignote des voix à la coalition de centre-droit en surfant sur un discours anti-immigration. Certains députés de la CDU plaident donc pour compléter la fermeté par un élargissement des voies d’immigration qualifiée, notamment via une carte « Opportunité » plus libéralisée.
Pour les responsables de la mobilité, le message est mitigé: si les flux irréguliers diminuent, les voies légales restent incertaines. Les entreprises doivent suivre de près les prochaines modifications de la loi sur l’immigration qualifiée et dialoguer rapidement avec les autorités pour sécuriser les quotas disponibles.
Les partisans du gouvernement saluent ces chiffres comme la preuve que la dissuasion porte ses fruits. Pourtant, les spécialistes des migrations mettent en garde contre des conclusions trop simplistes, soulignant que les demandes d’asile ont diminué dans toute l’UE, en raison de l’apaisement des conflits dans les pays d’origine clés et de l’amélioration des conditions économiques dans les Balkans occidentaux. Les critiques dénoncent également des recours juridiques contre les refoulements, qu’ils jugent contraires au droit européen de l’asile.
Du point de vue du marché du travail, les milieux économiques s’inquiètent. Des secteurs comme la santé et le bâtiment dépendent fortement de la main-d’œuvre migrante; la Chambre de commerce allemande (DIHK) estime qu’il faudrait chaque année 400 000 travailleurs supplémentaires pour maintenir la production. Réduire l’immigration sans accélérer les visas pour travailleurs qualifiés pourrait aggraver les pénuries existantes, augmentant les coûts des projets pour les multinationales.
Sur le plan politique, cette ligne dure pourrait se retourner contre le gouvernement. Un sondage de Forschungsgruppe Wahlen indique que l’Alternative für Deutschland (AfD), parti d’extrême droite, grignote des voix à la coalition de centre-droit en surfant sur un discours anti-immigration. Certains députés de la CDU plaident donc pour compléter la fermeté par un élargissement des voies d’immigration qualifiée, notamment via une carte « Opportunité » plus libéralisée.
Pour les responsables de la mobilité, le message est mitigé: si les flux irréguliers diminuent, les voies légales restent incertaines. Les entreprises doivent suivre de près les prochaines modifications de la loi sur l’immigration qualifiée et dialoguer rapidement avec les autorités pour sécuriser les quotas disponibles.
Source : The Times