
Dans un développement qui a surpris les spécialistes de la conformité, The Times a révélé le 5 février que le ministère de l’Intérieur britannique a discrètement rétabli les licences de sponsorisation à des dizaines d’employeurs dont ce privilège avait été retiré lors de la répression de l’année dernière contre les abus du visa Skilled Worker dans le secteur des soins. Les réponses aux demandes d’accès à l’information analysées par le journal montrent qu’au moins 74 des 566 prestataires de soins dont les licences ont été révoquées entre juin 2022 et juin 2025 sont désormais à nouveau autorisés à recruter du personnel étranger.
Certains dirigeants d’entreprises mises sur liste noire auraient continué à parrainer des migrants via de nouvelles sociétés alors que les interdictions initiales restaient en vigueur. Le professeur Brian Bell, président du Migration Advisory Committee, a déclaré aux journalistes qu’il était « stupéfait » que ces interdictions temporaires ne constituent « aucune sanction réelle », comparant ce régime défavorablement aux interdictions à long terme imposées par la Financial Conduct Authority dans le secteur bancaire.
Ces révélations posent des questions embarrassantes pour le gouvernement, qui s’est engagé à réduire l’immigration nette et à éliminer l’exploitation. Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a indiqué que les autorités « examinent s’il est nécessaire de renforcer les pouvoirs existants », tout en soulignant que la réautorisation est possible lorsque les employeurs démontrent une réforme sincère et acceptent des audits renforcés.
Pour les entreprises britanniques, cette affaire rappelle que les manquements à la conformité des sponsors peuvent coûter cher, mais ne sont pas forcément fatals — cependant, des infractions répétées risquent désormais des sanctions beaucoup plus sévères si la pression politique conduit à un durcissement des règles. Les employeurs titulaires de licences valides doivent s’attendre à davantage d’audits inopinés, à des exigences plus strictes pour prouver l’existence réelle des postes vacants et à des amendes administratives plus élevées.
Les équipes RH et mobilité sont invitées à vérifier leurs dossiers de visas, à s’assurer que les fiches de paie correspondent aux déclarations de certificats de parrainage et à prévoir un budget pour une éventuelle augmentation de la taxe sur les compétences en immigration si les ministres adoptent un modèle « pollueur-payeur » plus tard cette année.
Certains dirigeants d’entreprises mises sur liste noire auraient continué à parrainer des migrants via de nouvelles sociétés alors que les interdictions initiales restaient en vigueur. Le professeur Brian Bell, président du Migration Advisory Committee, a déclaré aux journalistes qu’il était « stupéfait » que ces interdictions temporaires ne constituent « aucune sanction réelle », comparant ce régime défavorablement aux interdictions à long terme imposées par la Financial Conduct Authority dans le secteur bancaire.
Ces révélations posent des questions embarrassantes pour le gouvernement, qui s’est engagé à réduire l’immigration nette et à éliminer l’exploitation. Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a indiqué que les autorités « examinent s’il est nécessaire de renforcer les pouvoirs existants », tout en soulignant que la réautorisation est possible lorsque les employeurs démontrent une réforme sincère et acceptent des audits renforcés.
Pour les entreprises britanniques, cette affaire rappelle que les manquements à la conformité des sponsors peuvent coûter cher, mais ne sont pas forcément fatals — cependant, des infractions répétées risquent désormais des sanctions beaucoup plus sévères si la pression politique conduit à un durcissement des règles. Les employeurs titulaires de licences valides doivent s’attendre à davantage d’audits inopinés, à des exigences plus strictes pour prouver l’existence réelle des postes vacants et à des amendes administratives plus élevées.
Les équipes RH et mobilité sont invitées à vérifier leurs dossiers de visas, à s’assurer que les fiches de paie correspondent aux déclarations de certificats de parrainage et à prévoir un budget pour une éventuelle augmentation de la taxe sur les compétences en immigration si les ministres adoptent un modèle « pollueur-payeur » plus tard cette année.
Source : The Economic Times
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