
La Commission européenne a adopté sa première stratégie globale pour les visas de l’UE, promettant une refonte complète du processus de délivrance et de gestion des visas Schengen et, point crucial pour l’Italie, de doter les consulats des États membres des ressources et outils numériques qu’ils réclament depuis longtemps.
Ce plan, publié le 7 février 2026, repose sur trois piliers. Le premier vise à renforcer la sécurité aux frontières: un nouveau cadre pour l’octroi ou la suspension du régime d’exemption de visa, un suivi plus strict des dérogations existantes et un contrôle renforcé des documents de voyage. Le deuxième pilier met l’accent sur la compétitivité, en engageant chaque État Schengen à dématérialiser à 100 % le traitement des visas de court séjour d’ici 2028, et à proposer des visas à entrées multiples, valables plus longtemps, aux « voyageurs de confiance », notamment les visiteurs d’affaires fréquents. Le dernier pilier cible l’attraction des talents mondiaux: Bruxelles encourage les capitales à créer des « guichets uniques de mobilité légale » pour aider employeurs et professionnels hautement qualifiés à naviguer entre visas de long séjour, permis pour start-up et règles de mobilité intra-UE. Des financements européens supplémentaires sont prévus pour renforcer les effectifs consulaires et moderniser les systèmes informatiques.
Pour les entreprises italiennes — et les milliers de travailleurs étrangers et investisseurs qu’elles recrutent — le calendrier est crucial. Les consulats italiens affichent actuellement les files d’attente les plus longues pour les rendez-vous Schengen dans l’Union; la dématérialisation des dossiers et la mutualisation des services pourraient désengorger un goulot d’étranglement qui pénalise aussi bien les agences de voyage, les productions cinématographiques que les exportateurs. L’aspect talent s’inscrit dans le plan migratoire triennal de Rome, en facilitant la mobilité des chercheurs, ingénieurs et étudiants diplômés non-UE entre filiales européennes, sans nécessité de renouveler à chaque fois les permis de séjour.
Concrètement, les voyageurs ressentiront ces changements par étapes. Le Système Entrée/Sortie (EES), longtemps retardé, est entré en vigueur en octobre 2025; ETIAS suivra fin 2026. Une fois la stratégie visa mise en œuvre, l’Italie devra transposer le code numérique des visas — ce qui signifie qu’à partir de 2027, la plupart des demandeurs n’auront à fournir leurs données biométriques qu’une seule fois, réutilisables pour leurs voyages futurs. Les visas à entrées multiples, valables jusqu’à cinq ans, deviendront la norme pour les visiteurs d’affaires légitimes, réduisant ainsi les démarches répétitives.
Les responsables de la mobilité en entreprise doivent d’ores et déjà anticiper l’intégration du futur « guichet unique de mobilité légale » avec le Sportello Unico italien, guichet unique pour les permis de travail. Une collaboration précoce avec les consulats italiens sera essentielle: le plan de la Commission permet aux États membres de tester immédiatement la validité prolongée des visas, ce qui offre aux missions proactives la possibilité de délivrer des visas Schengen C de deux ans bien avant la date butoir officielle. En résumé, si la stratégie est européenne, son succès dépendra de la rapidité avec laquelle des pays à fort volume comme l’Italie adopteront la transition numérique et les règles favorables aux talents.
Ce plan, publié le 7 février 2026, repose sur trois piliers. Le premier vise à renforcer la sécurité aux frontières: un nouveau cadre pour l’octroi ou la suspension du régime d’exemption de visa, un suivi plus strict des dérogations existantes et un contrôle renforcé des documents de voyage. Le deuxième pilier met l’accent sur la compétitivité, en engageant chaque État Schengen à dématérialiser à 100 % le traitement des visas de court séjour d’ici 2028, et à proposer des visas à entrées multiples, valables plus longtemps, aux « voyageurs de confiance », notamment les visiteurs d’affaires fréquents. Le dernier pilier cible l’attraction des talents mondiaux: Bruxelles encourage les capitales à créer des « guichets uniques de mobilité légale » pour aider employeurs et professionnels hautement qualifiés à naviguer entre visas de long séjour, permis pour start-up et règles de mobilité intra-UE. Des financements européens supplémentaires sont prévus pour renforcer les effectifs consulaires et moderniser les systèmes informatiques.
Pour les entreprises italiennes — et les milliers de travailleurs étrangers et investisseurs qu’elles recrutent — le calendrier est crucial. Les consulats italiens affichent actuellement les files d’attente les plus longues pour les rendez-vous Schengen dans l’Union; la dématérialisation des dossiers et la mutualisation des services pourraient désengorger un goulot d’étranglement qui pénalise aussi bien les agences de voyage, les productions cinématographiques que les exportateurs. L’aspect talent s’inscrit dans le plan migratoire triennal de Rome, en facilitant la mobilité des chercheurs, ingénieurs et étudiants diplômés non-UE entre filiales européennes, sans nécessité de renouveler à chaque fois les permis de séjour.
Concrètement, les voyageurs ressentiront ces changements par étapes. Le Système Entrée/Sortie (EES), longtemps retardé, est entré en vigueur en octobre 2025; ETIAS suivra fin 2026. Une fois la stratégie visa mise en œuvre, l’Italie devra transposer le code numérique des visas — ce qui signifie qu’à partir de 2027, la plupart des demandeurs n’auront à fournir leurs données biométriques qu’une seule fois, réutilisables pour leurs voyages futurs. Les visas à entrées multiples, valables jusqu’à cinq ans, deviendront la norme pour les visiteurs d’affaires légitimes, réduisant ainsi les démarches répétitives.
Les responsables de la mobilité en entreprise doivent d’ores et déjà anticiper l’intégration du futur « guichet unique de mobilité légale » avec le Sportello Unico italien, guichet unique pour les permis de travail. Une collaboration précoce avec les consulats italiens sera essentielle: le plan de la Commission permet aux États membres de tester immédiatement la validité prolongée des visas, ce qui offre aux missions proactives la possibilité de délivrer des visas Schengen C de deux ans bien avant la date butoir officielle. En résumé, si la stratégie est européenne, son succès dépendra de la rapidité avec laquelle des pays à fort volume comme l’Italie adopteront la transition numérique et les règles favorables aux talents.
Source : The Economic Times
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