
Le gouvernement tchèque a décidé de prolonger son programme « séjour spécial de longue durée », qui offre une voie simplifiée vers la résidence permanente — et à terme la citoyenneté — aux réfugiés ukrainiens capables de subvenir à leurs besoins. Lors de sa réunion du 17 février 2026, la coalition dirigée par le Premier ministre Andrej Babiš a voté en faveur du renouvellement de ce dispositif lancé après l’invasion russe de 2022.
Le partenaire junior d’extrême droite, le SPD, avait menacé de bloquer cette prolongation, estimant que les critères étaient trop laxistes et favorisaient un afflux permanent. Finalement, les trois ministres du SPD ont été dépassés en nombre, et le ministre de l’Intérieur Lubomír Metnar (ANO) a souligné que le gouvernement ne « relâcherait pas » les exigences financières et linguistiques actuelles, sans pour autant les durcir.
Dans le cadre de ce programme, les ressortissants ukrainiens bénéficiant d’une protection temporaire en Tchéquie depuis au moins deux ans, et pouvant justifier d’un revenu annuel de 440 000 CZK (plus 110 000 CZK par personne à charge), d’un casier judiciaire vierge, d’une couverture santé continue et d’un logement sécurisé, peuvent demander un permis de séjour de cinq ans. Ce permis donne un accès libre au marché du travail et, après cinq années consécutives, permet de postuler à la résidence permanente — condition préalable à la citoyenneté. L’an dernier, 80 000 Ukrainiens ont déposé une demande, mais moins de 17 000 ont été acceptés, principalement faute de remplir le critère de revenu.
Pour les employeurs, notamment dans la construction, les services à la personne et la santé, cette décision est une bonne nouvelle: selon l’Office du travail, environ 210 000 bénéficiaires de la protection ukrainienne travaillent déjà et comblent des pénuries aiguës de main-d’œuvre. Les organisations patronales avaient alerté sur le fait que la perte de personnel expérimenté aggraverait l’inflation salariale et nuirait à la compétitivité à l’export. Les municipalités — nombreuses à dépendre des travailleurs ukrainiens pour les emplois de services publics — ont également plaidé pour la poursuite du programme.
Ce renouvellement montre que Prague mise sur un modèle d’immigration basé sur les besoins économiques tout en tentant d’apaiser les inquiétudes populistes. Les observateurs notent que ce dispositif s’inscrit dans les discussions de l’UE sur la transition de la protection temporaire vers des statuts plus durables, avant l’expiration de la mesure de sauvegarde européenne en mars 2027. Les entreprises sont invitées à vérifier leurs registres de paie afin que les employés potentiellement éligibles commencent à rassembler les documents requis; les candidatures ouvrent le 1er mars et doivent être soumises en ligne via le portail du ministère de l’Intérieur.
Concrètement, les travailleurs ukrainiens détachés et leurs employeurs doivent prévoir un délai supplémentaire: le ministère de l’Intérieur anticipe un volume de dossiers similaire à celui de l’an passé et prévient que les rendez-vous dans les bureaux régionaux seront rares au printemps. Les salariés en mobilité intra-entreprise qui optent pour ce statut spécial de longue durée conservent leur droit à la libre circulation dans l’espace Schengen pour leurs déplacements professionnels, rendant ce permis particulièrement attractif pour les multinationales implantées à Prague et Brno.
Le partenaire junior d’extrême droite, le SPD, avait menacé de bloquer cette prolongation, estimant que les critères étaient trop laxistes et favorisaient un afflux permanent. Finalement, les trois ministres du SPD ont été dépassés en nombre, et le ministre de l’Intérieur Lubomír Metnar (ANO) a souligné que le gouvernement ne « relâcherait pas » les exigences financières et linguistiques actuelles, sans pour autant les durcir.
Dans le cadre de ce programme, les ressortissants ukrainiens bénéficiant d’une protection temporaire en Tchéquie depuis au moins deux ans, et pouvant justifier d’un revenu annuel de 440 000 CZK (plus 110 000 CZK par personne à charge), d’un casier judiciaire vierge, d’une couverture santé continue et d’un logement sécurisé, peuvent demander un permis de séjour de cinq ans. Ce permis donne un accès libre au marché du travail et, après cinq années consécutives, permet de postuler à la résidence permanente — condition préalable à la citoyenneté. L’an dernier, 80 000 Ukrainiens ont déposé une demande, mais moins de 17 000 ont été acceptés, principalement faute de remplir le critère de revenu.
Pour les employeurs, notamment dans la construction, les services à la personne et la santé, cette décision est une bonne nouvelle: selon l’Office du travail, environ 210 000 bénéficiaires de la protection ukrainienne travaillent déjà et comblent des pénuries aiguës de main-d’œuvre. Les organisations patronales avaient alerté sur le fait que la perte de personnel expérimenté aggraverait l’inflation salariale et nuirait à la compétitivité à l’export. Les municipalités — nombreuses à dépendre des travailleurs ukrainiens pour les emplois de services publics — ont également plaidé pour la poursuite du programme.
Ce renouvellement montre que Prague mise sur un modèle d’immigration basé sur les besoins économiques tout en tentant d’apaiser les inquiétudes populistes. Les observateurs notent que ce dispositif s’inscrit dans les discussions de l’UE sur la transition de la protection temporaire vers des statuts plus durables, avant l’expiration de la mesure de sauvegarde européenne en mars 2027. Les entreprises sont invitées à vérifier leurs registres de paie afin que les employés potentiellement éligibles commencent à rassembler les documents requis; les candidatures ouvrent le 1er mars et doivent être soumises en ligne via le portail du ministère de l’Intérieur.
Concrètement, les travailleurs ukrainiens détachés et leurs employeurs doivent prévoir un délai supplémentaire: le ministère de l’Intérieur anticipe un volume de dossiers similaire à celui de l’an passé et prévient que les rendez-vous dans les bureaux régionaux seront rares au printemps. Les salariés en mobilité intra-entreprise qui optent pour ce statut spécial de longue durée conservent leur droit à la libre circulation dans l’espace Schengen pour leurs déplacements professionnels, rendant ce permis particulièrement attractif pour les multinationales implantées à Prague et Brno.
Source : Echo24
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