
L’opposition australienne, la Coalition, a rédigé un projet de loi qui ferait de la facilitation du rapatriement de citoyens liés à l’État islamique un crime passible de jusqu’à 10 ans de prison. Cette proposition, approuvée par le comité fantôme de la sécurité nationale le 22 février, intervient après que 34 femmes et enfants ont été empêchés de quitter le camp d’Al-Roj en Syrie plus tôt ce mois-ci.
Le ministre fantôme de l’Intérieur, Dan Tehan, estime que les lois actuelles sont insuffisantes, affirmant que certaines ONG « exploitent le système » en aidant des retours qui mettent à rude épreuve les ressources du renseignement. Les organisations humanitaires contestent vivement cette position. Mat Tinkler, PDG de Save the Children, a qualifié ce projet de « extraordinaire », avertissant qu’il pourrait criminaliser des actions purement humanitaires, comme fournir de la nourriture ou des accompagnements médicaux.
Le Premier ministre Anthony Albanese a rejeté ce projet de loi, rappelant que les ordonnances temporaires d’exclusion et les pouvoirs d’annulation de la citoyenneté permettent déjà aux autorités de gérer les risques pour la sécurité nationale. Des juristes soulignent que criminaliser ce type de plaidoyer pourrait violer les libertés implicites garanties par la Constitution et contrevenir aux obligations de l’Australie en matière de protection des mineurs dans les zones de conflit.
Pour les professionnels de la mobilité internationale, ce débat annonce une possible instabilité politique concernant les cas complexes impliquant des citoyens binationaux ou des membres de famille dans la région du Moyen-Orient. Les entreprises préparant des évacuations d’urgence ou des réponses liées à leur devoir de vigilance doivent suivre de près les évolutions parlementaires lors de la reprise des sessions en automne, le 4 mars.
Si ce texte est adopté, l’infraction s’appliquerait de manière extraterritoriale, exposant consultants australiens, cabinets d’avocats et même compagnies aériennes à des poursuites s’ils facilitent sciemment des déplacements. Les évaluations des risques pour les missions humanitaires ou d’entreprise dans le nord-est de la Syrie doivent être mises à jour sans délai.
Le ministre fantôme de l’Intérieur, Dan Tehan, estime que les lois actuelles sont insuffisantes, affirmant que certaines ONG « exploitent le système » en aidant des retours qui mettent à rude épreuve les ressources du renseignement. Les organisations humanitaires contestent vivement cette position. Mat Tinkler, PDG de Save the Children, a qualifié ce projet de « extraordinaire », avertissant qu’il pourrait criminaliser des actions purement humanitaires, comme fournir de la nourriture ou des accompagnements médicaux.
Le Premier ministre Anthony Albanese a rejeté ce projet de loi, rappelant que les ordonnances temporaires d’exclusion et les pouvoirs d’annulation de la citoyenneté permettent déjà aux autorités de gérer les risques pour la sécurité nationale. Des juristes soulignent que criminaliser ce type de plaidoyer pourrait violer les libertés implicites garanties par la Constitution et contrevenir aux obligations de l’Australie en matière de protection des mineurs dans les zones de conflit.
Pour les professionnels de la mobilité internationale, ce débat annonce une possible instabilité politique concernant les cas complexes impliquant des citoyens binationaux ou des membres de famille dans la région du Moyen-Orient. Les entreprises préparant des évacuations d’urgence ou des réponses liées à leur devoir de vigilance doivent suivre de près les évolutions parlementaires lors de la reprise des sessions en automne, le 4 mars.
Si ce texte est adopté, l’infraction s’appliquerait de manière extraterritoriale, exposant consultants australiens, cabinets d’avocats et même compagnies aériennes à des poursuites s’ils facilitent sciemment des déplacements. Les évaluations des risques pour les missions humanitaires ou d’entreprise dans le nord-est de la Syrie doivent être mises à jour sans délai.
Source : ABC News
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