
Dans une décision historique rendue tard le 20 mars 2026, la Cour administrative suprême de Pologne (Naczelny Sąd Administracyjny – NSA) a statué que les bureaux d’état civil doivent reconnaître et transcrire les certificats de mariage des couples de même sexe légalement mariés dans un autre État membre de l’UE. Ce jugement fait suite – et met en œuvre – la décision de novembre 2025 de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire Cupriak-Trojan et Trojan contre le voïvode de Mazovie, qui avait jugé que le refus d’enregistrer ces mariages violait les règles européennes sur la libre circulation.
Bien que la Constitution polonaise définisse le mariage comme « l’union d’un homme et d’une femme », la NSA a conclu que cette disposition ne permet pas à l’État d’ignorer ses obligations européennes liées à la libre circulation et à la réunification familiale. La cour a souligné que l’article 2 de la directive 2004/38/CE inclut explicitement « le conjoint » parmi les membres de la famille ayant un droit automatique d’accompagner ou de rejoindre le citoyen européen exerçant sa libre circulation, quel que soit le sexe du couple.
Par conséquent, les autorités polonaises doivent désormais délivrer un numéro PESEL, une carte de séjour et tous les avantages dérivés (comme l’accès au système national de santé) au conjoint non polonais dès que le mariage étranger est transcrit. Pour les employeurs internationaux et les responsables mobilité, cette décision met fin à une zone grise juridique de longue date. Jusqu’à présent, les conjoints de même sexe détachés en Pologne devaient souvent se contenter de visas Schengen de courte durée ou obtenir des permis de travail séparés, ce qui créait des risques de non-conformité et des inégalités dans les avantages sociaux.
Les équipes RH peuvent désormais traiter les partenaires mariés de même sexe exactement comme les conjoints de sexe opposé lors de la planification des missions longues, des avantages pour conjoint accompagnant ou des transferts intra-UE. Les entreprises engagées dans des politiques de diversité salueront cette clarté administrative; le respect de l’égalité de traitement est un critère ESG de plus en plus important pour les investisseurs mondiaux.
Sur le plan pratique, les couples étrangers doivent encore s’attendre à quelques turbulences de transition. Les bureaux d’état civil disposent de 30 jours pour adapter leurs procédures, et le ministère de l’Intérieur doit mettre à jour les systèmes informatiques afin de pouvoir enregistrer des données matrimoniales neutres en termes de genre. Les conseillers en immigration recommandent de déposer une copie certifiée conforme du certificat de mariage étranger (accompagnée d’une apostille et d’une traduction assermentée) ainsi qu’une impression de la décision de la NSA en attendant la mise à disposition des nouveaux formulaires.
Cette décision n’instaure pas une égalité complète du mariage en Pologne – les couples de même sexe locaux ne peuvent toujours pas se marier sur place – mais elle ouvre les droits de résidence, de travail et de sécurité sociale aux couples déjà mariés à l’étranger. Les analystes prévoient que la Pologne sera désormais sous pression pour autoriser les mariages sur son territoire ou pour introduire une loi sur le partenariat enregistré, à l’image des évolutions en République tchèque et en Croatie.
Cette décision établit également un précédent jurisprudentiel pour d’autres pays d’Europe centrale et orientale réticents à reconnaître les mariages de même sexe, notamment la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie. En présentant la reconnaissance comme une conséquence inévitable du droit à la libre circulation plutôt que du droit familial, la NSA pourrait offrir aux tribunaux de ces pays une voie pour se conformer à la jurisprudence de la CJUE tout en contournant les interdictions constitutionnelles du mariage homosexuel.
Pour les professionnels de la mobilité internationale, ce jugement annonce donc un changement régional plus large qui facilitera le déploiement transfrontalier des talents LGBT+ dans la partie orientale de l’Union européenne.
Bien que la Constitution polonaise définisse le mariage comme « l’union d’un homme et d’une femme », la NSA a conclu que cette disposition ne permet pas à l’État d’ignorer ses obligations européennes liées à la libre circulation et à la réunification familiale. La cour a souligné que l’article 2 de la directive 2004/38/CE inclut explicitement « le conjoint » parmi les membres de la famille ayant un droit automatique d’accompagner ou de rejoindre le citoyen européen exerçant sa libre circulation, quel que soit le sexe du couple.
Par conséquent, les autorités polonaises doivent désormais délivrer un numéro PESEL, une carte de séjour et tous les avantages dérivés (comme l’accès au système national de santé) au conjoint non polonais dès que le mariage étranger est transcrit. Pour les employeurs internationaux et les responsables mobilité, cette décision met fin à une zone grise juridique de longue date. Jusqu’à présent, les conjoints de même sexe détachés en Pologne devaient souvent se contenter de visas Schengen de courte durée ou obtenir des permis de travail séparés, ce qui créait des risques de non-conformité et des inégalités dans les avantages sociaux.
Les équipes RH peuvent désormais traiter les partenaires mariés de même sexe exactement comme les conjoints de sexe opposé lors de la planification des missions longues, des avantages pour conjoint accompagnant ou des transferts intra-UE. Les entreprises engagées dans des politiques de diversité salueront cette clarté administrative; le respect de l’égalité de traitement est un critère ESG de plus en plus important pour les investisseurs mondiaux.
Sur le plan pratique, les couples étrangers doivent encore s’attendre à quelques turbulences de transition. Les bureaux d’état civil disposent de 30 jours pour adapter leurs procédures, et le ministère de l’Intérieur doit mettre à jour les systèmes informatiques afin de pouvoir enregistrer des données matrimoniales neutres en termes de genre. Les conseillers en immigration recommandent de déposer une copie certifiée conforme du certificat de mariage étranger (accompagnée d’une apostille et d’une traduction assermentée) ainsi qu’une impression de la décision de la NSA en attendant la mise à disposition des nouveaux formulaires.
Cette décision n’instaure pas une égalité complète du mariage en Pologne – les couples de même sexe locaux ne peuvent toujours pas se marier sur place – mais elle ouvre les droits de résidence, de travail et de sécurité sociale aux couples déjà mariés à l’étranger. Les analystes prévoient que la Pologne sera désormais sous pression pour autoriser les mariages sur son territoire ou pour introduire une loi sur le partenariat enregistré, à l’image des évolutions en République tchèque et en Croatie.
Cette décision établit également un précédent jurisprudentiel pour d’autres pays d’Europe centrale et orientale réticents à reconnaître les mariages de même sexe, notamment la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie. En présentant la reconnaissance comme une conséquence inévitable du droit à la libre circulation plutôt que du droit familial, la NSA pourrait offrir aux tribunaux de ces pays une voie pour se conformer à la jurisprudence de la CJUE tout en contournant les interdictions constitutionnelles du mariage homosexuel.
Pour les professionnels de la mobilité internationale, ce jugement annonce donc un changement régional plus large qui facilitera le déploiement transfrontalier des talents LGBT+ dans la partie orientale de l’Union européenne.