
L’Italie devient le premier pays de l’UE à subir directement les répercussions aériennes du conflit croissant au Moyen-Orient. Ce week-end, des avis aux navigants aériens (NOTAM) ont informé les compagnies que les ravitaillements en kérosène aux aéroports de Venise-Marco Polo, Trévise, Bologne et Milan-Linate seraient rationnés jusqu’au moins 23h59 le 9 avril. Cette mesure fait suite à une alerte du principal fournisseur Air BP Italia signalant une « disponibilité limitée de Jet-A1 » après que les pétroliers ont dû contourner le détroit d’Hormuz en passant par le cap de Bonne-Espérance, suite à la fermeture de la route du Golfe en raison des hostilités.
Selon ces NOTAM, le ravitaillement prioritaire est réservé aux vols sanitaires, étatiques et long-courriers. Les vols court-courriers sont limités à 2 000 litres par ravitaillement à Venise, Trévise et Bologne, tandis que Linate annonce une « disponibilité réduite » sans limite stricte de litres. Le groupe aéroportuaire SAVE, qui gère Venise et Trévise, assure que les opérations restent « globalement normales » grâce à des fournisseurs alternatifs, tout en reconnaissant que ces mesures sont inédites en Italie.
Les conséquences sont immédiates pour les responsables voyages d’entreprise: les avions pourraient devoir faire le plein hors d’Italie, ce qui alourdit la charge, augmente la consommation de carburant et complique les itinéraires. Ryanair, premier opérateur italien en nombre de sièges, affirme que ses couvertures financières assurent ses besoins en carburant « au moins jusqu’à la mi-mai », mais prévient qu’une fermeture prolongée du détroit pourrait entraîner l’annulation de 5 à 10 % des vols estivaux. Lufthansa a déjà préparé des plans d’urgence pour immobiliser jusqu’à 40 gros-porteurs en cas d’aggravation de la pénurie.
Au-delà des horaires des compagnies, les équipes mobilité doivent se préparer à des répercussions: hausse des tarifs liée à une flambée de plus de 20 % des prix spot en Méditerranée, durcissement des délais de réservation face à la raréfaction des places, et possible relogement des équipages dans les hubs du nord de l’Italie. Les acheteurs de voyages pour des réunions en Vénétie ou en Émilie-Romagne sont invités à vérifier si leurs itinéraires impliquent des correspondances serrées dans les aéroports concernés et à prévoir des marges ou des alternatives ferroviaires.
L’Autorité italienne de l’aviation civile (ENAC) assure que la situation est « sous contrôle » mais ne peut exclure des restrictions plus sévères si les flux du Golfe restent interrompus. Les analystes du cabinet énergétique Vortexa rappellent que l’Europe importe environ la moitié de son kérosène du Golfe; même des blocages modestes ont un impact rapide, les réservoirs ne contenant généralement que 10 à 12 jours de consommation. Si les livraisons ne reprennent pas avant le week-end chargé de la Fête de la Libération fin avril, d’autres aéroports, dont Rome Fiumicino, pourraient instaurer des quotas, transformant ce problème régional en un défi national pour la mobilité.
Selon ces NOTAM, le ravitaillement prioritaire est réservé aux vols sanitaires, étatiques et long-courriers. Les vols court-courriers sont limités à 2 000 litres par ravitaillement à Venise, Trévise et Bologne, tandis que Linate annonce une « disponibilité réduite » sans limite stricte de litres. Le groupe aéroportuaire SAVE, qui gère Venise et Trévise, assure que les opérations restent « globalement normales » grâce à des fournisseurs alternatifs, tout en reconnaissant que ces mesures sont inédites en Italie.
Les conséquences sont immédiates pour les responsables voyages d’entreprise: les avions pourraient devoir faire le plein hors d’Italie, ce qui alourdit la charge, augmente la consommation de carburant et complique les itinéraires. Ryanair, premier opérateur italien en nombre de sièges, affirme que ses couvertures financières assurent ses besoins en carburant « au moins jusqu’à la mi-mai », mais prévient qu’une fermeture prolongée du détroit pourrait entraîner l’annulation de 5 à 10 % des vols estivaux. Lufthansa a déjà préparé des plans d’urgence pour immobiliser jusqu’à 40 gros-porteurs en cas d’aggravation de la pénurie.
Au-delà des horaires des compagnies, les équipes mobilité doivent se préparer à des répercussions: hausse des tarifs liée à une flambée de plus de 20 % des prix spot en Méditerranée, durcissement des délais de réservation face à la raréfaction des places, et possible relogement des équipages dans les hubs du nord de l’Italie. Les acheteurs de voyages pour des réunions en Vénétie ou en Émilie-Romagne sont invités à vérifier si leurs itinéraires impliquent des correspondances serrées dans les aéroports concernés et à prévoir des marges ou des alternatives ferroviaires.
L’Autorité italienne de l’aviation civile (ENAC) assure que la situation est « sous contrôle » mais ne peut exclure des restrictions plus sévères si les flux du Golfe restent interrompus. Les analystes du cabinet énergétique Vortexa rappellent que l’Europe importe environ la moitié de son kérosène du Golfe; même des blocages modestes ont un impact rapide, les réservoirs ne contenant généralement que 10 à 12 jours de consommation. Si les livraisons ne reprennent pas avant le week-end chargé de la Fête de la Libération fin avril, d’autres aéroports, dont Rome Fiumicino, pourraient instaurer des quotas, transformant ce problème régional en un défi national pour la mobilité.