
Le ministère finlandais des Affaires étrangères a confirmé que les citoyens russes utilisant encore l’ancien passeport non biométrique verront bientôt ce document rendu invalide pour les demandes de visa ou de permis de séjour en Finlande. Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le ministère a annoncé qu’à partir du 1er juin 2026, les autorités finlandaises n’accepteront plus les passeports russes non biométriques pour les nouvelles demandes de visa, de permis de séjour ou pour les passages aux frontières. Cette mesure s’inscrit dans un renforcement plus large des conditions d’entrée, annoncé initialement en mars. Les responsables soulignent que les passeports biométriques, équipés d’une puce, garantissent une bien meilleure fiabilité quant à l’identité du porteur, réduisant ainsi les fraudes aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Cette décision aligne également la Finlande sur la majorité des États membres de l’UE, qui ont supprimé les passeports russes non biométriques suite à l’invasion de l’Ukraine. Une période de transition de six mois, du 1er juin au 31 décembre 2026, permettra aux voyageurs déjà détenteurs d’un visa finlandais (ou Schengen) sur un passeport non biométrique de continuer à l’utiliser jusqu’à expiration du document ou du visa. Trois exceptions limitées subsistent: les passeports non biométriques délivrés aux mineurs de moins de 18 ans seront acceptés; les titulaires d’un permis de séjour finlandais pourront demander une prolongation; et les agents frontaliers pourront déroger à la règle dans des cas humanitaires exceptionnels. Malgré cela, le ministère des Affaires étrangères encourage vivement les Russes souhaitant déposer une demande d’entrée à se munir d’un passeport biométrique et à soumettre leur demande de visa avant le 1er mai 2026, avertissant que des retards pourraient survenir à l’approche de cette échéance. Pour les responsables de la mobilité internationale, ce changement a des conséquences opérationnelles immédiates. Tout collaborateur russe en mission ou voyage d’affaires en Finlande — ou en transit par Helsinki vers d’autres destinations Schengen — doit impérativement disposer d’un passeport biométrique avant de déposer une nouvelle demande de visa ou de permis. Les multinationales doivent donc vérifier leurs flux de mobilité actuels, identifier les employés détenteurs de passeports non biométriques et prévoir des délais supplémentaires pour le renouvellement des documents. À défaut, des talents clés risquent de se retrouver bloqués hors de l’UE ou de voir leurs projets sensibles retardés. Les employeurs finlandais habitués au dispositif accéléré de permis de travail instauré en 2022 devront également revoir leurs procédures d’intégration. Si la promesse d’un permis en deux semaines est maintenue, les agents de traitement refuseront d’ouvrir un dossier lié à un document de voyage non biométrique. Les équipes RH devront donc anticiper des délais plus longs pour les ressortissants russes, en attendant que la capacité d’émission des passeports biométriques en Russie réponde à la demande.
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