
Lors d’une conférence de presse télévisée au Palazzo Chigi le 7 mai, la Première ministre Giorgia Meloni a salué la Pologne pour être « en première ligne dans la défense des frontières extérieures de l’Union européenne contre l’immigration irrégulière », aux côtés du Premier ministre polonais Donald Tusk. Meloni a présenté les déploiements aux frontières polonaises comme un service de sécurité collective protégeant tous les membres de l’UE, y compris l’Italie. Cette déclaration intervient alors que l’Italie fait face à une forte augmentation des arrivées par bateau via la Méditerranée centrale et maintient des contrôles temporaires à la frontière terrestre avec la Slovénie. En s’alignant publiquement sur Varsovie — traditionnellement ferme sur la question migratoire — Meloni envoie un signal de soutien de Rome à un renforcement des contrôles aux frontières extérieures et à une augmentation des ressources européennes pour les États en première ligne. Pour les employeurs transférant des talents en Italie ou en transit par le pays, ce message politique est important car il annonce des mesures opérationnelles à venir. Une rhétorique similaire par le passé a précédé des contrôles d’identité soudains sur les trains entrant en Italie depuis la Slovénie et l’Autriche, ainsi que des patrouilles policières ponctuelles dans les principales gares de Milan. Bien que les voyageurs d’affaires soient rarement ciblés, ces contrôles sporadiques peuvent rallonger les temps de trajet et poser des problèmes de documentation pour les salariés non européens qui oublieraient leur permis de séjour. L’image Meloni–Tusk intervient également dans les négociations sur l’ajustement du Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’UE. L’Italie a plaidé pour une flexibilité permettant de suspendre les bornes biométriques lorsque les files d’attente dépassent 45 minutes — une demande également soutenue par la Pologne et la Grèce. Les équipes en charge de la mobilité doivent surveiller d’éventuelles initiatives conjointes italo-polonaises à Bruxelles susceptibles de modifier les règles de fonctionnement de l’EES avant la haute saison estivale. Concrètement, les entreprises devraient informer leurs voyageurs transitant par des frontières terrestres de toujours porter passeports et cartes de séjour, même sur des trajets Schengen normalement sans contrôle, et prévoir des itinéraires suffisamment flexibles pour absorber d’éventuels contrôles aléatoires ou des déviations temporaires de trains.
Source : Agenzia Vista/La7
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