
Les autorités espagnoles ont mené à bien l’une des opérations les plus complexes en matière de santé publique et de contrôle aux frontières de ces dernières années, dimanche 10 mai 2026, lorsque le navire de croisière d’expédition MV Hondius a mouillé au large du port commercial de Granadilla de Abona (Tenerife) après deux semaines de navigation en quarantaine, suite à une épidémie confirmée de hantavirus variant Andes à bord. Les ministères de la Santé, de l’Intérieur et des Transports ont activé un plan civil-militaire conjoint impliquant le service maritime de la Guardia Civil, la Marine espagnole, l’Unidad Militar de Emergencias (UME), l’opérateur aéroportuaire AENA et les prestataires au sol de l’aéroport de Tenerife Sud, situé à dix kilomètres du quai.
Les 147 passagers, représentant 23 nationalités, ont été soumis à un dépistage médical à bord, puis transférés par groupes de moins de dix personnes à l’aide de bateaux pneumatiques rigides vers un couloir stérile sur le quai. De là, des navettes dédiées en « bulle » les ont conduits directement vers des avions affrétés pour leur rapatriement ou, pour les quatorze ressortissants espagnols, vers l’hôpital Gómez Ulla de Madrid pour une observation de 42 jours. Madrid a sollicité l’aide du Mécanisme de protection civile de l’UE; en quelques heures, un avion-ambulance norvégien « rescue EU » est arrivé, accompagné d’un officier de liaison de l’UE qui a coordonné les offres d’évacuation aérienne venues de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni.
Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu à Tenerife samedi soir pour inspecter le poste de commandement et rassurer la population locale en affirmant que le risque pour la population générale était « très faible ». Bien que l’Espagne ait une longue expérience dans la gestion des urgences médicales en mer — notamment lors de la pandémie de COVID-19 —, les autorités ont qualifié le cas du Hondius de première opération combinant un pathogène zoonotique aérien, des évacuations multi-pays et des procédures biométriques aux frontières introduites par le nouveau Système d’entrée/sortie Schengen (EES).
La police de l’immigration a utilisé des terminaux mobiles EES sur le quai pour enregistrer les étrangers en départ, évitant ainsi aux compagnies aériennes les amendes encourues pour l’embarquement de passagers sans enregistrement de sortie. Pour les responsables des voyages d’affaires et de la mobilité internationale, cet épisode souligne l’importance de disposer de plans de crise solides intégrant protocoles sanitaires, formalités d’immigration et outils de suivi des employés. Les compagnies de croisière et les voyagistes devront probablement se conformer à des exigences renforcées en matière de déclaration sanitaire lors de leurs escales dans les ports espagnols, et les autorités des îles Canaries ont déjà annoncé des exercices pour tester l’interface entre la gestion sanitaire et l’EES lors de la prochaine haute saison d’arrivée des croisières de repositionnement transatlantiques.
Les 147 passagers, représentant 23 nationalités, ont été soumis à un dépistage médical à bord, puis transférés par groupes de moins de dix personnes à l’aide de bateaux pneumatiques rigides vers un couloir stérile sur le quai. De là, des navettes dédiées en « bulle » les ont conduits directement vers des avions affrétés pour leur rapatriement ou, pour les quatorze ressortissants espagnols, vers l’hôpital Gómez Ulla de Madrid pour une observation de 42 jours. Madrid a sollicité l’aide du Mécanisme de protection civile de l’UE; en quelques heures, un avion-ambulance norvégien « rescue EU » est arrivé, accompagné d’un officier de liaison de l’UE qui a coordonné les offres d’évacuation aérienne venues de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni.
Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu à Tenerife samedi soir pour inspecter le poste de commandement et rassurer la population locale en affirmant que le risque pour la population générale était « très faible ». Bien que l’Espagne ait une longue expérience dans la gestion des urgences médicales en mer — notamment lors de la pandémie de COVID-19 —, les autorités ont qualifié le cas du Hondius de première opération combinant un pathogène zoonotique aérien, des évacuations multi-pays et des procédures biométriques aux frontières introduites par le nouveau Système d’entrée/sortie Schengen (EES).
La police de l’immigration a utilisé des terminaux mobiles EES sur le quai pour enregistrer les étrangers en départ, évitant ainsi aux compagnies aériennes les amendes encourues pour l’embarquement de passagers sans enregistrement de sortie. Pour les responsables des voyages d’affaires et de la mobilité internationale, cet épisode souligne l’importance de disposer de plans de crise solides intégrant protocoles sanitaires, formalités d’immigration et outils de suivi des employés. Les compagnies de croisière et les voyagistes devront probablement se conformer à des exigences renforcées en matière de déclaration sanitaire lors de leurs escales dans les ports espagnols, et les autorités des îles Canaries ont déjà annoncé des exercices pour tester l’interface entre la gestion sanitaire et l’EES lors de la prochaine haute saison d’arrivée des croisières de repositionnement transatlantiques.
Source : elDiario.es / El País / The Guardian
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