
De nouvelles données publiées le 17 mai 2026 sur le portail « Arrivées par mer et par terre » de l’UNHCR Europe révèlent que 4 784 personnes sont arrivées de manière irrégulière à Chypre depuis le 1er janvier — la plupart prenant un vol vers la partie nord de l’île avant de traverser la Ligne Verte pour rejoindre les zones contrôlées par le gouvernement. Cette mise à jour confirme le statut de Chypre comme l’une des frontières d’asile les plus sollicitées par habitant au sein de l’UE, malgré sa petite population de 1,2 million d’habitants.
Les données, mises à jour quotidiennement par l’agence des Nations unies pour les réfugiés, distinguent les arrivées par mer et par terre. Si les traversées maritimes vers le sud contrôlé par le gouvernement restent sporadiques grâce au renforcement des patrouilles de la garde côtière, les passages terrestres à travers la zone tampon sous surveillance de l’ONU se maintiennent à environ 45 à 60 personnes par jour.
Les migrants — principalement originaires de Syrie, du Nigeria et de la République démocratique du Congo — profitent de l’incapacité de la République à appliquer les règles d’asile au nord de la ligne de cessez-le-feu. Les organisations de défense des droits humains réclament depuis longtemps que Chypre et l’UE mettent en place un mécanisme de filtrage dédié dans la zone tampon, plutôt que de se reposer sur des transferts policiers ponctuels vers le centre d’accueil de Pournara, en périphérie de Nicosie.
Le gouvernement rétorque qu’une barrière physique violerait les accords de cessez-le-feu de 1974 et compliquerait les opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Pour les employeurs, cette situation a des conséquences concrètes. Les retards dans le traitement des dossiers font que la conversion des permis de travail peut prendre six mois ou plus, limitant l’accès au marché du travail pour les réfugiés reconnus et prolongeant les coûts d’hébergement pris en charge par l’État. Les secteurs déjà en tension — notamment l’hôtellerie et l’agriculture — doivent donc anticiper une pénurie de main-d’œuvre cet été.
Avec des arrivées déjà en hausse de 12 % par rapport à la même période l’an dernier, les analystes politiques s’attendent à ce que Nicosie intensifie sa diplomatie récente avec Beyrouth et Damas, en cherchant à conclure des accords de réadmission susceptibles de dissuader les départs.
Les gestionnaires de la mobilité doivent suivre de près les éventuelles évolutions réglementaires, notamment celles concernant le Règlement de la Ligne Verte et les exigences pour les ressortissants de pays tiers transitant par la zone tampon.
Les données, mises à jour quotidiennement par l’agence des Nations unies pour les réfugiés, distinguent les arrivées par mer et par terre. Si les traversées maritimes vers le sud contrôlé par le gouvernement restent sporadiques grâce au renforcement des patrouilles de la garde côtière, les passages terrestres à travers la zone tampon sous surveillance de l’ONU se maintiennent à environ 45 à 60 personnes par jour.
Les migrants — principalement originaires de Syrie, du Nigeria et de la République démocratique du Congo — profitent de l’incapacité de la République à appliquer les règles d’asile au nord de la ligne de cessez-le-feu. Les organisations de défense des droits humains réclament depuis longtemps que Chypre et l’UE mettent en place un mécanisme de filtrage dédié dans la zone tampon, plutôt que de se reposer sur des transferts policiers ponctuels vers le centre d’accueil de Pournara, en périphérie de Nicosie.
Le gouvernement rétorque qu’une barrière physique violerait les accords de cessez-le-feu de 1974 et compliquerait les opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Pour les employeurs, cette situation a des conséquences concrètes. Les retards dans le traitement des dossiers font que la conversion des permis de travail peut prendre six mois ou plus, limitant l’accès au marché du travail pour les réfugiés reconnus et prolongeant les coûts d’hébergement pris en charge par l’État. Les secteurs déjà en tension — notamment l’hôtellerie et l’agriculture — doivent donc anticiper une pénurie de main-d’œuvre cet été.
Avec des arrivées déjà en hausse de 12 % par rapport à la même période l’an dernier, les analystes politiques s’attendent à ce que Nicosie intensifie sa diplomatie récente avec Beyrouth et Damas, en cherchant à conclure des accords de réadmission susceptibles de dissuader les départs.
Les gestionnaires de la mobilité doivent suivre de près les éventuelles évolutions réglementaires, notamment celles concernant le Règlement de la Ligne Verte et les exigences pour les ressortissants de pays tiers transitant par la zone tampon.
Source : UNHCR Europe Sea Arrivals Dashboard
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