
La tradition suisse de démocratie directe influencera à nouveau la politique de mobilité dimanche 14 juin, lorsque les électeurs décideront s’ils souhaitent modifier la constitution pour maintenir la population résidente en dessous de dix millions. L’initiative – baptisée « Non à une Suisse à 10 millions ! » par l’Union démocratique du centre (UDC) – entraînerait des restrictions progressives sur l’immigration, l’asile et le regroupement familial dès que la population atteindrait 9,5 millions, et pourrait finalement contraindre Berne à mettre fin à l’accord sur la libre circulation avec l’UE. L’opposition du monde économique s’est renforcée dans la dernière semaine de campagne. Le géant pharmaceutique Roche, le leader de l’agroalimentaire Nestlé et l’organisation faîtière economiesuisse alertent sur le risque de pénurie chronique de travailleurs hautement qualifiés si la population est plafonnée. Les étrangers représentent déjà environ 30 % de la main-d’œuvre suisse, et des secteurs entiers – des sciences de la vie à Bâle à l’hôtellerie dans les Alpes – dépendent des flux transfrontaliers. Les économistes soulignent que la croissance démographique de près de deux millions depuis l’accord de libre circulation de 2002 a coïncidé avec un triplement du PIB. « L’innovation repose sur les talents, et les talents se déplacent », rappelle Rudolf Minsch, économiste en chef d’economiesuisse. Si l’initiative est adoptée, la Suisse entrerait dans un territoire juridique inédit : la constitution obligerait le Conseil fédéral à renégocier ou à annuler le pacte de mobilité avec l’UE si des mesures plus souples échouent.
Qu’ils votent oui ou non, les particuliers et entreprises qui doivent obtenir des documents d’entrée en Suisse peuvent simplifier leurs démarches avec VisaHQ. Du visa touristique Schengen aux permis de travail spécialisés, la plateforme propose des demandes en ligne étape par étape et des mises à jour en temps réel sur les exigences suisses, aidant voyageurs et employeurs à rester en conformité face à l’évolution des règles : https://www.visahq.com/switzerland/
Les responsables RH anticipent déjà différents scénarios : accélérer les demandes de résidence permanente pour les collaborateurs clés, revoir les incitations fiscales pour les entreprises, et tester la viabilité du télétravail permettant à des spécialistes basés dans l’UE de soutenir des projets suisses sans déménager. Les cabinets spécialisés en droit de l’immigration constatent une hausse des demandes concernant les catégories de permis de travail « Intérêt favorable » pour les non-ressortissants de l’UE. Les derniers sondages de l’institut gfs.bern indiquent 45 % de soutien contre 52 % d’opposition – une marge dans la marge d’erreur statistique. La participation sera déterminante. Même en cas de rejet, les observateurs prévoient des appels à des quotas plus stricts sur les permis pour pays tiers lors de la prochaine législature.
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