
Dans la nuit du 12 juin, un Boeing 767 affrété en provenance d’Alexandria, en Louisiane, a atterri à Bangui, en République centrafricaine (RCA), transportant une vingtaine de migrants — parmi eux deux femmes iraniennes, ainsi que des ressortissants turcs, syriens et afghans — tous expulsés sur ordre des juges de l’immigration américains. Ce vol marque la première opération dans le cadre d’un accord peu médiatisé signé le mois dernier entre Washington et la RCA, faisant de ce pays meurtri par les conflits le sixième État africain à accepter des expulsés américains depuis 2025.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent ces transferts comme irresponsables. Le département d’État américain classe d’ailleurs la RCA au niveau 4 (« Ne pas voyager ») en raison des conflits armés et de la criminalité. Pourtant, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) défend ces accords de réinstallation dans des pays tiers, qu’il juge essentiels pour contourner les blocages diplomatiques empêchant les expulsions vers des pays comme l’Iran ou la Syrie.
Pour les responsables de la mobilité internationale en entreprise, cette politique a deux conséquences majeures. D’une part, les étrangers qui espéraient que leurs demandes d’asile bloqueraient leur expulsion risquent désormais d’être transférés vers un pays tiers plutôt que libérés aux États-Unis, ce qui renforce l’importance de la défense des droits procéduraux. D’autre part, les employeurs implantés dans des zones à haut risque comme la RCA doivent revoir leurs protocoles de sécurité, car l’arrivée de personnes expulsées pourrait mettre à rude épreuve les ressources locales et accroître l’instabilité.
Le caractère opaque de cet accord — aucun texte n’a été publié, et aucun des deux gouvernements n’a révélé les incitations financières en jeu — soulève également des questions de conformité pour les organisations sous contrat avec les agences américaines chargées des services post-expulsion. L’Organisation internationale pour les migrations devrait fournir une assistance initiale, soutenue par un financement américain de 85 millions de dollars.
Enfin, cette initiative illustre l’élargissement des outils de l’administration américaine pour accélérer les expulsions. D’autres accords similaires seraient en cours de négociation avec plusieurs pays africains, ce qui laisse penser que les expulsions vers des pays tiers pourraient bientôt devenir une pratique courante de l’application des lois migratoires américaines, bouleversant les évaluations des risques tant pour les acteurs humanitaires que pour les entreprises.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent ces transferts comme irresponsables. Le département d’État américain classe d’ailleurs la RCA au niveau 4 (« Ne pas voyager ») en raison des conflits armés et de la criminalité. Pourtant, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) défend ces accords de réinstallation dans des pays tiers, qu’il juge essentiels pour contourner les blocages diplomatiques empêchant les expulsions vers des pays comme l’Iran ou la Syrie.
Pour les responsables de la mobilité internationale en entreprise, cette politique a deux conséquences majeures. D’une part, les étrangers qui espéraient que leurs demandes d’asile bloqueraient leur expulsion risquent désormais d’être transférés vers un pays tiers plutôt que libérés aux États-Unis, ce qui renforce l’importance de la défense des droits procéduraux. D’autre part, les employeurs implantés dans des zones à haut risque comme la RCA doivent revoir leurs protocoles de sécurité, car l’arrivée de personnes expulsées pourrait mettre à rude épreuve les ressources locales et accroître l’instabilité.
Le caractère opaque de cet accord — aucun texte n’a été publié, et aucun des deux gouvernements n’a révélé les incitations financières en jeu — soulève également des questions de conformité pour les organisations sous contrat avec les agences américaines chargées des services post-expulsion. L’Organisation internationale pour les migrations devrait fournir une assistance initiale, soutenue par un financement américain de 85 millions de dollars.
Enfin, cette initiative illustre l’élargissement des outils de l’administration américaine pour accélérer les expulsions. D’autres accords similaires seraient en cours de négociation avec plusieurs pays africains, ce qui laisse penser que les expulsions vers des pays tiers pourraient bientôt devenir une pratique courante de l’application des lois migratoires américaines, bouleversant les évaluations des risques tant pour les acteurs humanitaires que pour les entreprises.
Source : Le Monde
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