
La Guardia Civil a annoncé le 13 juin l’arrestation de deux personnes et l’ouverture d’une enquête contre trois autres dans la province de Huesca, soupçonnées de vendre de faux contrats de travail à des migrants en situation irrégulière cherchant à obtenir un droit de séjour. Opérant depuis la région de Cinca Medio, ce réseau facturait jusqu’à 8 000 € par contrat et préparait ses clients aux entretiens de régularisation basés sur le « arraigo laboral » en Espagne. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi de fausses fiches de paie, des tampons d’entreprise et 27 000 € en espèces.
Pour les migrants souhaitant s’assurer de la légitimité de leurs documents, ainsi que pour les employeurs désirant parrainer des talents, VisaHQ propose une solution complète pour simplifier les démarches de demande de visa ou de titre de séjour. Leur portail dédié à l’Espagne (https://www.visahq.com/spain/) permet de consulter les dernières exigences, de pré-vérifier les documents et de soumettre les formulaires en ligne, aidant ainsi les candidats à rester en conformité et à éviter les pièges révélés par cette affaire.
Selon la police, au moins 45 migrants, principalement originaires du Maroc et du Sénégal, ont obtenu des papiers frauduleux leur permettant d’accéder aux services de santé et de circuler librement dans l’espace Schengen. Cette affaire met en lumière un risque croissant pour les employeurs multinationales : des contrats falsifiés peuvent apparaître lors des contrôles de l’inspection du travail, impliquant potentiellement des entreprises légitimes dont les informations ont été usurpées. Les experts recommandent aux services RH de vérifier toute lettre de référence ou contrat présenté par de nouveaux employés en les comparant aux données du système RH de l’entreprise et de signaler immédiatement toute usurpation d’identité. Cette opération intervient alors que le programme exceptionnel de régularisation en Espagne approche de sa date limite du 30 juin, un facteur qui, selon la police, a accru la demande de solutions frauduleuses. Les autorités procèdent actuellement à une vérification croisée des demandes déposées en Aragon au cours des six derniers mois ; les candidats ayant utilisé de faux documents risquent l’expulsion et une interdiction de séjour dans l’espace Schengen pendant cinq ans. Les avocats spécialisés en immigration saluent cette répression mais appellent le gouvernement à accélérer le traitement des demandes légitimes de permis de travail afin de réduire les incitations au marché noir. À Huesca, le délai moyen d’attente pour une première autorisation de séjour est actuellement de 73 jours, soit presque le double du maximum légal.
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