
Le grand départ estival en Italie a été bouleversé le 11 juillet par une grève nationale de huit heures, de 10h00 à 18h00, impliquant des milliers de personnels au sol, d’agents d’enregistrement et de manutentionnaires. Les syndicats Filt-Cgil, Fit-Cisl, Uiltrasporti et Ugl TA ont lancé ce mouvement après six ans de négociations bloquées sur une nouvelle convention collective couvrant environ 11 000 employés chargés des bagages et du service aux passagers. Cette grève a coïncidé avec des arrêts de travail plus limités des équipages de cabine de Vueling et des pilotes de Malta Air, sous-traitant de Ryanair, amplifiant ainsi les perturbations dans les 42 aéroports commerciaux du pays.
La liste des « vols garantis » établie par l’ENAC a limité l’impact durant les plages horaires protégées du matin et du soir, mais Ita Airways a tout de même annulé préventivement 133 rotations nationales et internationales. Naples a annulé 118 vols, Palerme 34, tandis que Cagliari, Turin et Venise ont chacune enregistré des dizaines de suppressions de vols. Le groupe de défense des consommateurs Codacons a estimé que jusqu’à 250 000 passagers risquaient des retards ou annulations, appelant les compagnies à reprogrammer les voyageurs gratuitement conformément au règlement européen EU261.
Les responsables des déplacements professionnels ont dû réorganiser les itinéraires des cadres en privilégiant le train ou des hubs voisins comme Nice, Zurich et Munich. Plusieurs multinationales ont activé des plans de télétravail pour leurs réunions du lundi, soulignant la fragilité de l’économie italienne, fortement dépendante du tourisme, face aux conflits sociaux. Les hôteliers de Rome et Milan ont constaté une hausse des réservations de dernière minute, les voyageurs attendant des places sur les vols de rattrapage du dimanche.
Cette grève a également ravivé une polémique politique: le ministre des Transports Matteo Salvini, qui avait récemment limité une grève ferroviaire, a dénoncé cet arrêt « excessif » dans les aéroports, tandis que les syndicats accusent le gouvernement de porter atteinte au droit de grève. Les négociations reprendront le 17 juillet; en l’absence de progrès, les syndicats menacent une grève de 24 heures en août, en pleine saison touristique, ce qui ferait monter les enjeux pour les compagnies aériennes, les aéroports et les responsables de la mobilité d’entreprise.
La liste des « vols garantis » établie par l’ENAC a limité l’impact durant les plages horaires protégées du matin et du soir, mais Ita Airways a tout de même annulé préventivement 133 rotations nationales et internationales. Naples a annulé 118 vols, Palerme 34, tandis que Cagliari, Turin et Venise ont chacune enregistré des dizaines de suppressions de vols. Le groupe de défense des consommateurs Codacons a estimé que jusqu’à 250 000 passagers risquaient des retards ou annulations, appelant les compagnies à reprogrammer les voyageurs gratuitement conformément au règlement européen EU261.
Les responsables des déplacements professionnels ont dû réorganiser les itinéraires des cadres en privilégiant le train ou des hubs voisins comme Nice, Zurich et Munich. Plusieurs multinationales ont activé des plans de télétravail pour leurs réunions du lundi, soulignant la fragilité de l’économie italienne, fortement dépendante du tourisme, face aux conflits sociaux. Les hôteliers de Rome et Milan ont constaté une hausse des réservations de dernière minute, les voyageurs attendant des places sur les vols de rattrapage du dimanche.
Cette grève a également ravivé une polémique politique: le ministre des Transports Matteo Salvini, qui avait récemment limité une grève ferroviaire, a dénoncé cet arrêt « excessif » dans les aéroports, tandis que les syndicats accusent le gouvernement de porter atteinte au droit de grève. Les négociations reprendront le 17 juillet; en l’absence de progrès, les syndicats menacent une grève de 24 heures en août, en pleine saison touristique, ce qui ferait monter les enjeux pour les compagnies aériennes, les aéroports et les responsables de la mobilité d’entreprise.
Source : La Sicilia