
L’évaluation tant attendue de l’espace Schengen pour la République de Chypre a enfin été publiée – et elle est positive. Dans un rapport de 60 pages diffusé aux capitales européennes le 12 juillet en fin de journée, les inspecteurs de la Commission concluent que Chypre « remplit les conditions nécessaires à l’application complète de l’acquis Schengen », que ce soit en matière d’infrastructures de contrôle aux aéroports de Larnaca et Paphos, de connectivité des systèmes d’information ou de pratiques de délivrance des visas.
Bien que des questions politiquement sensibles subsistent – notamment la gestion de la « ligne verte » qui sépare les deux communautés de l’île ainsi que les bases souveraines britanniques – la Commission souligne que ces enjeux ne constituent pas un obstacle au niveau de la préparation technique. Les responsables notent que Chypre a clôturé environ 120 recommandations depuis l’évaluation de 2021, amélioré son interface du Système d’Information sur les Visas et est en bonne voie pour se connecter à l’EES, ETIAS et EURODAC d’ici le quatrième trimestre 2026.
L’adhésion transformerait les déplacements professionnels vers et depuis Chypre. Les contrôles de passeport sur les vols à destination des États Schengen disparaîtraient, réduisant les temps de correspondance dans des hubs comme Francfort, Paris-CDG et Amsterdam. Les ressortissants de pays tiers titulaires d’un permis de séjour chypriote bénéficieraient d’une mobilité sans visa dans tout l’espace Schengen pour des courts séjours – un avantage compétitif pour les multinationales implantant leur personnel régional sur l’île. Les compagnies aériennes et les voyagistes prévoient déjà d’ajuster leurs programmes pour le lucratif marché Royaume-Uni–Chypre dès l’entrée en vigueur des nouvelles règles.
Le principal obstacle reste désormais politique. L’adhésion requiert l’unanimité du Conseil de l’UE. Les diplomates à Bruxelles rappellent que la Bulgarie et la Roumanie ont attendu plus d’une décennie après des évaluations techniques positives. Le ministre chypriote des Affaires étrangères, Constantinos Kombos, lance une offensive diplomatique pour obtenir un vote avant la fin 2026, arguant que le rôle géostratégique de l’île, les progrès récents en matière de contrôle migratoire et son usage solide des systèmes d’information européens constituent un argument de poids.
Les responsables de la mobilité en entreprise doivent suivre ce calendrier de près. Si l’approbation du Conseil est obtenue cet automne, les transporteurs devront reconfigurer les flux d’arrivée dans les aéroports européens dès le printemps 2027, et les salariés détachés titulaires d’un permis chypriote pourront commencer à planifier des déplacements professionnels sans visa à travers le bloc.
Bien que des questions politiquement sensibles subsistent – notamment la gestion de la « ligne verte » qui sépare les deux communautés de l’île ainsi que les bases souveraines britanniques – la Commission souligne que ces enjeux ne constituent pas un obstacle au niveau de la préparation technique. Les responsables notent que Chypre a clôturé environ 120 recommandations depuis l’évaluation de 2021, amélioré son interface du Système d’Information sur les Visas et est en bonne voie pour se connecter à l’EES, ETIAS et EURODAC d’ici le quatrième trimestre 2026.
L’adhésion transformerait les déplacements professionnels vers et depuis Chypre. Les contrôles de passeport sur les vols à destination des États Schengen disparaîtraient, réduisant les temps de correspondance dans des hubs comme Francfort, Paris-CDG et Amsterdam. Les ressortissants de pays tiers titulaires d’un permis de séjour chypriote bénéficieraient d’une mobilité sans visa dans tout l’espace Schengen pour des courts séjours – un avantage compétitif pour les multinationales implantant leur personnel régional sur l’île. Les compagnies aériennes et les voyagistes prévoient déjà d’ajuster leurs programmes pour le lucratif marché Royaume-Uni–Chypre dès l’entrée en vigueur des nouvelles règles.
Le principal obstacle reste désormais politique. L’adhésion requiert l’unanimité du Conseil de l’UE. Les diplomates à Bruxelles rappellent que la Bulgarie et la Roumanie ont attendu plus d’une décennie après des évaluations techniques positives. Le ministre chypriote des Affaires étrangères, Constantinos Kombos, lance une offensive diplomatique pour obtenir un vote avant la fin 2026, arguant que le rôle géostratégique de l’île, les progrès récents en matière de contrôle migratoire et son usage solide des systèmes d’information européens constituent un argument de poids.
Les responsables de la mobilité en entreprise doivent suivre ce calendrier de près. Si l’approbation du Conseil est obtenue cet automne, les transporteurs devront reconfigurer les flux d’arrivée dans les aéroports européens dès le printemps 2027, et les salariés détachés titulaires d’un permis chypriote pourront commencer à planifier des déplacements professionnels sans visa à travers le bloc.
Source : Lenta Cyprus