
Les discussions sur une éventuelle « suspension de l’Espagne de l’espace Schengen » qui ont envahi les réseaux sociaux après les événements de Ceuta n’ont aucun fondement juridique, ont expliqué des experts à Cadena SER le 31 juillet. Selon le Code frontières Schengen, un État membre peut rétablir **ses propres** contrôles aux frontières intérieures, mais il n’existe aucun mécanisme pour exclure un autre membre. Ces contrôles peuvent durer un mois (en cas de menace urgente) ou six mois (en cas de menace prévisible), avec possibilité de prolongation dans des cas exceptionnels, chaque prolongation devant être notifiée à la Commission européenne, au Conseil et au Parlement européen.
Comme l’Espagne et l’Italie ne partagent pas de frontière terrestre, la décision italienne vise les aéroports et les ports maritimes. Les compagnies aériennes devront effectuer des contrôles de type « sortie Schengen » aux portes d’embarquement en Espagne pour éviter des amendes liées au transport de passagers non admis. Pour les entreprises qui déplacent du personnel à travers l’UE, cela signifie le retour à des exigences spécifiques à chaque pays, comme les vérifications de visa et les enregistrements des travailleurs détachés, que Schengen avait justement pour but de simplifier.
Les cabinets d’avocats recommandent aux employés non européens titulaires d’un permis ICT, d’une carte bleue européenne ou d’un permis de transfert intra-entreprise de toujours avoir sur eux à la fois leur passeport et leur carte de séjour, car les forces de l’ordre aux frontières de destination pourraient ne pas avoir accès aux bases de données électroniques des titres de séjour. Les entreprises doivent également se préparer aux effets en cascade: si plusieurs États rétablissent des contrôles, le transport routier entre l’Espagne et le reste de l’Europe pourrait connaître des embouteillages rappelant la crise migratoire de 2015.
Les professionnels de la mobilité doivent suivre les revues de la « Coordination de l’analyse des risques » de la Commission, qui fixent le calendrier de fin ou de prolongation des contrôles. Un manquement de l’Italie (ou de tout autre État) à lever ces contrôles après 30 jours sans justification pourrait entraîner des procédures d’infraction, même si, en pratique, Bruxelles accorde souvent une certaine marge de manœuvre lorsque la migration ou la sécurité sont en jeu.
En résumé: Schengen ne disparaît pas, mais sa promesse de libre circulation sans entrave est de plus en plus soumise à des pressions politiques concrètes auxquelles les équipes RH et voyages doivent se préparer.
Comme l’Espagne et l’Italie ne partagent pas de frontière terrestre, la décision italienne vise les aéroports et les ports maritimes. Les compagnies aériennes devront effectuer des contrôles de type « sortie Schengen » aux portes d’embarquement en Espagne pour éviter des amendes liées au transport de passagers non admis. Pour les entreprises qui déplacent du personnel à travers l’UE, cela signifie le retour à des exigences spécifiques à chaque pays, comme les vérifications de visa et les enregistrements des travailleurs détachés, que Schengen avait justement pour but de simplifier.
Les cabinets d’avocats recommandent aux employés non européens titulaires d’un permis ICT, d’une carte bleue européenne ou d’un permis de transfert intra-entreprise de toujours avoir sur eux à la fois leur passeport et leur carte de séjour, car les forces de l’ordre aux frontières de destination pourraient ne pas avoir accès aux bases de données électroniques des titres de séjour. Les entreprises doivent également se préparer aux effets en cascade: si plusieurs États rétablissent des contrôles, le transport routier entre l’Espagne et le reste de l’Europe pourrait connaître des embouteillages rappelant la crise migratoire de 2015.
Les professionnels de la mobilité doivent suivre les revues de la « Coordination de l’analyse des risques » de la Commission, qui fixent le calendrier de fin ou de prolongation des contrôles. Un manquement de l’Italie (ou de tout autre État) à lever ces contrôles après 30 jours sans justification pourrait entraîner des procédures d’infraction, même si, en pratique, Bruxelles accorde souvent une certaine marge de manœuvre lorsque la migration ou la sécurité sont en jeu.
En résumé: Schengen ne disparaît pas, mais sa promesse de libre circulation sans entrave est de plus en plus soumise à des pressions politiques concrètes auxquelles les équipes RH et voyages doivent se préparer.
Source : Cadena SER
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