
De nouvelles données obtenues par The Journal via la loi sur la liberté d’information révèlent que les migrants en attente d’une expulsion forcée passent désormais en moyenne 29 jours en détention en Irlande, soit exactement la même durée médiane enregistrée en 2025. Entre janvier 2025 et le 8 septembre 2026, 477 personnes ont été détenues en lien avec des ordres d’expulsion; 277 ont déjà été expulsées cette année. La Commission irlandaise des droits de l’homme et de l’égalité (IHREC) souligne que ces chiffres illustrent la « forte dépendance du gouvernement à l’emprisonnement à des fins migratoires », malgré les recommandations légales qui préconisent que la détention soit un dernier recours. Les centres de détention de Cloverhill, Mountjoy et Dóchas accueillent la majorité des détenus, aggravant ainsi la surpopulation carcérale chronique, qui a conduit à placer plus de 1 000 détenus sur des matelas. Le ministre d’État à la Migration, Colm Brophy, défend cette politique, arguant que les ordres d’expulsion nécessitent une application stricte pour préserver la confiance du public dans le système. Les critiques, dont le député des Social Democrats Gary Gannon, dénoncent une « gestion irresponsable » des cas migratoires non criminels en prison, détournant des ressources précieuses des délinquants graves. Pour les équipes de mobilité internationale, ces données soulignent l’importance de contrôles proactifs de conformité aux visas pour les employés et leurs ayants droit. Les dépassements de séjour ou les renouvellements de permis de résidence ignorés peuvent rapidement évoluer, passant d’amendes administratives à des détentions de plusieurs semaines en attendant l’organisation d’expulsions par vols affrétés. Il est conseillé aux employeurs de vérifier les permis de résidence irlandais (IRP) expirant au moins 90 jours à l’avance et de fournir aux salariés des ressources juridiques en cas de recours en cours. Le ministère de la Justice affirme que des alternatives à la détention, comme la déclaration quotidienne à la Garda, existent, mais la publication FOI suggère qu’elles sont rarement mises en œuvre. L’IHREC réclame une surveillance indépendante, à l’image de l’Her Majesty’s Inspectorate of Prisons au Royaume-Uni, pour contrôler les opérations d’expulsion en Irlande.
Source : The Journal.ie
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Irlande.Plus de Irlande
Voir tout
Six migrants découverts dans un camion au port Europort de Rosslare relancent les contrôles dans les ports irlandais
Des problèmes opérationnels contraignent Irish Ferries à annuler les prochaines traversées Dublin–Cherbourg