
Lors d'une réunion ministérielle à Riga le 10 décembre, le Royaume-Uni a signé une déclaration informelle avec 26 autres États européens appelant à des « contraintes pragmatiques » sur certains articles clés de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) appliqués aux cas de migration. Rédigé par le Danemark et l’Italie, ce texte vise à restreindre la portée de l’article 3 (interdiction des traitements inhumains) et de l’article 8 (droit à la vie familiale) afin de faciliter l’expulsion des demandeurs d’asile déboutés et des étrangers condamnés.
La France, l’Allemagne et l’Espagne ont refusé d’endosser ce texte, préférant soutenir un communiqué officiel du Conseil de l’Europe qui réaffirme les normes actuelles en matière de droits humains. Ce désaccord illustre les tensions croissantes entre les gouvernements soumis à la pression politique de freiner l’immigration irrégulière et ceux qui mettent en garde contre un affaiblissement des garanties juridiques établies après la guerre.
Pour le Royaume-Uni, cette initiative marque un tournant, passant des menaces ouvertes de quitter la CEDH — caractéristique des précédents gouvernements conservateurs — à la construction d’une coalition en faveur d’une réforme progressive susceptible, en théorie, de résister à un recours devant Strasbourg. Des sources du ministère de l’Intérieur assurent que les protections contre la torture resteront absolues, mais les ONG craignent que la formulation ne remette en cause des jurisprudences qui empêchent actuellement les expulsions vers des pays tiers jugés dangereux.
Les équipes de mobilité internationale des entreprises doivent suivre ce débat de près: un assouplissement des protections de l’article 8 pourrait compliquer les recours des expatriés de longue durée condamnés pour des infractions mineures, tandis que la facilitation du traitement des dossiers dans des pays tiers pourrait à terme modifier le profil de risque pour le transfert de collaborateurs aux structures familiales complexes.
La France, l’Allemagne et l’Espagne ont refusé d’endosser ce texte, préférant soutenir un communiqué officiel du Conseil de l’Europe qui réaffirme les normes actuelles en matière de droits humains. Ce désaccord illustre les tensions croissantes entre les gouvernements soumis à la pression politique de freiner l’immigration irrégulière et ceux qui mettent en garde contre un affaiblissement des garanties juridiques établies après la guerre.
Pour le Royaume-Uni, cette initiative marque un tournant, passant des menaces ouvertes de quitter la CEDH — caractéristique des précédents gouvernements conservateurs — à la construction d’une coalition en faveur d’une réforme progressive susceptible, en théorie, de résister à un recours devant Strasbourg. Des sources du ministère de l’Intérieur assurent que les protections contre la torture resteront absolues, mais les ONG craignent que la formulation ne remette en cause des jurisprudences qui empêchent actuellement les expulsions vers des pays tiers jugés dangereux.
Les équipes de mobilité internationale des entreprises doivent suivre ce débat de près: un assouplissement des protections de l’article 8 pourrait compliquer les recours des expatriés de longue durée condamnés pour des infractions mineures, tandis que la facilitation du traitement des dossiers dans des pays tiers pourrait à terme modifier le profil de risque pour le transfert de collaborateurs aux structures familiales complexes.
Source : The Guardian
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