
Le débat sur l’immigration en Italie a pris une tournure dramatique le 30 janvier, lorsqu’une coalition de groupes d’extrême droite, se faisant appeler le Comité pour la Remigration et la Reconquête, a déposé une pétition d’initiative populaire pour une loi sur la « remigration ». Selon l’article 71 de la Constitution, toute proposition recueillant 50 000 signatures certifiées en six mois doit être inscrite à l’ordre du jour du Parlement. Les organisateurs ont annoncé avoir récolté plus de 15 000 signatures dès la première matinée, laissant présager un franchissement rapide du seuil requis.
Le projet de loi prévoit la création d’un nouvel Institut de la Remigration doté de pouvoirs étendus pour expulser tous les migrants en situation irrégulière, ainsi que les citoyens italiens naturalisés condamnés pour certains crimes. Les migrants en situation régulière se verraient proposer des incitations financières pour retourner « volontairement » dans leur pays d’origine, tandis que ceux qui refuseraient pourraient faire l’objet d’une expulsion forcée. Les détracteurs soulignent que le texte s’inspire presque mot pour mot d’un plan publié par l’extrémiste autrichien Martin Sellner et contrevient à plusieurs directives européennes sur la libre circulation.
Sur le plan politique, cette initiative place la coalition de droite de la Première ministre Giorgia Meloni dans une position délicate. Les députés de la Ligue de Matteo Salvini ont rapidement exprimé leur soutien, tandis que les membres du parti Frères d’Italie de Meloni sont restés silencieux. Les députés du centre-gauche et les libéraux ont interrompu la conférence de presse des pétitionnaires, les accusant de faire renaître les lois raciales de l’époque mussolinienne. Si le Parlement débat du projet, les partis traditionnels seront contraints de se prononcer sur des mesures plébiscitées par les électeurs les plus durs, mais redoutées par les milieux économiques, qui craignent un aggravement des pénuries de main-d’œuvre et un impact négatif sur la réputation de l’Italie auprès des investisseurs.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cette proposition, bien qu’encore loin d’être adoptée, constitue un signal précoce de l’orientation que souhaitent donner certains courants politiques italiens aux règles d’immigration. Les entreprises employant des ressortissants de pays tiers doivent suivre de près ce débat et être prêtes à rassurer leurs collaborateurs sur les voies légales actuelles d’immigration, qui restent inchangées pour l’instant. Si la mesure progresse, il faudra s’attendre à des coûts de conformité accrus, à des enjeux réputationnels et à des difficultés potentielles pour relocaliser des citoyens binationaux ayant des antécédents judiciaires.
Le projet de loi prévoit la création d’un nouvel Institut de la Remigration doté de pouvoirs étendus pour expulser tous les migrants en situation irrégulière, ainsi que les citoyens italiens naturalisés condamnés pour certains crimes. Les migrants en situation régulière se verraient proposer des incitations financières pour retourner « volontairement » dans leur pays d’origine, tandis que ceux qui refuseraient pourraient faire l’objet d’une expulsion forcée. Les détracteurs soulignent que le texte s’inspire presque mot pour mot d’un plan publié par l’extrémiste autrichien Martin Sellner et contrevient à plusieurs directives européennes sur la libre circulation.
Sur le plan politique, cette initiative place la coalition de droite de la Première ministre Giorgia Meloni dans une position délicate. Les députés de la Ligue de Matteo Salvini ont rapidement exprimé leur soutien, tandis que les membres du parti Frères d’Italie de Meloni sont restés silencieux. Les députés du centre-gauche et les libéraux ont interrompu la conférence de presse des pétitionnaires, les accusant de faire renaître les lois raciales de l’époque mussolinienne. Si le Parlement débat du projet, les partis traditionnels seront contraints de se prononcer sur des mesures plébiscitées par les électeurs les plus durs, mais redoutées par les milieux économiques, qui craignent un aggravement des pénuries de main-d’œuvre et un impact négatif sur la réputation de l’Italie auprès des investisseurs.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cette proposition, bien qu’encore loin d’être adoptée, constitue un signal précoce de l’orientation que souhaitent donner certains courants politiques italiens aux règles d’immigration. Les entreprises employant des ressortissants de pays tiers doivent suivre de près ce débat et être prêtes à rassurer leurs collaborateurs sur les voies légales actuelles d’immigration, qui restent inchangées pour l’instant. Si la mesure progresse, il faudra s’attendre à des coûts de conformité accrus, à des enjeux réputationnels et à des difficultés potentielles pour relocaliser des citoyens binationaux ayant des antécédents judiciaires.
Source : Financial Times
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