
La Commission européenne a publié le 31 janvier 2026 une mise à jour de sa liste publique des notifications de contrôles aux « frontières intérieures » de l’espace Schengen, confirmant qu’Autriche maintiendra ses contrôles terrestres avec la République tchèque pour une nouvelle période de six mois, du 16 décembre 2025 au 15 juin 2026.
Contrairement aux contrôles ponctuels habituels avant la crise migratoire de 2015, le régime actuel autorise la police autrichienne à arrêter tous les véhicules sur l’A5/D2, la B7 et d’autres routes transfrontalières secondaires, ainsi que les trains longue distance comme le Railjet Prague–Vienne. Les agents demandent aux voyageurs de présenter un passeport ou une carte d’identité nationale et, dans certains cas, une preuve d’hébergement ou de ressources financières. Bien que la frontière reste à l’intérieur de l’espace Schengen, le passeport n’est plus une simple formalité: les voyageurs sans pièce d’identité valide se voient refuser l’entrée, et les chauffeurs professionnels signalent des files d’attente pouvant atteindre 45 minutes aux heures de pointe.
Le ministère de l’Intérieur à Vienne justifie cette mesure par la nécessité de faire face aux « menaces continues liées à la migration irrégulière via la route des Balkans occidentaux » ainsi qu’aux risques sécuritaires accrus liés à la guerre en Ukraine et à la situation au Moyen-Orient. Bruxelles a accepté à contrecœur cette prolongation, en insistant sur le fait que ces contrôles doivent rester « une mesure de dernier recours » et être proportionnés à la menace. L’Autriche rejoint ainsi l’Allemagne et la Slovénie, qui prolongent également leurs contrôles jusqu’en 2026, repoussant les limites de ce que le droit européen envisageait initialement comme une exception d’urgence de quelques mois.
Pour les entreprises tchèques, cette prolongation est plus qu’une simple gêne politique. Les chambres de commerce régionales estiment que les chaînes d’approvisionnement dans l’automobile et l’électronique perdent environ 1 million d’euros par semaine en heures supplémentaires des chauffeurs et en créneaux de livraison manqués. Les services RH des multinationales implantées en Moravie du Sud conseillent aux travailleurs frontaliers de toujours porter une lettre d’emploi et de prévoir un temps de trajet supplémentaire pour les équipes du matin. Les opérateurs ferroviaires de passagers ont commencé à publier des horaires de secours intégrant 20 à 30 minutes supplémentaires sur les trajets vers Vienne et au-delà.
Conseils pratiques pour les responsables mobilité:
• Veillez à ce que les salariés tchèques en mission ou transitant par l’Autriche disposent d’un passeport ou d’une carte d’identité européenne valide, même pour de courts déplacements professionnels.
• Réévaluez les plannings logistiques « juste-à-temps » qui reposent sur des livraisons transfrontalières le jour même.
• Informez les employés que la libre circulation sans pièce d’identité dans l’espace Schengen reste suspendue à la frontière terrestre tchèque-autrichienne au moins jusqu’à mi-juin, avec une possible nouvelle prolongation.
À plus long terme, les entreprises doivent suivre les discussions de la Commission sur une réforme proposée du Code frontières Schengen, qui obligerait les États membres à lever les contrôles après un maximum de deux ans ou à les remplacer par des contrôles policiers plus ciblés, éloignés de la frontière.
Contrairement aux contrôles ponctuels habituels avant la crise migratoire de 2015, le régime actuel autorise la police autrichienne à arrêter tous les véhicules sur l’A5/D2, la B7 et d’autres routes transfrontalières secondaires, ainsi que les trains longue distance comme le Railjet Prague–Vienne. Les agents demandent aux voyageurs de présenter un passeport ou une carte d’identité nationale et, dans certains cas, une preuve d’hébergement ou de ressources financières. Bien que la frontière reste à l’intérieur de l’espace Schengen, le passeport n’est plus une simple formalité: les voyageurs sans pièce d’identité valide se voient refuser l’entrée, et les chauffeurs professionnels signalent des files d’attente pouvant atteindre 45 minutes aux heures de pointe.
Le ministère de l’Intérieur à Vienne justifie cette mesure par la nécessité de faire face aux « menaces continues liées à la migration irrégulière via la route des Balkans occidentaux » ainsi qu’aux risques sécuritaires accrus liés à la guerre en Ukraine et à la situation au Moyen-Orient. Bruxelles a accepté à contrecœur cette prolongation, en insistant sur le fait que ces contrôles doivent rester « une mesure de dernier recours » et être proportionnés à la menace. L’Autriche rejoint ainsi l’Allemagne et la Slovénie, qui prolongent également leurs contrôles jusqu’en 2026, repoussant les limites de ce que le droit européen envisageait initialement comme une exception d’urgence de quelques mois.
Pour les entreprises tchèques, cette prolongation est plus qu’une simple gêne politique. Les chambres de commerce régionales estiment que les chaînes d’approvisionnement dans l’automobile et l’électronique perdent environ 1 million d’euros par semaine en heures supplémentaires des chauffeurs et en créneaux de livraison manqués. Les services RH des multinationales implantées en Moravie du Sud conseillent aux travailleurs frontaliers de toujours porter une lettre d’emploi et de prévoir un temps de trajet supplémentaire pour les équipes du matin. Les opérateurs ferroviaires de passagers ont commencé à publier des horaires de secours intégrant 20 à 30 minutes supplémentaires sur les trajets vers Vienne et au-delà.
Conseils pratiques pour les responsables mobilité:
• Veillez à ce que les salariés tchèques en mission ou transitant par l’Autriche disposent d’un passeport ou d’une carte d’identité européenne valide, même pour de courts déplacements professionnels.
• Réévaluez les plannings logistiques « juste-à-temps » qui reposent sur des livraisons transfrontalières le jour même.
• Informez les employés que la libre circulation sans pièce d’identité dans l’espace Schengen reste suspendue à la frontière terrestre tchèque-autrichienne au moins jusqu’à mi-juin, avec une possible nouvelle prolongation.
À plus long terme, les entreprises doivent suivre les discussions de la Commission sur une réforme proposée du Code frontières Schengen, qui obligerait les États membres à lever les contrôles après un maximum de deux ans ou à les remplacer par des contrôles policiers plus ciblés, éloignés de la frontière.
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