
La décision choc de l’Espagne la semaine dernière d’accorder un statut légal à environ 500 000 migrants en situation irrégulière a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le débat migratoire belge. Dans un article publié le 3 février pour The Brussels Times, la journaliste Isabella Vivian souligne que la coalition de gauche à Madrid ouvrira une voie accélérée vers le permis de séjour pour toute personne arrivée avant le 31 décembre 2025 et pouvant justifier d’un casier judiciaire vierge. Ce décret, qui entrera en vigueur en avril, vise à pallier les graves pénuries de main-d’œuvre et à intégrer dans le système fiscal espagnol les travailleurs actuellement dans l’économie informelle.
Des universitaires et ONG belges estiment que cette initiative espagnole met en lumière la direction radicalement différente prise à Bruxelles depuis l’arrivée au pouvoir, il y a un an jour pour jour, de la coalition de droite menée par le Premier ministre Bart De Wever. La Belgique privilégie une régularisation « structurelle » lente, au cas par cas, tout en durcissant les conditions de revenus pour le regroupement familial et en augmentant à 1 000 € les frais de demande de naturalisation. Thomas Huddleston, de l’Université de Liège, souligne que ce nouveau tarif exclut de fait la moitié des travailleurs belges ordinaires souhaitant faire venir un conjoint ou obtenir la nationalité.
Les détracteurs mettent en garde contre le risque que cette politique plus stricte pousse les personnes sans papiers encore plus dans la clandestinité, privant ainsi l’économie de personnels indispensables dans la logistique, les soins, l’hôtellerie et la construction. La fédération patronale Voka estime à 210 000 le nombre de postes vacants non pourvus à l’échelle nationale, malgré un taux d’emploi record. « L’Europe a besoin de migrants pour sa main-d’œuvre », rappelle Amanda Klekowski von Koppenfels, chercheuse à l’Université de Kent, en soulignant le vieillissement démographique.
Pour l’instant, le gouvernement fédéral ne montre aucun intérêt pour une amnistie exceptionnelle. La secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), affirme que les voies existantes sont « suffisantes et proportionnées », arguant qu’une régularisation massive enverrait un mauvais signal aux passeurs. Pourtant, le précédent espagnol relance le débat: des députés écologistes et socialistes de l’opposition ont déjà demandé une audition parlementaire prévue plus tard ce mois-ci. Les employeurs multinationaux présents en Belgique doivent suivre cette discussion de près; un virage vers une régularisation plus large pourrait ouvrir un nouveau vivier légal de talents et faciliter la conformité pour les sous-traitants qui peinent actuellement avec le travail au noir.
Des universitaires et ONG belges estiment que cette initiative espagnole met en lumière la direction radicalement différente prise à Bruxelles depuis l’arrivée au pouvoir, il y a un an jour pour jour, de la coalition de droite menée par le Premier ministre Bart De Wever. La Belgique privilégie une régularisation « structurelle » lente, au cas par cas, tout en durcissant les conditions de revenus pour le regroupement familial et en augmentant à 1 000 € les frais de demande de naturalisation. Thomas Huddleston, de l’Université de Liège, souligne que ce nouveau tarif exclut de fait la moitié des travailleurs belges ordinaires souhaitant faire venir un conjoint ou obtenir la nationalité.
Les détracteurs mettent en garde contre le risque que cette politique plus stricte pousse les personnes sans papiers encore plus dans la clandestinité, privant ainsi l’économie de personnels indispensables dans la logistique, les soins, l’hôtellerie et la construction. La fédération patronale Voka estime à 210 000 le nombre de postes vacants non pourvus à l’échelle nationale, malgré un taux d’emploi record. « L’Europe a besoin de migrants pour sa main-d’œuvre », rappelle Amanda Klekowski von Koppenfels, chercheuse à l’Université de Kent, en soulignant le vieillissement démographique.
Pour l’instant, le gouvernement fédéral ne montre aucun intérêt pour une amnistie exceptionnelle. La secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), affirme que les voies existantes sont « suffisantes et proportionnées », arguant qu’une régularisation massive enverrait un mauvais signal aux passeurs. Pourtant, le précédent espagnol relance le débat: des députés écologistes et socialistes de l’opposition ont déjà demandé une audition parlementaire prévue plus tard ce mois-ci. Les employeurs multinationaux présents en Belgique doivent suivre cette discussion de près; un virage vers une régularisation plus large pourrait ouvrir un nouveau vivier légal de talents et faciliter la conformité pour les sous-traitants qui peinent actuellement avec le travail au noir.
Source : The Brussels Times
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