
Le très attendu Système européen d’information et d’autorisation de voyage (ETIAS) de l’Union européenne a franchi une étape décisive le 4 février, lorsque les autorités ont confirmé que les frais de dossier s’élèveraient à 20 € — soit 5 € de plus que dans les versions précédentes — et seraient exigibles pour les voyageurs âgés de 18 à 70 ans provenant de 59 pays exemptés de visa, dont le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie.
Bien que l’ETIAS soit souvent présenté comme une « exemption de visa », il fonctionne davantage comme l’ESTA américain: les candidats remplissent un formulaire en ligne, téléchargent les données de leur passeport et répondent à des questions de sécurité; la plupart des autorisations sont délivrées en quelques minutes et restent valables trois ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Point crucial pour les équipes de mobilité d’entreprise, cette autorisation sera requise pour chaque séjour de courte durée, jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, dans les 29 pays membres de l’espace Schengen ainsi qu’à Chypre — ce qui signifie que les cadres se rendant à une réunion à Zurich ou les chercheurs pharmaceutiques participant à un congrès à Bâle devront disposer d’un ETIAS valide lié à leur passeport avant d’embarquer.
Cette décision tarifaire est importante pour les entreprises basées en Suisse qui accueillent régulièrement un grand nombre de visiteurs hors UE. Les services des ressources humaines et de gestion des voyages doivent mettre à jour les lettres d’invitation, les modèles de budget et les listes de contrôle préalables à l’arrivée pour intégrer ce nouveau coût, notamment pour les voyageurs fréquents dont l’ETIAS pourrait nécessiter un renouvellement en cours de mission. Les employeurs doivent également suivre le calendrier de déploiement: Bruxelles annonce désormais un lancement « fin 2026 », après la mise en service complète du Système d’entrée/sortie (EES), suivi d’une phase transitoire où l’ETIAS sera fortement recommandé mais pas encore obligatoire.
Les organismes suisses du tourisme ont globalement salué cette clarification tarifaire, tout en appelant l’UE à lancer une campagne d’information mondiale pour éviter les mauvaises surprises de dernière minute. Les hôteliers du canton alpin des Grisons ont confié aux médias locaux que les touristes hivernaux américains confondent souvent ETIAS et EES, pensant qu’une seule inscription couvre les deux systèmes. Les associations professionnelles réclament des portails intégrés, multilingues, ainsi qu’une option de paiement unique pour faciliter les démarches.
Du point de vue de la conformité, les douaniers suisses vérifieront automatiquement le statut ETIAS lors du scan du passeport dans les bornes EES. Les transporteurs qui achemineraient des passagers sans autorisation valide s’exposent à des amendes, si bien que les compagnies aériennes desservant Zurich et Genève devraient intégrer un contrôle ETIAS dans les procédures d’enregistrement en ligne et à l’aéroport, à l’image du système ESTA aux États-Unis.
Bien que l’ETIAS soit souvent présenté comme une « exemption de visa », il fonctionne davantage comme l’ESTA américain: les candidats remplissent un formulaire en ligne, téléchargent les données de leur passeport et répondent à des questions de sécurité; la plupart des autorisations sont délivrées en quelques minutes et restent valables trois ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Point crucial pour les équipes de mobilité d’entreprise, cette autorisation sera requise pour chaque séjour de courte durée, jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, dans les 29 pays membres de l’espace Schengen ainsi qu’à Chypre — ce qui signifie que les cadres se rendant à une réunion à Zurich ou les chercheurs pharmaceutiques participant à un congrès à Bâle devront disposer d’un ETIAS valide lié à leur passeport avant d’embarquer.
Cette décision tarifaire est importante pour les entreprises basées en Suisse qui accueillent régulièrement un grand nombre de visiteurs hors UE. Les services des ressources humaines et de gestion des voyages doivent mettre à jour les lettres d’invitation, les modèles de budget et les listes de contrôle préalables à l’arrivée pour intégrer ce nouveau coût, notamment pour les voyageurs fréquents dont l’ETIAS pourrait nécessiter un renouvellement en cours de mission. Les employeurs doivent également suivre le calendrier de déploiement: Bruxelles annonce désormais un lancement « fin 2026 », après la mise en service complète du Système d’entrée/sortie (EES), suivi d’une phase transitoire où l’ETIAS sera fortement recommandé mais pas encore obligatoire.
Les organismes suisses du tourisme ont globalement salué cette clarification tarifaire, tout en appelant l’UE à lancer une campagne d’information mondiale pour éviter les mauvaises surprises de dernière minute. Les hôteliers du canton alpin des Grisons ont confié aux médias locaux que les touristes hivernaux américains confondent souvent ETIAS et EES, pensant qu’une seule inscription couvre les deux systèmes. Les associations professionnelles réclament des portails intégrés, multilingues, ainsi qu’une option de paiement unique pour faciliter les démarches.
Du point de vue de la conformité, les douaniers suisses vérifieront automatiquement le statut ETIAS lors du scan du passeport dans les bornes EES. Les transporteurs qui achemineraient des passagers sans autorisation valide s’exposent à des amendes, si bien que les compagnies aériennes desservant Zurich et Genève devraient intégrer un contrôle ETIAS dans les procédures d’enregistrement en ligne et à l’aéroport, à l’image du système ESTA aux États-Unis.
Source : The Times (London)
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