
Un tribunal fédéral à Eugene, Oregon, a rendu une injonction préliminaire majeure limitant drastiquement la capacité des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à procéder à des arrestations civiles en matière d’immigration sans mandat judiciaire. Le juge Mustafa Kasubhai a statué le 5 février que de telles arrestations violent les quatrième et cinquième amendements, sauf si les agents peuvent démontrer un risque clair de fuite. Cette décision fait suite à un recours collectif déposé par l’association Innovation Law Lab, après que plusieurs résidents de longue date ont été arrêtés lors de contrôles routiers de routine ou de visites au tribunal.
Le tribunal a dénoncé ce qu’il a qualifié de culture « arrêter d’abord, justifier ensuite », citant notamment des cas où des agents ont dégainé leurs armes en arrêtant des personnes disposant de permis de travail valides ou de demandes de visa en cours. En accordant l’injonction, le juge Kasubhai s’est aligné sur des décisions antérieures rendues au Colorado et dans le district de Columbia, qui interdisaient les détentions sans mandat sauf en cas d’urgence.
Concrètement, cette décision oblige le bureau de terrain de l’ICE à Portland à obtenir un mandat d’un juge en immigration ou d’un magistrat fédéral avant de placer quelqu’un en garde à vue, sauf en cas d’urgence très précise. Les entreprises employant des étrangers en Oregon peuvent s’attendre à une diminution des descentes sur les lieux de travail, mais pourraient voir une augmentation des contrôles « silencieux » des formulaires I-9, alors que l’application de la loi se déplace du terrain vers les bureaux.
Les experts juridiques soulignent que, bien que cette injonction ne concerne que l’Oregon, elle pourrait avoir des répercussions à l’échelle nationale si d’autres juridictions adoptent une logique similaire. Le Département de la Sécurité intérieure n’a pas encore indiqué s’il ferait appel, mais une demande de suspension est jugée probable compte tenu des enjeux politiques.
Pour les gestionnaires de mobilité, ce jugement rappelle l’importance de tenir des dossiers I-9 impeccables et de s’assurer que les travailleurs étrangers portent sur eux une preuve de leur statut, notamment leur carte d’autorisation d’emploi, lorsqu’ils se déplacent dans l’État. Cette décision pourrait également encourager les autorités locales à renforcer les protections de type « sanctuaire » avant les élections de mi-mandat en novembre.
Le tribunal a dénoncé ce qu’il a qualifié de culture « arrêter d’abord, justifier ensuite », citant notamment des cas où des agents ont dégainé leurs armes en arrêtant des personnes disposant de permis de travail valides ou de demandes de visa en cours. En accordant l’injonction, le juge Kasubhai s’est aligné sur des décisions antérieures rendues au Colorado et dans le district de Columbia, qui interdisaient les détentions sans mandat sauf en cas d’urgence.
Concrètement, cette décision oblige le bureau de terrain de l’ICE à Portland à obtenir un mandat d’un juge en immigration ou d’un magistrat fédéral avant de placer quelqu’un en garde à vue, sauf en cas d’urgence très précise. Les entreprises employant des étrangers en Oregon peuvent s’attendre à une diminution des descentes sur les lieux de travail, mais pourraient voir une augmentation des contrôles « silencieux » des formulaires I-9, alors que l’application de la loi se déplace du terrain vers les bureaux.
Les experts juridiques soulignent que, bien que cette injonction ne concerne que l’Oregon, elle pourrait avoir des répercussions à l’échelle nationale si d’autres juridictions adoptent une logique similaire. Le Département de la Sécurité intérieure n’a pas encore indiqué s’il ferait appel, mais une demande de suspension est jugée probable compte tenu des enjeux politiques.
Pour les gestionnaires de mobilité, ce jugement rappelle l’importance de tenir des dossiers I-9 impeccables et de s’assurer que les travailleurs étrangers portent sur eux une preuve de leur statut, notamment leur carte d’autorisation d’emploi, lorsqu’ils se déplacent dans l’État. Cette décision pourrait également encourager les autorités locales à renforcer les protections de type « sanctuaire » avant les élections de mi-mandat en novembre.
Source : Associated Press
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