
Le nouveau ministre de l’Intérieur allemand, Alexander Dobrindt (CSU), a confirmé que les contrôles d’identité temporaires réintroduits aux neuf frontières terrestres de l’Allemagne ne prendront pas fin le 15 mars, comme prévu initialement. Lors d’une interview accordée au Bild-Zeitung le 15 février au soir, Dobrindt a annoncé une prolongation de six mois supplémentaires, qualifiant cette mesure d’« élément essentiel de notre réforme de la politique migratoire ».
Ce dispositif, initialement mis en place en réponse à une hausse des arrivées irrégulières sur la route des Balkans à l’automne 2024, entre désormais dans sa troisième période de prolongation. Les unités de la police fédérale continueront donc à contrôler les voitures, autocars et trains en provenance d’Autriche, de République tchèque, de Pologne, du Danemark, des Pays-Bas, du Luxembourg, de France et de Suisse. Conformément à l’article 25 du Code frontières Schengen, ces contrôles peuvent être renouvelés par périodes de six mois en cas de « menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure ».
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur cités par Dobrindt, près de 68 000 entrées non autorisées ont été interceptées et plus de 46 000 personnes refoulées depuis mai 2025. Le gouvernement soutient que ces contrôles ont considérablement réduit les demandes d’asile: 7 649 premières demandes ont été déposées en janvier 2026, soit près de 50 % de moins qu’un an auparavant. Les détracteurs dénoncent en revanche des pertes de temps pouvant atteindre 45 minutes pour les navetteurs et les entreprises de logistique à certains points de passage, et estiment que ces contrôles portent atteinte aux libertés garanties par l’espace Schengen.
Pour les responsables de la mobilité d’entreprise et de la chaîne d’approvisionnement, cette prolongation signifie au moins sept mois supplémentaires de retards potentiels sur des axes clés de fret comme l’A4 (Dresde–Wrocław) et l’A5 (Bâle–Francfort). Les opérateurs d’autocars devront continuer à prévoir des marges supplémentaires, tandis que les compagnies ferroviaires maintiendront les contrôles d’identité à bord sur des lignes telles que Munich–Salzbourg et Dresde–Prague. Les multinationales qui déplacent du personnel à travers les frontières sont invitées à conseiller à leurs voyageurs de toujours avoir sur eux un passeport ou une carte d’identité nationale, même pour des déplacements quotidiens, et à anticiper des temps de transfert plus longs lors de la planification de réunions ou de changements d’équipe.
À plus long terme, les avocats spécialisés en droit migratoire prévoient une pression renouvelée sur Berlin pour lever ces contrôles dès l’entrée en vigueur, en juin 2026, du Pacte européen réformé sur l’asile et la migration. Si ce pacte permet d’accélérer les procédures aux frontières extérieures, l’Allemagne pourrait avoir plus de difficultés à justifier des contrôles internes permanents. En attendant, l’annonce de Dobrindt marque la normalisation des contrôles « temporaires » aux frontières pour la première économie de l’espace Schengen.
Ce dispositif, initialement mis en place en réponse à une hausse des arrivées irrégulières sur la route des Balkans à l’automne 2024, entre désormais dans sa troisième période de prolongation. Les unités de la police fédérale continueront donc à contrôler les voitures, autocars et trains en provenance d’Autriche, de République tchèque, de Pologne, du Danemark, des Pays-Bas, du Luxembourg, de France et de Suisse. Conformément à l’article 25 du Code frontières Schengen, ces contrôles peuvent être renouvelés par périodes de six mois en cas de « menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure ».
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur cités par Dobrindt, près de 68 000 entrées non autorisées ont été interceptées et plus de 46 000 personnes refoulées depuis mai 2025. Le gouvernement soutient que ces contrôles ont considérablement réduit les demandes d’asile: 7 649 premières demandes ont été déposées en janvier 2026, soit près de 50 % de moins qu’un an auparavant. Les détracteurs dénoncent en revanche des pertes de temps pouvant atteindre 45 minutes pour les navetteurs et les entreprises de logistique à certains points de passage, et estiment que ces contrôles portent atteinte aux libertés garanties par l’espace Schengen.
Pour les responsables de la mobilité d’entreprise et de la chaîne d’approvisionnement, cette prolongation signifie au moins sept mois supplémentaires de retards potentiels sur des axes clés de fret comme l’A4 (Dresde–Wrocław) et l’A5 (Bâle–Francfort). Les opérateurs d’autocars devront continuer à prévoir des marges supplémentaires, tandis que les compagnies ferroviaires maintiendront les contrôles d’identité à bord sur des lignes telles que Munich–Salzbourg et Dresde–Prague. Les multinationales qui déplacent du personnel à travers les frontières sont invitées à conseiller à leurs voyageurs de toujours avoir sur eux un passeport ou une carte d’identité nationale, même pour des déplacements quotidiens, et à anticiper des temps de transfert plus longs lors de la planification de réunions ou de changements d’équipe.
À plus long terme, les avocats spécialisés en droit migratoire prévoient une pression renouvelée sur Berlin pour lever ces contrôles dès l’entrée en vigueur, en juin 2026, du Pacte européen réformé sur l’asile et la migration. Si ce pacte permet d’accélérer les procédures aux frontières extérieures, l’Allemagne pourrait avoir plus de difficultés à justifier des contrôles internes permanents. En attendant, l’annonce de Dobrindt marque la normalisation des contrôles « temporaires » aux frontières pour la première économie de l’espace Schengen.
Source : Merkur / Krone
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