
La Haute Cour d’Irlande a statué le 19 février que l’État doit verser respectivement 9 500 € et 6 000 € à deux demandeurs de protection internationale – un Afghan et un Indien – qui ont dormi à la rue à Dublin pendant plus de deux mois début 2023, faute de places disponibles dans le système d’accueil. Le juge Cian Ferriter a estimé que le gouvernement avait manqué à ses obligations européennes en matière de « conditions matérielles d’accueil » selon la directive de 2013.
Cette décision fait suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’UE rendu en août dernier, qui confirmait que les pressions sur les capacités d’accueil ne dispensent pas les États membres de respecter les normes minimales. Environ 50 autres recours en dommages et intérêts, liés à la crise d’hébergement de janvier à juin 2023, devraient désormais s’appuyer sur ce précédent.
Pour le ministère de la Justice, qui consacre déjà 1,2 milliard d’euros par an à l’hébergement, ces indemnisations – bien que modestes – signalent un risque budgétaire accru et un regain de contrôle politique sur la gestion des situations d’urgence, alors que les arrivées restent nombreuses.
Conséquences en matière de mobilité: certains employeurs privés recrutent occasionnellement des demandeurs de protection via le régime des permis de travail; ce jugement accroît la probabilité que les futurs demandeurs bénéficient rapidement des aides légales, réduisant ainsi les risques en matière de responsabilité sociale des entreprises et d’image pour les employeurs intervenant en urgence. Les entreprises fournissant du personnel aux centres d’accueil gérés par l’État doivent également se préparer à des accords de service plus stricts et à des contrôles renforcés.
Les conseillers juridiques estiment que l’État décidera dans les semaines à venir s’il fait appel; dans le cas contraire, les négociations pour régler les 50 autres dossiers pourraient s’achever d’ici mi-2026.
Cette décision fait suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’UE rendu en août dernier, qui confirmait que les pressions sur les capacités d’accueil ne dispensent pas les États membres de respecter les normes minimales. Environ 50 autres recours en dommages et intérêts, liés à la crise d’hébergement de janvier à juin 2023, devraient désormais s’appuyer sur ce précédent.
Pour le ministère de la Justice, qui consacre déjà 1,2 milliard d’euros par an à l’hébergement, ces indemnisations – bien que modestes – signalent un risque budgétaire accru et un regain de contrôle politique sur la gestion des situations d’urgence, alors que les arrivées restent nombreuses.
Conséquences en matière de mobilité: certains employeurs privés recrutent occasionnellement des demandeurs de protection via le régime des permis de travail; ce jugement accroît la probabilité que les futurs demandeurs bénéficient rapidement des aides légales, réduisant ainsi les risques en matière de responsabilité sociale des entreprises et d’image pour les employeurs intervenant en urgence. Les entreprises fournissant du personnel aux centres d’accueil gérés par l’État doivent également se préparer à des accords de service plus stricts et à des contrôles renforcés.
Les conseillers juridiques estiment que l’État décidera dans les semaines à venir s’il fait appel; dans le cas contraire, les négociations pour régler les 50 autres dossiers pourraient s’achever d’ici mi-2026.
Source : The Irish Times
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