
Le 7 mars 2026, le ministère de l’Intérieur polonais a confirmé les informations de presse selon lesquelles la loi spéciale de 2022 pour les Ukrainiens sera supprimée le 4 mars 2027. Cette décision, annoncée initialement lors d’une interview à Polskie Radio et relayée par le média ukrainien Obozrevatel, signifie qu’environ un million d’Ukrainiens entrés en Pologne sous le régime de protection temporaire de l’UE devront, dans les 12 prochains mois, soit (1) demander un titre de séjour temporaire ou permanent selon la loi ordinaire sur les étrangers, soit (2) quitter le territoire.
Cette mesure ne met pas fin à la protection du jour au lendemain. Les numéros PESEL-UKR, qui légalisent le séjour et donnent un accès immédiat au marché du travail, resteront valides jusqu’au 4 mars 2027. Toutefois, les titulaires doivent fournir les données manquantes de leur passeport avant le 31 août 2026 et entamer rapidement leur demande de titre de séjour pour éviter les engorgements. Varsovie a déjà suspendu les délais habituels de traitement des demandes d’immigration jusqu’au 4 mars 2026; cette suspension prendra fin, et les délais standards (généralement 60 à 90 jours pour les décisions de permis de travail et jusqu’à six mois pour les cartes de séjour) seront de nouveau appliqués.
Pour les employeurs, ce changement a d’importantes conséquences sur la planification des ressources humaines. Depuis 2022, les ressortissants ukrainiens ont comblé des besoins cruciaux dans le commerce de détail, l’hôtellerie et l’industrie légère; la Caisse d’assurance sociale leur attribue même la hausse record des cotisations. Les entreprises devront prévoir les frais administratifs (440 PLN par permis de travail, 340 PLN par titre de séjour) ainsi que les absences liées aux démarches de légalisation, notamment pour la prise d’empreintes biométriques dans les bureaux des voïvodies. Les sociétés qui ont recours au processus simplifié de « notification uniquement » devront se préparer à passer à un parrainage complet de permis de travail en 2026.
Le gouvernement encourage les réfugiés à consulter les cliniques juridiques gratuites gérées par des ONG telles que l’Association Interwencja Migracyjna. Ceux qui remplissent les critères de maîtrise de la langue polonaise ou de regroupement familial pourraient obtenir un titre de séjour permanent après seulement deux ou trois ans, ouvrant la voie à la citoyenneté. Parallèlement, les autorités insistent sur un durcissement des conditions d’accès aux prestations sociales: l’accès aux soins publics dépendra du paiement des cotisations d’assurance, et les aides au logement seront soumises à des conditions de ressources.
La décision polonaise est suivie de près dans toute l’UE. Bruxelles a déjà prolongé la protection temporaire jusqu’en mars 2027, mais plusieurs États membres — dont l’Allemagne et la République tchèque — ont indiqué vouloir eux aussi intégrer progressivement les réfugiés dans les régimes d’immigration ordinaires. Les employeurs multinationales opérant en Europe centrale sont donc invités à revoir dès maintenant leurs stratégies de mobilité régionale.
Cette mesure ne met pas fin à la protection du jour au lendemain. Les numéros PESEL-UKR, qui légalisent le séjour et donnent un accès immédiat au marché du travail, resteront valides jusqu’au 4 mars 2027. Toutefois, les titulaires doivent fournir les données manquantes de leur passeport avant le 31 août 2026 et entamer rapidement leur demande de titre de séjour pour éviter les engorgements. Varsovie a déjà suspendu les délais habituels de traitement des demandes d’immigration jusqu’au 4 mars 2026; cette suspension prendra fin, et les délais standards (généralement 60 à 90 jours pour les décisions de permis de travail et jusqu’à six mois pour les cartes de séjour) seront de nouveau appliqués.
Pour les employeurs, ce changement a d’importantes conséquences sur la planification des ressources humaines. Depuis 2022, les ressortissants ukrainiens ont comblé des besoins cruciaux dans le commerce de détail, l’hôtellerie et l’industrie légère; la Caisse d’assurance sociale leur attribue même la hausse record des cotisations. Les entreprises devront prévoir les frais administratifs (440 PLN par permis de travail, 340 PLN par titre de séjour) ainsi que les absences liées aux démarches de légalisation, notamment pour la prise d’empreintes biométriques dans les bureaux des voïvodies. Les sociétés qui ont recours au processus simplifié de « notification uniquement » devront se préparer à passer à un parrainage complet de permis de travail en 2026.
Le gouvernement encourage les réfugiés à consulter les cliniques juridiques gratuites gérées par des ONG telles que l’Association Interwencja Migracyjna. Ceux qui remplissent les critères de maîtrise de la langue polonaise ou de regroupement familial pourraient obtenir un titre de séjour permanent après seulement deux ou trois ans, ouvrant la voie à la citoyenneté. Parallèlement, les autorités insistent sur un durcissement des conditions d’accès aux prestations sociales: l’accès aux soins publics dépendra du paiement des cotisations d’assurance, et les aides au logement seront soumises à des conditions de ressources.
La décision polonaise est suivie de près dans toute l’UE. Bruxelles a déjà prolongé la protection temporaire jusqu’en mars 2027, mais plusieurs États membres — dont l’Allemagne et la République tchèque — ont indiqué vouloir eux aussi intégrer progressivement les réfugiés dans les régimes d’immigration ordinaires. Les employeurs multinationales opérant en Europe centrale sont donc invités à revoir dès maintenant leurs stratégies de mobilité régionale.
Source : Obozrevatel