
Une enquête d’Axios datant de neuf heures révèle que le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a discrètement gelé l’examen de presque toutes les demandes de prestations d’immigration pour les ressortissants de 39 pays considérés comme présentant un « risque accru de contrôle ». Depuis fin janvier, ce gel empêche les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) de renouveler les autorisations de travail (EAD), d’approuver les prolongations de visas H-1B et de délivrer des cartes vertes à des milliers de médecins étrangers déjà en exercice aux États-Unis. Des hôpitaux dans l’Ohio, en Pennsylvanie et au Michigan ont déclaré à Axios qu’ils avaient commencé à annuler des consultations et à réorganiser la couverture des urgences, car les médecins ne peuvent tout simplement plus travailler une fois leur statut expiré. À l’échelle nationale, les immigrés représentent environ 25 % des médecins, et cette proportion atteint près de 40 % dans les comtés ruraux qui peinent à recruter des diplômés américains. Ce gel, ordonné par la secrétaire du DHS Kristi Noem dans un mémo de janvier rendu public seulement cette semaine, est justifié comme une opportunité de « revalider les contrôles de sécurité antérieurs ». Mais les organisations médicales dénoncent une mesure trop générale et déjà préjudiciable aux patients.
Si des cliniciens ou des équipes RH hospitalières doivent réagir rapidement — par exemple en obtenant une dérogation J-1 ou un visa O-1 via un consulat américain à l’étranger — VisaHQ peut simplifier les démarches administratives et coordonner les rendez-vous consulaires en seulement 24 heures. Leur plateforme en ligne (https://www.visahq.com/united-states/) suit en temps réel l’évolution des exigences et offre une assistance personnalisée, précieuse quand chaque jour d’inactivité d’un médecin compte.
L’American Medical Association et l’American College of Physicians ont tous deux écrit au DHS pour demander une exemption d’intérêt national pour les médecins. Aucune directive n’a encore été communiquée, et les demandes individuelles de dérogation semblent stagner dans une boîte mail spéciale sans accusé de réception. Les employeurs du secteur de la santé font face à une cascade de problèmes de conformité. Une fois une demande de prolongation H-1B déposée, les médecins peuvent travailler jusqu’à 240 jours en attendant la décision, mais le gel actuel a fait dépasser ce délai à beaucoup. Les systèmes de paie mettent automatiquement fin au contrat de toute personne dont le formulaire I-94 a expiré, indépendamment de la période de grâce, ce qui signifie que les médecins se retrouvent soudainement sans salaire — parfois pendant des semaines — tandis que les hôpitaux cherchent des solutions manuelles. Plusieurs grands établissements envisagent d’autoriser des gardes de télémédecine « moonlighting » depuis le Canada ou le Mexique pour maintenir les spécialistes en poste sans enfreindre leur statut. Des poursuites judiciaires s’accumulent déjà. Plus de 20 plaintes ont été déposées devant des tribunaux fédéraux, accusant l’USCIS de retenir illégalement les décisions en violation de la loi sur la procédure administrative. Des avocats spécialisés en immigration contestent également une nouvelle « taxe de sécurité nationale » de 100 000 $ ajoutée aux modifications de visa H-1B, annoncée dans le même mémo. Les plaignants estiment que facturer une somme à six chiffres tout en refusant de traiter la demande sous-jacente est arbitraire et déraisonnable. Pour les employeurs multinationales, le conseil pratique est de vérifier immédiatement les dates d’expiration. Dans la mesure du possible, il est recommandé de convertir les travailleurs H-1B en statut J-1 Conrad ou O-1, gérés par le Département d’État plutôt que par l’USCIS, ou d’explorer des modèles de télé-rotation permettant aux médecins de conserver leur licence américaine tout en étant physiquement à l’étranger jusqu’à ce que la situation se débloque. Les entreprises envoyant du personnel expatrié en mission courte aux États-Unis doivent aussi prévoir des marges pour d’éventuelles interruptions d’autorisation de travail et d’accès aux soins, alors que la capacité hospitalière se resserre.
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