
La Grande-Bretagne a déployé une deuxième paire d’hélicoptères de surveillance aérienne Merlin Mk2 à la base aérienne RAF d’Akrotiri, portant à quatre le nombre d’appareils stationnés sur l’île en moins de six semaines. Le ministère britannique de la Défense a confirmé leur arrivée le 8 avril, qualifiant ce déploiement de renforcement rapide suite à l’attaque par drone du 4 mars qui avait endommagé un hangar utilisé par des avions de reconnaissance alliés. Les Merlin Mk2 sont équipés d’un radar d’alerte précoce capable de détecter des drones volant à basse altitude et des missiles de croisière à plus de 150 kilomètres — une capacité que la Garde nationale chypriote ne possède pas.
Si cette surveillance accrue est saluée par les planificateurs de l’OTAN, la militarisation progressive de l’espace aérien de l’île génère des perturbations pour les compagnies aériennes commerciales. Quatre avis aux navigateurs aériens (NOTAM) ont déjà été émis ce mois-ci, signalant des zones temporaires de danger autour de la base lors des exercices d’hélicoptères. Certaines liaisons tardives au départ de Larnaca ont été déviées vers le sud de Limassol pour garantir une séparation latérale, allongeant le temps de vol de sept à dix minutes.
Pour les responsables de la mobilité et des affectations, l’intensification des activités dans les zones de bases souveraines (SBA) impose une vigilance accrue sur les évaluations des risques liés aux déplacements. Bien que les bases britanniques relèvent de leur propre juridiction, tout incident de sécurité pourrait amener le Département de l’aviation civile à restreindre les créneaux horaires dans les aéroports civils chypriotes. Les entreprises transportant des marchandises sensibles et urgentes via le réseau de soutes de Larnaca — notamment des produits pharmaceutiques et des semi-conducteurs de grande valeur — sont invitées à vérifier les itinéraires alternatifs via Athènes ou Tel-Aviv.
Sur le plan politique, le président Nikos Christodoulides a exprimé son souhait d’un « plan précis » pour l’avenir des bases, laissant entendre des négociations à venir sur les questions environnementales et de juridiction. Les observateurs estiment que Nicosie pourrait promouvoir un protocole conjoint de gestion du trafic aérien afin de limiter les perturbations des vols commerciaux. Un tel accord ferait écho aux arrangements franco-allemands autour de la zone d’entraînement Eurofighter partagée dans la vallée du Rhin.
En attendant, les voyageurs doivent s’attendre à des NOTAM sporadiques et à d’éventuels changements de dernière minute, notamment la nuit, lorsque les Merlins effectuent des calibrations radar maritime sur les approches sud-est.
Si cette surveillance accrue est saluée par les planificateurs de l’OTAN, la militarisation progressive de l’espace aérien de l’île génère des perturbations pour les compagnies aériennes commerciales. Quatre avis aux navigateurs aériens (NOTAM) ont déjà été émis ce mois-ci, signalant des zones temporaires de danger autour de la base lors des exercices d’hélicoptères. Certaines liaisons tardives au départ de Larnaca ont été déviées vers le sud de Limassol pour garantir une séparation latérale, allongeant le temps de vol de sept à dix minutes.
Pour les responsables de la mobilité et des affectations, l’intensification des activités dans les zones de bases souveraines (SBA) impose une vigilance accrue sur les évaluations des risques liés aux déplacements. Bien que les bases britanniques relèvent de leur propre juridiction, tout incident de sécurité pourrait amener le Département de l’aviation civile à restreindre les créneaux horaires dans les aéroports civils chypriotes. Les entreprises transportant des marchandises sensibles et urgentes via le réseau de soutes de Larnaca — notamment des produits pharmaceutiques et des semi-conducteurs de grande valeur — sont invitées à vérifier les itinéraires alternatifs via Athènes ou Tel-Aviv.
Sur le plan politique, le président Nikos Christodoulides a exprimé son souhait d’un « plan précis » pour l’avenir des bases, laissant entendre des négociations à venir sur les questions environnementales et de juridiction. Les observateurs estiment que Nicosie pourrait promouvoir un protocole conjoint de gestion du trafic aérien afin de limiter les perturbations des vols commerciaux. Un tel accord ferait écho aux arrangements franco-allemands autour de la zone d’entraînement Eurofighter partagée dans la vallée du Rhin.
En attendant, les voyageurs doivent s’attendre à des NOTAM sporadiques et à d’éventuels changements de dernière minute, notamment la nuit, lorsque les Merlins effectuent des calibrations radar maritime sur les approches sud-est.
Source : Cyprus Mail