
Des spécialistes de l’aviation mettent en garde: le rôle clé de Hong Kong comme carrefour de transit en Asie du Nord pourrait connaître des turbulences à court terme, alors que les compagnies aériennes réduisent leurs vols et que les passagers cherchent des itinéraires alternatifs pour éviter des surtaxes carburant exorbitantes.
Dans une interview accordée au South China Morning Post le 13 avril, Steven Cheung, président de l’Association professionnelle des pilotes de ligne de Hong Kong, a déclaré que l’avantage de la ville face à des concurrents comme Singapour, Tokyo ou Séoul pourrait être « dilué » si les réductions de capacité se poursuivent.
Cathay Pacific a annoncé ce week-end une réduction de 2 % de ses vols programmés fin mai et en juin, tandis que HK Express prévoit une baisse de 6 %. Bien que ces coupes soient modestes en chiffres, elles interviennent en pleine période de pointe estivale, alors que les aéroports de Chine continentale et de Changi récupèrent vigoureusement leur trafic post-pandémie.
Moins d’options de vols et des escales plus longues pourraient inciter les voyageurs d’affaires pressés à transiter par d’autres hubs. L’économiste Dr Lawrence Ho, de l’Université chinoise de Hong Kong, rappelle que les passagers en correspondance représentent historiquement environ 30 % du trafic de l’aéroport international de Hong Kong. « Si ne serait-ce qu’une partie de ces voyageurs choisit de passer par Séoul ou Bangkok pendant un trimestre, les pertes indirectes pour les hôtels, la logistique et les événements MICE pourraient dépasser le milliard de dollars hongkongais », avertit-il.
L’Autorité aéroportuaire de Hong Kong précise que la capacité des pistes n’est pas le problème, mais bien le coût du carburant et les risques géopolitiques liés aux survols. Elle a accéléré les incitations pour que les compagnies aériennes utilisent des avions plus gros et programment des appareils à fuselage large aux heures de pointe, afin de préserver l’offre de sièges.
Par ailleurs, la phase deux de l’initiative « Airport City » visant à faciliter les déplacements sans couture est en cours d’accélération, avec notamment de nouvelles options intermodales air-mer et air-rail destinées aux groupes d’affaires.
Pour les multinationales disposant de programmes de mobilité basés à Hong Kong, la planification de scénarios alternatifs devient indispensable. Les conseillers en relocalisation recommandent de réserver les billets long-courriers au moins six semaines à l’avance, de surveiller les itinéraires de secours via Shenzhen ou Guangzhou pour les expatriés se rendant en Chine, et de mettre à jour les assurances voyage pour couvrir les perturbations liées aux fermetures d’espace aérien dues aux conflits.
Dans une interview accordée au South China Morning Post le 13 avril, Steven Cheung, président de l’Association professionnelle des pilotes de ligne de Hong Kong, a déclaré que l’avantage de la ville face à des concurrents comme Singapour, Tokyo ou Séoul pourrait être « dilué » si les réductions de capacité se poursuivent.
Cathay Pacific a annoncé ce week-end une réduction de 2 % de ses vols programmés fin mai et en juin, tandis que HK Express prévoit une baisse de 6 %. Bien que ces coupes soient modestes en chiffres, elles interviennent en pleine période de pointe estivale, alors que les aéroports de Chine continentale et de Changi récupèrent vigoureusement leur trafic post-pandémie.
Moins d’options de vols et des escales plus longues pourraient inciter les voyageurs d’affaires pressés à transiter par d’autres hubs. L’économiste Dr Lawrence Ho, de l’Université chinoise de Hong Kong, rappelle que les passagers en correspondance représentent historiquement environ 30 % du trafic de l’aéroport international de Hong Kong. « Si ne serait-ce qu’une partie de ces voyageurs choisit de passer par Séoul ou Bangkok pendant un trimestre, les pertes indirectes pour les hôtels, la logistique et les événements MICE pourraient dépasser le milliard de dollars hongkongais », avertit-il.
L’Autorité aéroportuaire de Hong Kong précise que la capacité des pistes n’est pas le problème, mais bien le coût du carburant et les risques géopolitiques liés aux survols. Elle a accéléré les incitations pour que les compagnies aériennes utilisent des avions plus gros et programment des appareils à fuselage large aux heures de pointe, afin de préserver l’offre de sièges.
Par ailleurs, la phase deux de l’initiative « Airport City » visant à faciliter les déplacements sans couture est en cours d’accélération, avec notamment de nouvelles options intermodales air-mer et air-rail destinées aux groupes d’affaires.
Pour les multinationales disposant de programmes de mobilité basés à Hong Kong, la planification de scénarios alternatifs devient indispensable. Les conseillers en relocalisation recommandent de réserver les billets long-courriers au moins six semaines à l’avance, de surveiller les itinéraires de secours via Shenzhen ou Guangzhou pour les expatriés se rendant en Chine, et de mettre à jour les assurances voyage pour couvrir les perturbations liées aux fermetures d’espace aérien dues aux conflits.
Source : South China Morning Post
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