
Le 13 avril, Travel & Tour World a souligné comment l’Italie a inscrit son visa pour nomades numériques à l’article 27-quater du Code de l’immigration via un décret ministériel conjoint, plaçant le pays aux côtés de l’Espagne, Malte et le Portugal dans la course à l’attraction des talents indépendants en 2026. Bien que l’Italie ait annoncé ce visa dès 2022, ce nouveau décret précise les modalités de gestion, crée un canal consulaire dédié et aligne le calcul du seuil de revenu sur les barèmes de sécurité sociale de l’INPS. Les candidats doivent justifier d’un revenu annuel minimum de 28 000 €, d’une assurance santé complète et d’un contrat de travail à distance avec des clients hors d’Italie. Les membres de la famille peuvent accompagner le titulaire et demander un titre de séjour dans les 12 mois suivant l’arrivée. Ce titre est renouvelable et ouvre la voie à un statut de résident de longue durée dans l’UE après cinq ans. Le durcissement des avantages fiscaux au Portugal et le relèvement du seuil de revenu à Malte rendent l’Italie plus compétitive, notamment pour les professionnels en milieu de carrière dans les secteurs technologiques et créatifs, qui apprécient les liaisons de transport du pays et le coût de la vie relativement bas dans les villes de second rang. Les entreprises adoptant une politique de « travail depuis n’importe où » doivent noter que les titulaires sont exemptés des quotas du marché du travail italien, mais doivent s’enregistrer auprès de la mairie locale dans les huit jours suivant leur entrée. Les services de paie doivent également surveiller les risques potentiels d’établissement stable lorsque les nomades travaillent en Italie sur de longues périodes. Les autorités régionales, notamment en Toscane et en Émilie-Romagne, préparent des mesures incitatives — comme des bons pour espaces de coworking et des cours de langue — pour attirer les nomades au-delà de Rome et Milan, marquant une nouvelle étape dans la stratégie italienne d’attraction des talents.
Source : Travel & Tour World