
Les responsables de l’enseignement supérieur au Royaume-Uni tirent la sonnette d’alarme face à une forte baisse des inscriptions internationales et à l’introduction imminente d’un nouveau système de conformité du Home Office, qui pourrait encore réduire le nombre d’étudiants. Selon une enquête publiée le 19 avril par la British Universities International Liaison Association (BUILA), 70 % des universités ont enregistré moins de nouveaux inscrits en master en janvier 2026 par rapport à janvier 2025, avec une baisse globale des inscriptions internationales de 31 % d’une année sur l’autre. Ces chiffres reflètent l’impact cumulé de contrôles financiers renforcés, de frais de visa plus élevés, de la réduction du parcours diplômé de deux ans et d’une politique de refus plus stricte de UK Visas & Immigration (UKVI).
Mais ce sont surtout les vice-chanceliers qui s’inquiètent du nouveau système de suivi des établissements, baptisé « RAG » (feux tricolores), qui entrera en vigueur le 1er juin. Ce dispositif classe les institutions en vert, orange ou rouge selon trois critères: taux de refus de visa (objectif < 4 %), inscriptions réelles par rapport aux confirmations d’acceptation d’études (CAS) délivrées, et taux de réussite aux cours. Une note orange pourrait entraîner des plafonnements immédiats des allocations de CAS, tandis qu’une note rouge risquerait la suspension totale de la licence.
La moitié des 86 établissements sondés s’attendent à recevoir une note orange ou pire sur au moins un critère cet été, malgré le renforcement des entretiens de crédibilité et le durcissement des politiques de dépôt. Le recrutement en provenance d’Asie du Sud est le plus touché: 82 % des universités constatent une chute spectaculaire des candidatures en provenance du Pakistan, certaines enregistrant des baisses de 75 % ou plus. Des baisses similaires sont observées en Inde et au Bangladesh, qui sont traditionnellement les principaux marchés émetteurs du Royaume-Uni.
Les directeurs financiers des universités alertent sur le fait que cette instabilité des inscriptions menace des budgets déjà fragilisés par le gel des frais nationaux et la pression inflationniste. Les frais de scolarité internationaux représentent désormais plus de 23 % des revenus totaux du secteur; un déficit de 10 % équivaut à environ 2 milliards de livres de pertes. Plusieurs établissements post-1992 ont instauré des gels des embauches ou suspendu des projets d’investissement, et les analystes du secteur estiment que des fusions ou fermetures ne sont pas à exclure si cette tendance se poursuit jusqu’à la rentrée de septembre 2026.
Andrew Bird, président de la BUILA, a appelé les ministres à revoir leur politique. « Les universités soutiennent un système de visa rigoureux, mais des changements de règles incessants et des sanctions sévères basées sur un système de feux tricolores risquent de nuire à la réputation mondiale du Royaume-Uni, alors que des concurrents comme l’Australie et le Canada assouplissent leurs propres règles », a-t-il déclaré. L’association demande à UKVI de partager les données de refus en temps réel et d’instaurer une « période d’amélioration orange » avant l’application des sanctions.
En attendant, les équipes d’admission se tournent vers des marchés à moindre risque — Vietnam, Indonésie et certaines régions d’Amérique latine — et développent des partenariats en éducation transnationale pour se prémunir contre la volatilité locale.
Mais ce sont surtout les vice-chanceliers qui s’inquiètent du nouveau système de suivi des établissements, baptisé « RAG » (feux tricolores), qui entrera en vigueur le 1er juin. Ce dispositif classe les institutions en vert, orange ou rouge selon trois critères: taux de refus de visa (objectif < 4 %), inscriptions réelles par rapport aux confirmations d’acceptation d’études (CAS) délivrées, et taux de réussite aux cours. Une note orange pourrait entraîner des plafonnements immédiats des allocations de CAS, tandis qu’une note rouge risquerait la suspension totale de la licence.
La moitié des 86 établissements sondés s’attendent à recevoir une note orange ou pire sur au moins un critère cet été, malgré le renforcement des entretiens de crédibilité et le durcissement des politiques de dépôt. Le recrutement en provenance d’Asie du Sud est le plus touché: 82 % des universités constatent une chute spectaculaire des candidatures en provenance du Pakistan, certaines enregistrant des baisses de 75 % ou plus. Des baisses similaires sont observées en Inde et au Bangladesh, qui sont traditionnellement les principaux marchés émetteurs du Royaume-Uni.
Les directeurs financiers des universités alertent sur le fait que cette instabilité des inscriptions menace des budgets déjà fragilisés par le gel des frais nationaux et la pression inflationniste. Les frais de scolarité internationaux représentent désormais plus de 23 % des revenus totaux du secteur; un déficit de 10 % équivaut à environ 2 milliards de livres de pertes. Plusieurs établissements post-1992 ont instauré des gels des embauches ou suspendu des projets d’investissement, et les analystes du secteur estiment que des fusions ou fermetures ne sont pas à exclure si cette tendance se poursuit jusqu’à la rentrée de septembre 2026.
Andrew Bird, président de la BUILA, a appelé les ministres à revoir leur politique. « Les universités soutiennent un système de visa rigoureux, mais des changements de règles incessants et des sanctions sévères basées sur un système de feux tricolores risquent de nuire à la réputation mondiale du Royaume-Uni, alors que des concurrents comme l’Australie et le Canada assouplissent leurs propres règles », a-t-il déclaré. L’association demande à UKVI de partager les données de refus en temps réel et d’instaurer une « période d’amélioration orange » avant l’application des sanctions.
En attendant, les équipes d’admission se tournent vers des marchés à moindre risque — Vietnam, Indonésie et certaines régions d’Amérique latine — et développent des partenariats en éducation transnationale pour se prémunir contre la volatilité locale.
Source : London Mail
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