
Chypre a entamé la semaine avec une vaste opération d’immigration menée avant l’aube sur l’ensemble de l’île, qui a permis l’arrestation de 31 ressortissants de pays tiers vivant ou travaillant dans la République sans statut légal. Des équipes spécialisées des services des étrangers et de l’immigration, ainsi que de la sous-direction de surveillance de la Ligne Verte et de gestion des flux migratoires, se sont déployées dans les six districts dès 6h00 le 20 avril, ciblant chantiers, logements collectifs et points de rassemblement connus de migrants en situation irrégulière.
À midi, sept des personnes interpellées avaient déjà été placées sur des vols au départ de Larnaca dans le cadre des opérations conjointes de retour de l’UE, tandis que les autres étaient en cours de traitement accéléré pour détention et expulsion. Ces raids s’inscrivent dans une stratégie de contrôle renforcé lancée début 2024, après que Chypre a enregistré pendant quatre années consécutives le taux par habitant le plus élevé de demandes d’asile dans l’UE.
Selon les données du ministère de l’Intérieur, les arrivées irrégulières ont chuté à 2 444 en 2025, soit une baisse de plus de 60 % en un an, tandis que les retours volontaires et forcés ont atteint un record de 11 742. Les autorités attribuent ce changement à un renforcement du contrôle aux frontières le long de la zone tampon des Nations unies, à un traitement rapide des demandes manifestement infondées, ainsi qu’à des aides généreuses à la réinsertion pour les retours volontaires, financées par le fonds AMIF de l’UE.
Les chambres de commerce saluent globalement cette politique, estimant que les flux irréguliers non contrôlés faussaient le marché du travail et compromettaient la candidature de Chypre à l’espace Schengen en 2026. En revanche, les associations de défense des droits humains mettent en garde contre le risque que ces opérations massives poussent les personnes vulnérables à se cacher davantage, et qu’une procédure d’expulsion accélérée ne laisse pas assez de temps pour un accompagnement juridique conforme aux garanties européennes.
Le gouvernement assure que chaque dossier est examiné individuellement et que des protections spécifiques sont accordées aux victimes de trafic ou de conflits. Pour les entreprises multinationales implantées sur l’île, le message est clair: il faut s’attendre à davantage d’inspections surprises sur les lieux de travail et veiller à ce que tout le personnel étranger, des ouvriers du bâtiment aux prestataires informatiques, dispose de permis à jour. Les employeurs recourant à de la main-d’œuvre non déclarée s’exposent à des amendes pouvant atteindre 20 000 € par travailleur, ainsi qu’à une exclusion des appels d’offres publics.
Les avocats spécialisés en immigration constatent une hausse des demandes d’audits de conformité et de formations de remise à niveau sur le registre numérique des étrangers, récemment intégré au futur système européen d’entrée et de sortie.
À l’avenir, le ministère de l’Intérieur annonce le maintien d’« opérations tactiques quotidiennes » tout au long de la saison touristique estivale, période de forte affluence de visiteurs de courte durée. Un projet de loi attendu au Parlement en mai prévoit également de réduire les délais de recours dans les cas d’asile manifestement infondés, de 15 à 7 jours, alignant Chypre sur le Pacte européen sur la migration et l’asile.
Si ces mesures sont adoptées, les services juridiques des secteurs de l’hôtellerie, du transport maritime et de l’énergie devront revoir leurs calendriers d’intégration pour s’assurer que les nouveaux recrutés ressortissants de pays tiers respectent ces délais plus stricts.
À midi, sept des personnes interpellées avaient déjà été placées sur des vols au départ de Larnaca dans le cadre des opérations conjointes de retour de l’UE, tandis que les autres étaient en cours de traitement accéléré pour détention et expulsion. Ces raids s’inscrivent dans une stratégie de contrôle renforcé lancée début 2024, après que Chypre a enregistré pendant quatre années consécutives le taux par habitant le plus élevé de demandes d’asile dans l’UE.
Selon les données du ministère de l’Intérieur, les arrivées irrégulières ont chuté à 2 444 en 2025, soit une baisse de plus de 60 % en un an, tandis que les retours volontaires et forcés ont atteint un record de 11 742. Les autorités attribuent ce changement à un renforcement du contrôle aux frontières le long de la zone tampon des Nations unies, à un traitement rapide des demandes manifestement infondées, ainsi qu’à des aides généreuses à la réinsertion pour les retours volontaires, financées par le fonds AMIF de l’UE.
Les chambres de commerce saluent globalement cette politique, estimant que les flux irréguliers non contrôlés faussaient le marché du travail et compromettaient la candidature de Chypre à l’espace Schengen en 2026. En revanche, les associations de défense des droits humains mettent en garde contre le risque que ces opérations massives poussent les personnes vulnérables à se cacher davantage, et qu’une procédure d’expulsion accélérée ne laisse pas assez de temps pour un accompagnement juridique conforme aux garanties européennes.
Le gouvernement assure que chaque dossier est examiné individuellement et que des protections spécifiques sont accordées aux victimes de trafic ou de conflits. Pour les entreprises multinationales implantées sur l’île, le message est clair: il faut s’attendre à davantage d’inspections surprises sur les lieux de travail et veiller à ce que tout le personnel étranger, des ouvriers du bâtiment aux prestataires informatiques, dispose de permis à jour. Les employeurs recourant à de la main-d’œuvre non déclarée s’exposent à des amendes pouvant atteindre 20 000 € par travailleur, ainsi qu’à une exclusion des appels d’offres publics.
Les avocats spécialisés en immigration constatent une hausse des demandes d’audits de conformité et de formations de remise à niveau sur le registre numérique des étrangers, récemment intégré au futur système européen d’entrée et de sortie.
À l’avenir, le ministère de l’Intérieur annonce le maintien d’« opérations tactiques quotidiennes » tout au long de la saison touristique estivale, période de forte affluence de visiteurs de courte durée. Un projet de loi attendu au Parlement en mai prévoit également de réduire les délais de recours dans les cas d’asile manifestement infondés, de 15 à 7 jours, alignant Chypre sur le Pacte européen sur la migration et l’asile.
Si ces mesures sont adoptées, les services juridiques des secteurs de l’hôtellerie, du transport maritime et de l’énergie devront revoir leurs calendriers d’intégration pour s’assurer que les nouveaux recrutés ressortissants de pays tiers respectent ces délais plus stricts.
Source : In-Cyprus