
Dans une démarche visant à faciliter l’adoption des vastes accords « Bilatérales III » avec Bruxelles, le Conseil fédéral a approuvé le 22 avril un accord-cadre qui intègre officiellement les 26 cantons à chaque étape des décisions liées à l’UE — de l’adoption dynamique des règles du marché unique à la résolution des différends. Ce pacte reflète les arrangements de longue date pour Schengen/Dublin et répond à des années de lobbying de la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC).
Pourquoi c’est important pour la mobilité: Bilatérales III regroupe des dossiers sensibles tels que le commerce de l’électricité, la sécurité alimentaire et, surtout, la libre circulation des personnes (LCP). En donnant aux cantons une place à la table des négociations, Berne espère prévenir toute résistance régionale face à d’éventuelles modifications des conditions d’accès pour les citoyens de l’UE travaillant en Suisse. Cela réduit à son tour le risque de quotas imprévus ou de contraintes de localisation pour les multinationales gérant des talents européens.
Selon l’accord, les représentants cantonaux participeront aux comités mixtes UE-Suisse, recevront les projets de législation européenne pour y apporter leur contribution et siégeront à l’organe chargé de nommer les membres de la nouvelle Chambre des aides d’État au sein de la Commission de la concurrence (COMCO). Si le Parlement modifie les bases légales — comme la Loi fédérale sur la participation cantonale aux affaires étrangères — l’ensemble de l’accord devra être renégocié, offrant ainsi aux gouvernements régionaux un droit de veto puissant.
Pour les conseillers en RH, fiscalité et immigration, la conséquence pratique est une meilleure prévisibilité. Toute adaptation future de la mise en œuvre suisse du Système d’entrée/sortie (SES) de l’UE, des règles révisées sur la carte bleue ou des directives sur le détachement des travailleurs fera l’objet d’une consultation obligatoire des cantons, renforçant la transparence sur les délais et les seuils d’application.
L’accord-cadre ne sera pas signé avant la fin des débats parlementaires sur les Bilatérales III, prévue plus tard cette année, mais le message est clair: la Suisse mise sur une approche décentralisée de son intégration européenne, cherchant à protéger l’accès à la main-d’œuvre étrangère des turbulences politiques internes qui ont fait échouer l’accord institutionnel de 2024.
Pourquoi c’est important pour la mobilité: Bilatérales III regroupe des dossiers sensibles tels que le commerce de l’électricité, la sécurité alimentaire et, surtout, la libre circulation des personnes (LCP). En donnant aux cantons une place à la table des négociations, Berne espère prévenir toute résistance régionale face à d’éventuelles modifications des conditions d’accès pour les citoyens de l’UE travaillant en Suisse. Cela réduit à son tour le risque de quotas imprévus ou de contraintes de localisation pour les multinationales gérant des talents européens.
Selon l’accord, les représentants cantonaux participeront aux comités mixtes UE-Suisse, recevront les projets de législation européenne pour y apporter leur contribution et siégeront à l’organe chargé de nommer les membres de la nouvelle Chambre des aides d’État au sein de la Commission de la concurrence (COMCO). Si le Parlement modifie les bases légales — comme la Loi fédérale sur la participation cantonale aux affaires étrangères — l’ensemble de l’accord devra être renégocié, offrant ainsi aux gouvernements régionaux un droit de veto puissant.
Pour les conseillers en RH, fiscalité et immigration, la conséquence pratique est une meilleure prévisibilité. Toute adaptation future de la mise en œuvre suisse du Système d’entrée/sortie (SES) de l’UE, des règles révisées sur la carte bleue ou des directives sur le détachement des travailleurs fera l’objet d’une consultation obligatoire des cantons, renforçant la transparence sur les délais et les seuils d’application.
L’accord-cadre ne sera pas signé avant la fin des débats parlementaires sur les Bilatérales III, prévue plus tard cette année, mais le message est clair: la Suisse mise sur une approche décentralisée de son intégration européenne, cherchant à protéger l’accès à la main-d’œuvre étrangère des turbulences politiques internes qui ont fait échouer l’accord institutionnel de 2024.
Source : FDFA press release