
Les députés de l’opposition allemande ont intensifié leurs critiques à l’encontre du nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’Union européenne le 24 avril 2026, alertant sur le fait que cette base de données biométrique aux frontières engendre déjà des files d’attente de plusieurs heures à Francfort, Munich et Düsseldorf, et pourrait devenir un frein permanent aux déplacements professionnels. À Berlin, Clara Buenger, porte-parole du Parti de gauche pour les affaires intérieures, a dénoncé la capture obligatoire des empreintes digitales et des images faciales pour chaque voyageur hors UE, qui transforme « les vacanciers respectueux des lois comme les cadres en suspects » et risque de conserver des données hautement sensibles pendant des années.
L’EES, pleinement opérationnel depuis le 10 avril sur toutes les frontières extérieures de l’espace Schengen, calcule automatiquement le nombre de jours restants pour chaque visiteur selon la règle du « 90 jours sur 180 » et remplace les tampons manuels sur les passeports. Les responsables européens défendent ce système comme un moyen de dissuader les dépassements de séjour et de détecter les fraudes d’identité, mais les deux premières semaines ont été chaotiques: l’aéroport de Francfort signale un temps moyen de traitement de 3,5 minutes par passager tiers, soit trois fois plus qu’avant l’EES, tandis que plusieurs pannes informatiques ont contraint à recourir à des procédures manuelles à Cologne/Bonn et Hambourg le week-end dernier.
Les agences de gestion de voyages allemandes font pression sur le ministère de l’Intérieur pour obtenir des mesures d’urgence avant la haute saison estivale. « Si les files d’attente dépassent 60 minutes, la police devrait pouvoir basculer les bornes en mode ‘enregistrement simplifié’ et laisser passer les passagers en correspondance », a déclaré Christoph Carnier, président de la VDR (Association allemande des voyages d’affaires). De leur côté, les compagnies aériennes alertent sur les correspondances manquées: Lufthansa indique que 7 % des passagers en correspondance long-courrier ont raté leur vol de continuation à Francfort durant les dix premiers jours de l’EES, entraînant des indemnisations et frais d’hôtel imposés par l’UE.
Les experts en protection des données remettent également en cause la légalité de la conservation des données biométriques pendant trois ans (voire cinq en cas de dépassement de séjour). Le Commissaire fédéral à la protection des données a déclaré devant la commission des affaires numériques du Bundestag que ce règlement « pousse les limites de la proportionnalité » et a demandé un audit indépendant des biais algorithmiques, après que des tests ont révélé un taux plus élevé de rejets erronés pour les voyageurs à la peau plus foncée.
Pour les responsables de la mobilité, les recommandations immédiates sont pragmatiques: prévoir au moins une heure supplémentaire pour les vols au départ, informer les voyageurs de la nécessité de retirer leur masque pour la reconnaissance faciale, et, lorsque c’est possible, privilégier les trajets urgents le jour même via des hubs intra-Schengen comme Vienne ou Copenhague, où les temps d’attente sont plus courts. À long terme, les entreprises devront peut-être mettre à jour leurs registres de conformité au RGPD pour refléter le fait que les données biométriques de leurs employés sont désormais traitées par un système européen de maintien de l’ordre à chaque passage de la frontière extérieure.
L’EES, pleinement opérationnel depuis le 10 avril sur toutes les frontières extérieures de l’espace Schengen, calcule automatiquement le nombre de jours restants pour chaque visiteur selon la règle du « 90 jours sur 180 » et remplace les tampons manuels sur les passeports. Les responsables européens défendent ce système comme un moyen de dissuader les dépassements de séjour et de détecter les fraudes d’identité, mais les deux premières semaines ont été chaotiques: l’aéroport de Francfort signale un temps moyen de traitement de 3,5 minutes par passager tiers, soit trois fois plus qu’avant l’EES, tandis que plusieurs pannes informatiques ont contraint à recourir à des procédures manuelles à Cologne/Bonn et Hambourg le week-end dernier.
Les agences de gestion de voyages allemandes font pression sur le ministère de l’Intérieur pour obtenir des mesures d’urgence avant la haute saison estivale. « Si les files d’attente dépassent 60 minutes, la police devrait pouvoir basculer les bornes en mode ‘enregistrement simplifié’ et laisser passer les passagers en correspondance », a déclaré Christoph Carnier, président de la VDR (Association allemande des voyages d’affaires). De leur côté, les compagnies aériennes alertent sur les correspondances manquées: Lufthansa indique que 7 % des passagers en correspondance long-courrier ont raté leur vol de continuation à Francfort durant les dix premiers jours de l’EES, entraînant des indemnisations et frais d’hôtel imposés par l’UE.
Les experts en protection des données remettent également en cause la légalité de la conservation des données biométriques pendant trois ans (voire cinq en cas de dépassement de séjour). Le Commissaire fédéral à la protection des données a déclaré devant la commission des affaires numériques du Bundestag que ce règlement « pousse les limites de la proportionnalité » et a demandé un audit indépendant des biais algorithmiques, après que des tests ont révélé un taux plus élevé de rejets erronés pour les voyageurs à la peau plus foncée.
Pour les responsables de la mobilité, les recommandations immédiates sont pragmatiques: prévoir au moins une heure supplémentaire pour les vols au départ, informer les voyageurs de la nécessité de retirer leur masque pour la reconnaissance faciale, et, lorsque c’est possible, privilégier les trajets urgents le jour même via des hubs intra-Schengen comme Vienne ou Copenhague, où les temps d’attente sont plus courts. À long terme, les entreprises devront peut-être mettre à jour leurs registres de conformité au RGPD pour refléter le fait que les données biométriques de leurs employés sont désormais traitées par un système européen de maintien de l’ordre à chaque passage de la frontière extérieure.
Source : Anadolu Agency
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